Cette année, j'avais décidé de ne fêter que mon anniversaire en lieu et de ne pas penser du tout à cette fête imposée qui m'a tant fait d'ombre jusque là. Alors, j'ai pu traverser la période qui précède les agapes sans la moindre envie de ce qui avait trait à Noël, ni cadeaux, ni guirlandes. Je n'ai pu, cependant, éviter de croiser tous ces gens qui se préparent à cette fête de la chrétienté et j'ai fait un bien étrange constat.
En fait, tout le monde fête Noël, nul ne peut ignorer ce moment de partage, quelles que soient leurs religions ou leurs convictions, qu'ils veuillent l'admettre ou non, ils fêtent tous la naissance de ce Jésus "sauveur du monde". Des commerçants israélites pratiquants m'annoncent avec le sourire qu'ils ferment le jour de Noël parce qu'ils réveillonnent en famille et que les petits enfants ouvriront leurs cadeaux au matin, à chacun ses convictions n'est-ce pas?
Puis, au fil des rayons de magasins, j'ai appris que les musulmans aussi fêtaient la naissance, mais celle d'un simple prophète, pas le messie annoncé par les chrétiens. Cela ne les empêche pas de participer à la folie ambiante avec le même engouement que leurs ennemis de religion, prouvant, s'il en était besoin, que les trois religions monothéistes sont beaucoup plus proches que ne le laissent penser leurs comportements le reste de l'année.
Noël n'est donc plus une fête chrétienne, plus même une fête religieuse d'ailleurs et ce ne sont pas les quelques fidèles présents à la messe qui me feront penser autrement. Je me demande s'il n'existe pas une catégorie de personnes qui ne savent même pas que c'est la naissance du "messie" des chrétiens qui est la seule raison d'être de cette fête de Noël. Sans doute pensent-ils que c'est grâce à caca cola que l'on célèbre noël, dans une débauche de mercantilisme débridé au point d'en être dépravé.
Ainsi, il devient impératif que les enfants aient plusieurs cadeaux, qu'ils croient à cette immondice de père noël le plus tard possible afin que les marchands ( du temple?) continuent de s'enrichir toujours plus. Ils s'offrent une bonne conscience en laissant croire que c'est la fête des enfants, ils sont si joyeux en cette période! J'aurais tendance à les trouver plus capricieux qu'heureux, mais c'est sans doute parce que je deviens un vieux grognon qui ne voit plus que le mauvais côté des choses.
Alors, ce matin du jour de Noël, j'ai voulu tester les personnes que je croisais au cours d'une de mes déambulations en leur souhaitant, après le bonjour, un joyeux Noël. Les réponses furent moins nombreuses que les regards torves qui me voyaient tel un illuminé, mais pas par les décors de pacotille qui se multiplient, heureusement sinon ils auraient déclenché ma colère, un jour de Noël ce ne serait pas très chrétien pour un athée convaincu, n'est-ce pas?
Bon, joyeux Noël à tous malgré tout, mais surtout aux gens de bonne foi!
mercredi 25 décembre 2019
mardi 3 décembre 2019
Révélations.
C'est une étrange anecdote qui me ramène vers le clavier, il m'est arrivé une étrange aventure qui aurait pu être dramatique, mais ce serait oublier mon immortalité! Depuis quelques mois, par un jeu de patience et de dialogues, j'ai noué contact avec des adolescents intéressés par la pratique du basket mais peu désireux d'intégrer un club. Petit à petit, je leur ai montré les gestes et postures à adopter pour mieux jouer et apprendre le respect des règles, j'ai aussi compris que je ne pourrai plus pratiquer ce sport autrement que sur un banc! Ce fut une première révélation, enfin presque, il y a déjà quelque temps que je devrais le savoir mais là j'ai pu en faire le constat physiquement, au moins ne puis-je plus nier ce "vieillissement prématuré" que m'impose ma santé, pour l'instant en tout cas.
Au fil des semaines, nous avons réussi à réunir les cinq joueurs nécessaires à former une équipe mais nous ne pouvions qu'échanger quelques ballons et nous entraîner régulièrement. C'est alors qu'eut lieu la deuxième révélation, d'autres adolescents de ce quartier, à la sulfureuse réputation car revendeurs de diverses drogues en toute impunité ou presque puisqu'adolescents, se mirent à discuter avec nous, puis certains demandèrent à jouer. Une vraie bande de jeunes adolescents parfaitement dans leurs rôles d'adolescents s'amusèrent sous mes yeux ébahis, sans trop de grossièretés et aucune violence. Cela a doublé le nombre de pratiquants, nous permettant d'y prendre plus de plaisir et, surtout, d'avoir l'ossature d'une équipe, certains des revendeurs ont même arrêté leur business pour mieux se consacrer au sport.
C'est donc plein d'optimisme que je prenais contact avec les services de la mairie dans le but d'avoir accès à une salle de sport. Mais tout le monde ne fait pas preuve d'optimisme à Saint-Malo, le responsable des sports entre autres, il m'a donc fallu engager ma responsabilité pour obtenir gain de cause. Il n'y a pas de droit à la rédemption pour ces jeunes délinquants, pour les adolescents de ce quartier maudit de la Découverte, ils allaient tout casser ou voler, alors j'ai signé un papier me rendant responsable de potentiels dégâts, sans peur puisque je connais les garçons qui jouent et je sais par avance qu'ils sont surtout reconnaissants d'être simplement reconnus!
Nous avons donc pu nous entraîner à l'abri une fois par semaine en intérieur et en extérieur lorsque le climat s'y prête, neuf gars motivés et un drôle d'entraineur peuvent y croire, l'équipe rejoindra un championnat dès la saison prochaine. J'ai essayé de prendre contact avec des équipes officielles afin de pouvoir jouer des matches amicaux, mais peine perdue, outre le fait que l'équipe ne soit pas inscrite en ligue, il y a encore une fois cette sulfureuse réputation du quartier. Par contre je me suis vu proposer de rejoindre une structure sportive pour y entrainer de gentils petits apprentis, sages et obéissants, vu que: " vous, vous avez l'air de quelqu'un de bien" me fut-il annoncé, s'ils savaient, bande de racistes de bas étage.
Cela n'a cependant pas réussi à me mettre en colère, j'étais juste dépité à l'idée de devoir annoncer mon échec à l'équipe, pensant que certains d'entre eux allaient abandonner à cause de ces rejets successifs. Mais non, ils ont été contaminés par mon optimisme et ma joie de vivre, ils ont confiance en moi, un adulte, ce qui ne leur était plus arrivé depuis longtemps, il suffit de peu! Nous avons continué nos entrainements et organisé de petits matches entre nous, pour qu'ils apprennent que les règles du basket ne sont pas celles de ces trouducs d'américains, rien de bien ne peut provenir de cette zone de non-droits de toute façon. Je me demande même si ce rejet de tout ce qui ressemble à un anglican n'est pas la raison de mon succès auprès de mes jeunes amis, ils en rient beaucoup en tout cas!
Ce fut à ce moment qu'eut lieu la dernière révélation, après le rejet de la " bourgeoisie bien- pensante" se fit jour celui des habitants de ce quartier de la Découverte. Les parents de deux joueurs me firent comprendre que leurs fils ne devaient se consacrer qu'à leur scolarité et que la pratique d'un sport n'était pas une priorité. Mais je n'étais pas au bout de mes surprises, les jeunes revendeurs de drogues aussi m'annoncèrent qu'ils devaient reprendre le commerce sous peine de sanctions de la part des adultes pour qui ils agissent. Je me suis senti obligé d'intervenir, allant rencontrer ces immondices de profiteurs pour leur expliquer que les jeunes ne voulaient plus travailler pour eux.
C'est à ce moment que je me suis rendu compte de la fragilité de la vie, je me vis menacé de mort par ces déchets, couteaux à l'appui, ils m'enjoignirent d'abandonner l'idée d'aider les adolescents du quartier à pratiquer une autre activité que la revente de drogues. Bien décidé à ne pas me laisser faire, j'allais directement au poste de police afin d'y porter plainte, mais la police reste la police et ils ne firent qu'une main courante, arguant du fait qu'une plainte ne ferait que me mettre plus en danger encore, le plus simple étant de laisser tomber ces jeunes gens. Dès mon retour dans le quartier, je me fis agresser par deux dealers déjà au courant de ma plainte, mais ma colère était trop grande pour me laisser faire, au moins ont-ils compris que j'étais aussi apte qu'eux à la violence.
Mais voilà, j'ai cédé au chantage de bandits de bas-étage, cautionnés par les forces de l'ordre, abandonnant toute envie de faire le bien puisque le bien n'existe plus, sans possibilités de changement parce que, à Saint-Malo, il convient de ne pas vouloir faire mieux et sortir de sa condition. Je suis redevenu inutile, après l'aide aux devoirs pour cause d'épilepsie, voici le sport éclipsé par la délinquance.
Sans doute les malouins n'ont-ils pas besoin d'aide, alors je vais cesser de vouloir aider qui que ce soit d'autre que moi-même, au moins je serais sûr de ne me voir imposer aucune entrave!
Au fil des semaines, nous avons réussi à réunir les cinq joueurs nécessaires à former une équipe mais nous ne pouvions qu'échanger quelques ballons et nous entraîner régulièrement. C'est alors qu'eut lieu la deuxième révélation, d'autres adolescents de ce quartier, à la sulfureuse réputation car revendeurs de diverses drogues en toute impunité ou presque puisqu'adolescents, se mirent à discuter avec nous, puis certains demandèrent à jouer. Une vraie bande de jeunes adolescents parfaitement dans leurs rôles d'adolescents s'amusèrent sous mes yeux ébahis, sans trop de grossièretés et aucune violence. Cela a doublé le nombre de pratiquants, nous permettant d'y prendre plus de plaisir et, surtout, d'avoir l'ossature d'une équipe, certains des revendeurs ont même arrêté leur business pour mieux se consacrer au sport.
C'est donc plein d'optimisme que je prenais contact avec les services de la mairie dans le but d'avoir accès à une salle de sport. Mais tout le monde ne fait pas preuve d'optimisme à Saint-Malo, le responsable des sports entre autres, il m'a donc fallu engager ma responsabilité pour obtenir gain de cause. Il n'y a pas de droit à la rédemption pour ces jeunes délinquants, pour les adolescents de ce quartier maudit de la Découverte, ils allaient tout casser ou voler, alors j'ai signé un papier me rendant responsable de potentiels dégâts, sans peur puisque je connais les garçons qui jouent et je sais par avance qu'ils sont surtout reconnaissants d'être simplement reconnus!
Nous avons donc pu nous entraîner à l'abri une fois par semaine en intérieur et en extérieur lorsque le climat s'y prête, neuf gars motivés et un drôle d'entraineur peuvent y croire, l'équipe rejoindra un championnat dès la saison prochaine. J'ai essayé de prendre contact avec des équipes officielles afin de pouvoir jouer des matches amicaux, mais peine perdue, outre le fait que l'équipe ne soit pas inscrite en ligue, il y a encore une fois cette sulfureuse réputation du quartier. Par contre je me suis vu proposer de rejoindre une structure sportive pour y entrainer de gentils petits apprentis, sages et obéissants, vu que: " vous, vous avez l'air de quelqu'un de bien" me fut-il annoncé, s'ils savaient, bande de racistes de bas étage.
Cela n'a cependant pas réussi à me mettre en colère, j'étais juste dépité à l'idée de devoir annoncer mon échec à l'équipe, pensant que certains d'entre eux allaient abandonner à cause de ces rejets successifs. Mais non, ils ont été contaminés par mon optimisme et ma joie de vivre, ils ont confiance en moi, un adulte, ce qui ne leur était plus arrivé depuis longtemps, il suffit de peu! Nous avons continué nos entrainements et organisé de petits matches entre nous, pour qu'ils apprennent que les règles du basket ne sont pas celles de ces trouducs d'américains, rien de bien ne peut provenir de cette zone de non-droits de toute façon. Je me demande même si ce rejet de tout ce qui ressemble à un anglican n'est pas la raison de mon succès auprès de mes jeunes amis, ils en rient beaucoup en tout cas!
Ce fut à ce moment qu'eut lieu la dernière révélation, après le rejet de la " bourgeoisie bien- pensante" se fit jour celui des habitants de ce quartier de la Découverte. Les parents de deux joueurs me firent comprendre que leurs fils ne devaient se consacrer qu'à leur scolarité et que la pratique d'un sport n'était pas une priorité. Mais je n'étais pas au bout de mes surprises, les jeunes revendeurs de drogues aussi m'annoncèrent qu'ils devaient reprendre le commerce sous peine de sanctions de la part des adultes pour qui ils agissent. Je me suis senti obligé d'intervenir, allant rencontrer ces immondices de profiteurs pour leur expliquer que les jeunes ne voulaient plus travailler pour eux.
C'est à ce moment que je me suis rendu compte de la fragilité de la vie, je me vis menacé de mort par ces déchets, couteaux à l'appui, ils m'enjoignirent d'abandonner l'idée d'aider les adolescents du quartier à pratiquer une autre activité que la revente de drogues. Bien décidé à ne pas me laisser faire, j'allais directement au poste de police afin d'y porter plainte, mais la police reste la police et ils ne firent qu'une main courante, arguant du fait qu'une plainte ne ferait que me mettre plus en danger encore, le plus simple étant de laisser tomber ces jeunes gens. Dès mon retour dans le quartier, je me fis agresser par deux dealers déjà au courant de ma plainte, mais ma colère était trop grande pour me laisser faire, au moins ont-ils compris que j'étais aussi apte qu'eux à la violence.
Mais voilà, j'ai cédé au chantage de bandits de bas-étage, cautionnés par les forces de l'ordre, abandonnant toute envie de faire le bien puisque le bien n'existe plus, sans possibilités de changement parce que, à Saint-Malo, il convient de ne pas vouloir faire mieux et sortir de sa condition. Je suis redevenu inutile, après l'aide aux devoirs pour cause d'épilepsie, voici le sport éclipsé par la délinquance.
Sans doute les malouins n'ont-ils pas besoin d'aide, alors je vais cesser de vouloir aider qui que ce soit d'autre que moi-même, au moins je serais sûr de ne me voir imposer aucune entrave!
dimanche 3 novembre 2019
Le voile est à vapeurs.
Il aura fallu que les foudres républicaines ne s'abattent sur une pauvre femme qui prétendait juste rendre service, pour que je prenne conscience d'avoir subi moi aussi certaine discrimination. Ce fut moins spectaculaire, certes, mais il m'a été refusé d'apporter de l'aide aux devoirs, dont manquent cruellement les écoles, au prétexte de mon épilepsie!
Au-delà de cette anecdote et de l'offense vécue, il faut bien faire le constat d'un nouvel ostracisme très pernicieux dans sa sélection. Ainsi, cette femme qui souhaite porter un voile sur les cheveux afin de masquer ses attraits attire plus encore les regards, mais qu'en est-il des autres parents, ceux-là même qui ont refusé mon aide?
Ils sont beaux et purs, qu'importe leurs sexes et leurs couleurs, tant qu'ils ont une grosse voiture, mais ce n'est que pour la sécurité des enfants, et qu'ils ne fassent prendre aucun risque, aucun effleurement de risque à ces mêmes enfants. Il n'est donc pas outrancier d'arriver en pantalon ou short plus que moulant et d'exhiber ses formes, qu'elles soient belles ou pas, l'important est d'être vue. Les couleurs de cheveux disparates, tout comme les tatouages et boucles d'oreilles partout sauf dans les oreilles semblent moins choquants qu'un simple foulard. Je me demande si, parfois, on ne se voile pas un peu la face.
Les pères ne sont pas en reste, quasiment tous barbus ou mal rasés, ils sont des papas modèles, ils ne crient jamais sur leur enfant chéri, ils lui parlent calmement pour lui expliquer que donner des coups de pied aux filles ce n'est pas bien et que, surtout, il conviendrait qu'il arrête de taper son papa pendant qu'il lui fait la leçon. Là encore, l'important est de paraître moderne, peu importe l'impact sur les enfants, mais quels enfants déjà, ah, oui, cette marmaille mal éduquée qui crie et coure tout le temps, empêchant les parents de prendre des photos en mirant cet hypnotique téléphone qu'ils ne lâchent plus...que pour le donner à leurs enfants afin qu'ils soient sages.
Mais toutes ces personnes ne portent ni voile ni maladie honteuse, n'est-ce pas, il n'y a plus de risque de voir cette femme expliquer aux autres enfants pourquoi elle porte un foulard, ni de voir cet homme faire une crise d'épilepsie devant ces innocents chérubins. Ils les préparent au monde de demain, celui où il n'y aura plus aucun danger, surveillés de près qu'ils seront par les techniques de la nouvelle révolution numérique qui va aussi sauver le monde de la catastrophe écologique, d'ailleurs, enfin peut-être, si ça rapporte de l'argent, c'est en cours d'étude, nous serons prêts dans cinquante ans mais nous cherchons activement une autre planète!
Finalement, le voile "islamique" a plus de succès médiatique que la dénonciation de crimes quotidiens contre l'humanité en général, mais une fois encore nul ne saurait dire que l'on se voile la face!
Au-delà de cette anecdote et de l'offense vécue, il faut bien faire le constat d'un nouvel ostracisme très pernicieux dans sa sélection. Ainsi, cette femme qui souhaite porter un voile sur les cheveux afin de masquer ses attraits attire plus encore les regards, mais qu'en est-il des autres parents, ceux-là même qui ont refusé mon aide?
Ils sont beaux et purs, qu'importe leurs sexes et leurs couleurs, tant qu'ils ont une grosse voiture, mais ce n'est que pour la sécurité des enfants, et qu'ils ne fassent prendre aucun risque, aucun effleurement de risque à ces mêmes enfants. Il n'est donc pas outrancier d'arriver en pantalon ou short plus que moulant et d'exhiber ses formes, qu'elles soient belles ou pas, l'important est d'être vue. Les couleurs de cheveux disparates, tout comme les tatouages et boucles d'oreilles partout sauf dans les oreilles semblent moins choquants qu'un simple foulard. Je me demande si, parfois, on ne se voile pas un peu la face.
Les pères ne sont pas en reste, quasiment tous barbus ou mal rasés, ils sont des papas modèles, ils ne crient jamais sur leur enfant chéri, ils lui parlent calmement pour lui expliquer que donner des coups de pied aux filles ce n'est pas bien et que, surtout, il conviendrait qu'il arrête de taper son papa pendant qu'il lui fait la leçon. Là encore, l'important est de paraître moderne, peu importe l'impact sur les enfants, mais quels enfants déjà, ah, oui, cette marmaille mal éduquée qui crie et coure tout le temps, empêchant les parents de prendre des photos en mirant cet hypnotique téléphone qu'ils ne lâchent plus...que pour le donner à leurs enfants afin qu'ils soient sages.
Mais toutes ces personnes ne portent ni voile ni maladie honteuse, n'est-ce pas, il n'y a plus de risque de voir cette femme expliquer aux autres enfants pourquoi elle porte un foulard, ni de voir cet homme faire une crise d'épilepsie devant ces innocents chérubins. Ils les préparent au monde de demain, celui où il n'y aura plus aucun danger, surveillés de près qu'ils seront par les techniques de la nouvelle révolution numérique qui va aussi sauver le monde de la catastrophe écologique, d'ailleurs, enfin peut-être, si ça rapporte de l'argent, c'est en cours d'étude, nous serons prêts dans cinquante ans mais nous cherchons activement une autre planète!
Finalement, le voile "islamique" a plus de succès médiatique que la dénonciation de crimes quotidiens contre l'humanité en général, mais une fois encore nul ne saurait dire que l'on se voile la face!
vendredi 1 novembre 2019
La guerre des mots.
Au cours de mes déambulations, je croise, en ces jours de vacances, beaucoup de groupes de jeunes gens, filles ou garçons, filles et garçons, peu importe leurs apparences ils ont un point commun, ne s'exprimer que par des onomatopées venues d'ailleurs, quels que soient ces ailleurs, je crains qu'ils effacent la richesse de notre si belle langue.
Cela semble être dans l'air du temps, de plus en plus de dictatures sont en place et entretiennent des relations plus que commerciales avec nos seules véritables démocraties, dont "nos" gouvernants démocratiques ne s'offusquent que par quelques récriminations verbales. Comme ils doivent s'acquitter de cette tâche humanitaire dans le machoullis de ces connards d'anglais, ils ne disposent que d'un vocabulaire limité et ne peuvent exprimer les colères avec la teneur nécessaire. En serait-il de même avec Goethe et Molière?
Le problème est qu'il nous manque cet héritage que seuls les archéologues pourraient sauver. Il semble si profondément enfoui que notre très coûteux, euh, très cher président soi-même s'empêtre régulièrement dans ses tentatives de parler Le français. Son gouvernement est pire, certes, jusqu'aux chargés de communication mais je ne vise personne en particulier, il devient un langage coloré cependant!
Donc, l'état fait preuve d'une identique exemplarité dans sa volonté de bien parler et son sens de l'économie, et là je ne parle pas de mots. Cette volonté affichée de paupériser le langage en même temps que les citoyens ne nous mène-t-elle pas vers une forme de dictature, juste de l'ordre avant qu'il n'y ait plus que des ordres. D'ailleurs, les peuples révoltés comme vents et marées contre des gouvernements devenus autoritaires au seul nom de l'économie de marché paraît les réjouir plus que de les inquiéter, nous devrions nous en inquiéter. Car ces populations, malgré des forces de l'ordre implacables et aveuglément obéissantes dans leurs brutalités, restent debout dans les rues, dans les brumes policières, affichant plus leur désespoir que la colère.
Là encore, les mots manquent pour décrire l'injustice grandissante qui, seule, pousse des personnes jusque là silencieuses à faire du bruit, mais tout ce bruit empêche les mots de se faire entendre, plus personne ne sait alors pourquoi il manifeste. Mais les réponses apportées par les grands penseurs de l'état étant tout aussi inaudibles, nous ne sommes pas sortis de ce dialogue de sourds.
Pour s'entendre, il suffirait de parler la même langue, celle que l'on maîtrise le mieux, celle qui, seule, peut exprimer tous les maux et tous les biens et assurer une compréhension commune à tous.
Cette langue, c'est le français, nous le parlons tous les jours et, à part bien sûr les anglais, tout le monde semble parfaitement me comprendre, pourtant je n'use que rarement de mots courants seulement ils font aussi le français, c'est ce qui rend le discours compréhensible!
Cela semble être dans l'air du temps, de plus en plus de dictatures sont en place et entretiennent des relations plus que commerciales avec nos seules véritables démocraties, dont "nos" gouvernants démocratiques ne s'offusquent que par quelques récriminations verbales. Comme ils doivent s'acquitter de cette tâche humanitaire dans le machoullis de ces connards d'anglais, ils ne disposent que d'un vocabulaire limité et ne peuvent exprimer les colères avec la teneur nécessaire. En serait-il de même avec Goethe et Molière?
Le problème est qu'il nous manque cet héritage que seuls les archéologues pourraient sauver. Il semble si profondément enfoui que notre très coûteux, euh, très cher président soi-même s'empêtre régulièrement dans ses tentatives de parler Le français. Son gouvernement est pire, certes, jusqu'aux chargés de communication mais je ne vise personne en particulier, il devient un langage coloré cependant!
Donc, l'état fait preuve d'une identique exemplarité dans sa volonté de bien parler et son sens de l'économie, et là je ne parle pas de mots. Cette volonté affichée de paupériser le langage en même temps que les citoyens ne nous mène-t-elle pas vers une forme de dictature, juste de l'ordre avant qu'il n'y ait plus que des ordres. D'ailleurs, les peuples révoltés comme vents et marées contre des gouvernements devenus autoritaires au seul nom de l'économie de marché paraît les réjouir plus que de les inquiéter, nous devrions nous en inquiéter. Car ces populations, malgré des forces de l'ordre implacables et aveuglément obéissantes dans leurs brutalités, restent debout dans les rues, dans les brumes policières, affichant plus leur désespoir que la colère.
Là encore, les mots manquent pour décrire l'injustice grandissante qui, seule, pousse des personnes jusque là silencieuses à faire du bruit, mais tout ce bruit empêche les mots de se faire entendre, plus personne ne sait alors pourquoi il manifeste. Mais les réponses apportées par les grands penseurs de l'état étant tout aussi inaudibles, nous ne sommes pas sortis de ce dialogue de sourds.
Pour s'entendre, il suffirait de parler la même langue, celle que l'on maîtrise le mieux, celle qui, seule, peut exprimer tous les maux et tous les biens et assurer une compréhension commune à tous.
Cette langue, c'est le français, nous le parlons tous les jours et, à part bien sûr les anglais, tout le monde semble parfaitement me comprendre, pourtant je n'use que rarement de mots courants seulement ils font aussi le français, c'est ce qui rend le discours compréhensible!
mercredi 23 octobre 2019
La sagesse du singe.
C'est l'histoire d'un homme qui adorait grimper dans les arbres, que ce soit pour leur donner une forme humaine par l'élagage, soit pour s'y amuser en compagnie d'autres apprentis singes. Mais sa préférence allait à la grimpette sauvage, avec pour seule sécurité son sens de l'équilibre et une totale confiance faite à son hôte pour ne pas le laisser tomber. Pour s'assurer d'un risque amoindri, il suffit de communiquer avec l'arbre convoité, de bien entendre la forme et la force de ses branches afin de savoir où l'on met les pieds et l'escalade peut commencer sereinement.
Tout allait pour le mieux, la nature offrant à l'homme une vision élargie depuis le haut de la canopée, son regard portait plus loin, toujours tourné vers des horizons différents qui, tous, attisaient plus encore que son regard, son envie d'ailleurs, voire d'envol au vu du lieu. Il faut être parfaitement équilibré et faire la preuve d'une grande stabilité pour jouer au déséquilibré instable du haut de ces arbres, dont les branches pourtant ressemblent à des bras accueillants.
Le temps passant sait nous faire prendre conscience du temps qui passe et, si le cerveau refuse d'en faire le constat, le corps sait faire entendre les sons du déclin. Cela se fit de façon pernicieuse, quelques douleurs dorsales se firent sentir, mais la réponse la mieux adaptée était encore le mouvement, justifiant plus encore ce besoin de grimper dans les arbres, voire d'escalader les côtes rocheuses de notre chère Bretagne.
Mais il était déjà entendu que le déclin ne laisserait pas de place aux envies de hauteur, la première alerte n'ayant pas suffit, il y eut un deuxième obstacle, imposé par le cerveau lui-même, la perte du sens de l'équilibre si essentiel à la grimpette. Même ses amis les arbres semblaient refuser de le sécuriser, victime qu'il était de ces troubles ressemblant à une ivresse qui ne dirait pas son nom. Alors il fallut reconquérir ce sens essentiel à l'essence de notre personnage, retrouver une vie équilibrée pour assurer sa survie.
En fait, l'escalade était encore possible mais avec la sagesse d'un vieux singe, sans faire de grimaces, il fallut que notre homme apprenne la lenteur, à réfléchir mûrement chacun de ses gestes avant que de pouvoir agir. Sans aller jusqu'à la méditation, il dut faire preuve de réflexion avant de reprendre les flexions. Quelques proprioceptions plus tard ce fut chose faite, mais l'équilibre retrouvé dans la sagesse du vieillissement prématuré concerne bien plus que quelques gesticulations arboricoles, il touche toutes les actions de la vie.
C'est donc empli de sagesse que notre protagoniste a décidé de continuer à prendre de la hauteur, afin d'élargir les champs de visions, de toutes les visions de ces vies si riches parce que différentes qui constituent le socle de notre société. Il faut de tout pour faire un monde, il ne nous manque plus qu'un peu d'optimisme pour que nous puissions tous, enfin, prendre de la hauteur afin de devenir aussi sages que le vieux singe!
Tout allait pour le mieux, la nature offrant à l'homme une vision élargie depuis le haut de la canopée, son regard portait plus loin, toujours tourné vers des horizons différents qui, tous, attisaient plus encore que son regard, son envie d'ailleurs, voire d'envol au vu du lieu. Il faut être parfaitement équilibré et faire la preuve d'une grande stabilité pour jouer au déséquilibré instable du haut de ces arbres, dont les branches pourtant ressemblent à des bras accueillants.
Le temps passant sait nous faire prendre conscience du temps qui passe et, si le cerveau refuse d'en faire le constat, le corps sait faire entendre les sons du déclin. Cela se fit de façon pernicieuse, quelques douleurs dorsales se firent sentir, mais la réponse la mieux adaptée était encore le mouvement, justifiant plus encore ce besoin de grimper dans les arbres, voire d'escalader les côtes rocheuses de notre chère Bretagne.
Mais il était déjà entendu que le déclin ne laisserait pas de place aux envies de hauteur, la première alerte n'ayant pas suffit, il y eut un deuxième obstacle, imposé par le cerveau lui-même, la perte du sens de l'équilibre si essentiel à la grimpette. Même ses amis les arbres semblaient refuser de le sécuriser, victime qu'il était de ces troubles ressemblant à une ivresse qui ne dirait pas son nom. Alors il fallut reconquérir ce sens essentiel à l'essence de notre personnage, retrouver une vie équilibrée pour assurer sa survie.
En fait, l'escalade était encore possible mais avec la sagesse d'un vieux singe, sans faire de grimaces, il fallut que notre homme apprenne la lenteur, à réfléchir mûrement chacun de ses gestes avant que de pouvoir agir. Sans aller jusqu'à la méditation, il dut faire preuve de réflexion avant de reprendre les flexions. Quelques proprioceptions plus tard ce fut chose faite, mais l'équilibre retrouvé dans la sagesse du vieillissement prématuré concerne bien plus que quelques gesticulations arboricoles, il touche toutes les actions de la vie.
C'est donc empli de sagesse que notre protagoniste a décidé de continuer à prendre de la hauteur, afin d'élargir les champs de visions, de toutes les visions de ces vies si riches parce que différentes qui constituent le socle de notre société. Il faut de tout pour faire un monde, il ne nous manque plus qu'un peu d'optimisme pour que nous puissions tous, enfin, prendre de la hauteur afin de devenir aussi sages que le vieux singe!
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