C'est l'inévitable question, n'ai-je pas provoqué moi-même cet enchaînement de faits, par mes choix passés, par mes inconséquences, bref par ma nature généreuse en général?
Le propre de la générosité est de se donner sans la moindre retenue, entièrement, et de laisser les évènements se dérouler en essayant de cadrer au fur et à mesure. C'est l'adaptation à un problème qui permet de le résoudre, donc faire des plans nuit à la liberté et, surtout, nous contraint à les suivre, même en cas d'imprévu.
Je n'ai donc établi aucun plan de bataille pour ma vie, depuis le début de ma dernière année de lycée horticole, je sais que l'on peut se retrouver à cours d'argent sur un simple claquement de doigts. Je suis entré dans le champ de bataille du monde du travail la fleur au fusil, normal pour un horticulteur!
Mais j'ai vite pris conscience de l'immense forfanterie à laquelle on me conviait, entre ceux qui semblent ne servir à rien et ceux qui fayotent, il y a ceux qui font le travail. Ce n'est pas que dans un seul milieu professionnel que j'ai rencontré ce genre de lieux communs, et j'en ai fréquenté de nombreux!
Je n'ai aucun regret de la diversité de mes emplois, je suis souvent parti de mon propre chef si le patron, les autres salariés ou le travail ne me plaisaient pas. J'ai le défaut de m'ennuyer vite et les métiers, quels qu'ils soient, imposent une forme de routine qui vire vite à l'ennui, alors je m'en vais. Tous ces métiers cumulés ont eu raison de mon dos, je m'y suis adapté puisque je suis le principal responsable de cet état de fait.
Mais, cette pernicieuse maladie qui semble ne pas en être une, dont la plupart des personnes atteintes semblent s'accommoder. Ces personnes, dans leur majorité, vivent avec ce problème depuis l'enfance ont eu le temps de s'adapter et ne le vivent pas trop mal.
Seulement ce n'est pas mon cas, je me retrouve très diminué et tout le monde médical semble trouver ça normal, il est pourtant difficile de s'adapter à une vie de quasi-inactif du jour au lendemain. Il faut que j'agisse plus lentement, en tout cas moins vite, ça aussi c'est un défi mais les douleurs inhérentes vont m'y aider. Je ne peux même plus faire de toboggan avec ma copine Lou, il ne me reste que la balançoire!
Depuis quelques temps, il est d'autres maux qui m'affectent, des déséquilibres dont personne ne trouve la cause pour l'instant. En tout cas rien n'a filtré de mes rencontres jusqu'à maintenant et je dois bien avouer qu'entre leurs silences et les regards de travers qu'ils échangent, les spécialistes rencontrés semblent ne pas en savoir beaucoup plus que moi.
Voilà, c'est le cumul de tous ces maux, auxquels une administration pointilleuse vient rajouter un aspect financier, qui me poussent à me demander pourquoi je n'ai pas un petit répit dans l'adversité, sans trouver. Donc, si quelqu'un a une idée, qu'il n'hésite pas à me la communiquer, sinon, je devrais m'en prendre à un dieu auquel je ne crois pas!
mardi 26 février 2019
samedi 23 février 2019
Double dose.
C'est la seule réponse qu'apporte la science médicale du cerveau à mes troubles grandissants: "nous allons doubler la dose de médicament et nous verrons bien!". C'est une réponse me direz-vous, mais je ne suis pas certain qu'elle me rassure, le fait que ce soit le chef de service et pas ma neurologue qui vienne me parler non plus, d'ailleurs!
Peu importe, après tout, devant l'inconnu, on tatonne, c'est ce que j'ai souligné au neurologue en chef alors que nous avions enchaîné la conversation sur l'artillerie médiévale! Ne me demandez pas comment on en est arrivé là, il était curieux et je n'arrive pas à me détacher de cette artillerie qui, pourtant, me devient pesante.
Je lui disais que si j'avais doublé la dose à chaque tir un peu mou, il n'aurait sans doute plus besoin de me soigner! Les scientifiques qui étudient les sujets pas encore maîtrisés, qu'ils soient neurologues aujourd'hui ou qu'ils fussent artilleurs au moyen-âge, doivent faire preuve de modération dans leurs choix.
Après un débat passionné, ou chacun a défendu ses arguties, le neurologue en chef a fini par céder à ma volonté, je n'ai pas même eu à le menacer, tant pis! Ce petit fait ne méritait pas un texte, mais il y a une suite, ils m'ont relâché peu après midi et mon cher médecin-chef a croisé mon chemin alors qu'il allait déjeuner dans les jardins de l'hôpital.
Là, je dois avouer que je ne sais pas du tout comment je me suis retrouvé à ses côtés, en train de partager son repas tout en conversant sur le moyen-âge qui le passionne autant que moi! Vous ne pouvez pas imaginer la bouffée d'air que cela m'a apporté, j'ai eu l'impression de renaître un peu et ce n'est pas rien en ces moments difficiles!
Voilà, pour une fois que je repars de l'hôpital en me sentant mieux, c'est encore la médecine médiévale qui m'a soigné!
Peu importe, après tout, devant l'inconnu, on tatonne, c'est ce que j'ai souligné au neurologue en chef alors que nous avions enchaîné la conversation sur l'artillerie médiévale! Ne me demandez pas comment on en est arrivé là, il était curieux et je n'arrive pas à me détacher de cette artillerie qui, pourtant, me devient pesante.
Je lui disais que si j'avais doublé la dose à chaque tir un peu mou, il n'aurait sans doute plus besoin de me soigner! Les scientifiques qui étudient les sujets pas encore maîtrisés, qu'ils soient neurologues aujourd'hui ou qu'ils fussent artilleurs au moyen-âge, doivent faire preuve de modération dans leurs choix.
Après un débat passionné, ou chacun a défendu ses arguties, le neurologue en chef a fini par céder à ma volonté, je n'ai pas même eu à le menacer, tant pis! Ce petit fait ne méritait pas un texte, mais il y a une suite, ils m'ont relâché peu après midi et mon cher médecin-chef a croisé mon chemin alors qu'il allait déjeuner dans les jardins de l'hôpital.
Là, je dois avouer que je ne sais pas du tout comment je me suis retrouvé à ses côtés, en train de partager son repas tout en conversant sur le moyen-âge qui le passionne autant que moi! Vous ne pouvez pas imaginer la bouffée d'air que cela m'a apporté, j'ai eu l'impression de renaître un peu et ce n'est pas rien en ces moments difficiles!
Voilà, pour une fois que je repars de l'hôpital en me sentant mieux, c'est encore la médecine médiévale qui m'a soigné!
mercredi 20 février 2019
La vie est une chienne...
...mais il se trouve que j'aime les chiennes, les vraies, pas les cochonnes!!!
Je ne saurais le dire autrement tant ma vie est en train de basculer dans une sorte de vide sidéral qui me...sidère! Je pensais que ça n'arrivait que dans les films ce genre de série, mais il me faut bien en faire le constat, la vie est en train de me punir mais je ne sais pas de quoi!
J'ai fait des exercices de mémoire lors de mes incarcérations à l'hôpital, avec une neuro-psychologue qui a décrypté mes actes principaux. Autant vous dire que j'ai rarement dû aborder un dialogue avec une telle concentration, tant j'étais convaincu que c'est dans mon passé que se situaient certaines réponses à la dégradation de ma santé.
Elle a souligné ma propension au don de soi, le fait que j'éprouve un besoin vital d'être utile, sinon je m'en vais! Comme je me pense devenu inutile et, qu'en plus, je ne veux pas imposer mes souffrances à ceux que j'aime, je m'enferme dans ma coquille quitte à souffrir en silence. Je me croyais tout le contraire, j'ai même l'impression d'être un peu trop disert sur ma santé, mais il semblerait que je minimise mes douleurs pour n'inquiéter personne!
Au début, les remarques de mon interlocutrice m'ont fait sourire, au début seulement, après une courte réflexion j'ai compris qu'elle était dans le vrai. Mais je ne suis pas aussi certain qu'elle de la raison de mes silences, je me rends compte qu'il est nuisible de parler de ses douleurs, autant pour l'interlocuteur que pour le malade. Eux souffrent en silence puisque impuissants et le malade ne fait que ressasser sur des douleurs déjà chroniques.
Heureusement que je suis un foutu optimiste, les retours de mémoire ne dévoilent pas que les joyeusetés, il est certains souvenirs que l'on met sous l'éteignoir. Mais ils restent hanter un coin de cerveau, car ils ont des vecteurs indéniables de la compréhension de la vie. J'ai déjà vécu ce genre de situation et je m'en suis sorti, rien n'est définitif dans une vie, il suffit d'en avoir envie.
C'est là que le bât blesse, ai-je encore envie d'avoir envie, comme l'a chanté Johnny, d'une vie au ralenti? Car il semblerait que je n'ai pas le choix face à l'impuissance de la médecine à améliorer mon état, je connaissais déjà leur surdité face au mot acouphène, je découvre leur aveuglement face au mot épilepsie!
Mais la santé n'est plus mon seul point faible, il me faut me battre contre les moulins à vent que sont les fonctionnaires de l'état, un Don Quichotte pitoyable, n'ayant ni canasson, ni lance, contraint de lutter contre une autorité qui se cache derrière ses pantins.
Alors, de guerre lasse, j'ai décidé de me laisser faire, n'arrivant plus même à me mettre en colère, je ne crie plus que ma détresse. Le plus cocasse est que ça semble être efficace, bien plus que toute autre gesticulation! Après avoir tant aboyé, je n'ai plus qu'à apprendre à gémir! OUAF!
Je ne saurais le dire autrement tant ma vie est en train de basculer dans une sorte de vide sidéral qui me...sidère! Je pensais que ça n'arrivait que dans les films ce genre de série, mais il me faut bien en faire le constat, la vie est en train de me punir mais je ne sais pas de quoi!
J'ai fait des exercices de mémoire lors de mes incarcérations à l'hôpital, avec une neuro-psychologue qui a décrypté mes actes principaux. Autant vous dire que j'ai rarement dû aborder un dialogue avec une telle concentration, tant j'étais convaincu que c'est dans mon passé que se situaient certaines réponses à la dégradation de ma santé.
Elle a souligné ma propension au don de soi, le fait que j'éprouve un besoin vital d'être utile, sinon je m'en vais! Comme je me pense devenu inutile et, qu'en plus, je ne veux pas imposer mes souffrances à ceux que j'aime, je m'enferme dans ma coquille quitte à souffrir en silence. Je me croyais tout le contraire, j'ai même l'impression d'être un peu trop disert sur ma santé, mais il semblerait que je minimise mes douleurs pour n'inquiéter personne!
Au début, les remarques de mon interlocutrice m'ont fait sourire, au début seulement, après une courte réflexion j'ai compris qu'elle était dans le vrai. Mais je ne suis pas aussi certain qu'elle de la raison de mes silences, je me rends compte qu'il est nuisible de parler de ses douleurs, autant pour l'interlocuteur que pour le malade. Eux souffrent en silence puisque impuissants et le malade ne fait que ressasser sur des douleurs déjà chroniques.
Heureusement que je suis un foutu optimiste, les retours de mémoire ne dévoilent pas que les joyeusetés, il est certains souvenirs que l'on met sous l'éteignoir. Mais ils restent hanter un coin de cerveau, car ils ont des vecteurs indéniables de la compréhension de la vie. J'ai déjà vécu ce genre de situation et je m'en suis sorti, rien n'est définitif dans une vie, il suffit d'en avoir envie.
C'est là que le bât blesse, ai-je encore envie d'avoir envie, comme l'a chanté Johnny, d'une vie au ralenti? Car il semblerait que je n'ai pas le choix face à l'impuissance de la médecine à améliorer mon état, je connaissais déjà leur surdité face au mot acouphène, je découvre leur aveuglement face au mot épilepsie!
Mais la santé n'est plus mon seul point faible, il me faut me battre contre les moulins à vent que sont les fonctionnaires de l'état, un Don Quichotte pitoyable, n'ayant ni canasson, ni lance, contraint de lutter contre une autorité qui se cache derrière ses pantins.
Alors, de guerre lasse, j'ai décidé de me laisser faire, n'arrivant plus même à me mettre en colère, je ne crie plus que ma détresse. Le plus cocasse est que ça semble être efficace, bien plus que toute autre gesticulation! Après avoir tant aboyé, je n'ai plus qu'à apprendre à gémir! OUAF!
vendredi 15 février 2019
Fabuleuse série.
Il est toujours difficile d'accepter une maladie, quelle qu'elle soit, bénigne ou grave, mais c'est essentiellement son côté handicapant qui pose problème. Ce sentiment de ne plus pouvoir faire, ou plus difficilement, tout ce que l'on sait pouvoir faire. Tant que ce n'est que passager, ce n'est qu'un désagrément, sur une plus longue durée, cela confine à la torture, morale plus que physique d'ailleurs!
Mais ce n'est pas le problème de la neurologie, alors ils me disent en bonne santé selon leurs critères. Je n'ai rencontré aucun spécialiste qui se préoccupe de ma façon d'accepter la maladie, de savoir si j'étais entouré et aidé, de simplement me faire comprendre ce handicap qui ne dit pas son nom!
Alors, à force d'insister, des examens complémentaires sont effectués, je suis à nouveau entouré de soins, mais je prends conscience, au vu du rapport qu'en a fait ma nœud-rologue, qu'ils n'ont fait que réexplorer les pistes qu'ils avaient déjà, vainement, visité. Quand aux vertiges, il n'y a pas de réponse, leur fréquence et leur intensité en constante augmentation n'inquiètent pas la neurologie, alors je vais confier à ma médecin traitant le soin de mes soins et de me trouver de vrais spécialistes.
Le plus difficile à accepter dans cette histoire est le report sine-die de ma "grande marche", il faut que je m'installe, pour un temps plus long que prévu, à Saint-Malo.
C'est là que le coquin de sort, convaincu sans doute que je pouvais encore encaisser les coups a décidé que je devais décaisser. Les services de l'état sont à l'affût et font remonter de vieilles créances, me menaçant de saisies de tout acabit. Naturellement optimiste, je me dirige vers les services sociaux et leurs nombreuses compétences, à commencer par remonter le moral même des plus optimistes!
Le dossier est épineux, mais ne devrait me provoquer que quelques égratignures, pour une fois que mon statut de malade m'offre un avantage, je ne vais pas me refuser ce plaisir. Au-delà d'un dénouement que j'espère heureux, je reste un incurable optimiste, je suis sidéré du peu de cas qu'ont prêté les fonctionnaires à mes demandes de grâces. Il faut bien récupérer de l'argent quelque part et comme les riches refusent de payer, ils vont contraindre les pauvres, eux n'ont pas les moyens de bien se défendre face à des représentants d'une si injuste justice!
Mais, foutu optimisme oblige, il me fallait trouver un côté positif à cette situation, l'idée de confier ma santé aux spécialistes de la finance plutôt qu'à ceux de la médecine, vu les efficacités respectives m'a traversé l'esprit, au début. Puis, les mauvaises nouvelles continuant d'affluer, il est un sentiment que je croyais ne plus jamais éprouver qui est revenu...me réanimer!!?
Cette si belle et puissante colère, que tant m'ont reproché, a refait surface me faisant prendre conscience que si je continuais à me comporter en victime, je n'en sortirai jamais! Je vais donc la laisser m'envahir à nouveau, m'aider à retrouver ces si virulentes qu'efficaces diatribes afin de mieux traumatiser quelques fonctionnaires, médicaux ou des finances, peu m'importe, ma colère n'est pas sélective.
Après tout, l'important est que je me sente mieux et de simplement l'écrire agit déjà, grmblmblm!
Mais ce n'est pas le problème de la neurologie, alors ils me disent en bonne santé selon leurs critères. Je n'ai rencontré aucun spécialiste qui se préoccupe de ma façon d'accepter la maladie, de savoir si j'étais entouré et aidé, de simplement me faire comprendre ce handicap qui ne dit pas son nom!
Alors, à force d'insister, des examens complémentaires sont effectués, je suis à nouveau entouré de soins, mais je prends conscience, au vu du rapport qu'en a fait ma nœud-rologue, qu'ils n'ont fait que réexplorer les pistes qu'ils avaient déjà, vainement, visité. Quand aux vertiges, il n'y a pas de réponse, leur fréquence et leur intensité en constante augmentation n'inquiètent pas la neurologie, alors je vais confier à ma médecin traitant le soin de mes soins et de me trouver de vrais spécialistes.
Le plus difficile à accepter dans cette histoire est le report sine-die de ma "grande marche", il faut que je m'installe, pour un temps plus long que prévu, à Saint-Malo.
C'est là que le coquin de sort, convaincu sans doute que je pouvais encore encaisser les coups a décidé que je devais décaisser. Les services de l'état sont à l'affût et font remonter de vieilles créances, me menaçant de saisies de tout acabit. Naturellement optimiste, je me dirige vers les services sociaux et leurs nombreuses compétences, à commencer par remonter le moral même des plus optimistes!
Le dossier est épineux, mais ne devrait me provoquer que quelques égratignures, pour une fois que mon statut de malade m'offre un avantage, je ne vais pas me refuser ce plaisir. Au-delà d'un dénouement que j'espère heureux, je reste un incurable optimiste, je suis sidéré du peu de cas qu'ont prêté les fonctionnaires à mes demandes de grâces. Il faut bien récupérer de l'argent quelque part et comme les riches refusent de payer, ils vont contraindre les pauvres, eux n'ont pas les moyens de bien se défendre face à des représentants d'une si injuste justice!
Mais, foutu optimisme oblige, il me fallait trouver un côté positif à cette situation, l'idée de confier ma santé aux spécialistes de la finance plutôt qu'à ceux de la médecine, vu les efficacités respectives m'a traversé l'esprit, au début. Puis, les mauvaises nouvelles continuant d'affluer, il est un sentiment que je croyais ne plus jamais éprouver qui est revenu...me réanimer!!?
Cette si belle et puissante colère, que tant m'ont reproché, a refait surface me faisant prendre conscience que si je continuais à me comporter en victime, je n'en sortirai jamais! Je vais donc la laisser m'envahir à nouveau, m'aider à retrouver ces si virulentes qu'efficaces diatribes afin de mieux traumatiser quelques fonctionnaires, médicaux ou des finances, peu m'importe, ma colère n'est pas sélective.
Après tout, l'important est que je me sente mieux et de simplement l'écrire agit déjà, grmblmblm!
mercredi 6 février 2019
Plains le dos!
Il n'y a pas de faute d'orthographe dans le titre, ce n'est qu'un vilain jeu de mot pour exprimer une douleur qui devient aussi lancinante que pesante. Il m'a fallu subir une sixième IRM pour que les médecins s'accordent enfin sur un diagnostic, mon problème étant que, pour une fois qu'ils sont d'accord, c'est pour m'annoncer une mauvaise nouvelle!
Je savais que mon dos ne me supporterait plus aussi longtemps que j'eusse aimé, mais je pensais avoir accepté et intégré cet état de fait. Malheureusement ce dernier a évolué sans me prévenir et la médecine, aveuglée par mon épilepsie, n'y pensait pas plus que moi. Heureusement, les exercices divers et variés que mon kinésithérapeute m'avait conseillé se sont avérés de bon aloi, le renforcement de mes muscles dorsaux me sauve d'une intervention chirurgicale immédiate.
Mais je ne vais pas avoir d'autre choix, si je veux me donner une réelle chance de partir sur les routes il faut que j'apprenne à faire confiance à la médecine, totalement puisqu'il y a une possibilité d'échec équivalente à celle de réussite…et je suis optimiste, et c'est le docteur qui l'a dit!!!
Je vais donc confier mon corps à des mécaniciens, du monde médical certes, mais des mécanos malgré tout. Et, en mécanique, mes seules références sont toutes ces voitures, toujours plus vieilles, qui me sont passées entre les mains. Qu'il faille régulièrement changer une pièce était parfaitement normal, mais en rajouter une, ça me laisse perplexe!
Surtout qu'ils parlent d'introduire du métal dans ce corps jusque-là si bien préservé des méfaits de la pollution industrielle, ou presque! Je vais devenir un déchet ultime une fois mort, ce sont mes dernières convictions écologistes qui risquent d'en souffrir! Mais même la transition écologique ne permet pas la récupération de vertèbres en bon état sur les morts, à moins que ce ne soit qu'un problème d'avancée technique de la médecine, puisqu'ils récupèrent déjà d'autres morceaux.
Bref, si je plains mon dos c'est qu'il est une seule certitude qui se fait jour, si l'opération marche, je marche, si l'opération ne marche pas, je ne marche plus, mais c'est déjà une autre histoire!
En attendant, j'ai entendu des voix, si, si, je vous assure, plusieurs voix qui ont réussi à m'aider, ce sont des voix que je connais bien et que j'aime, mais je ne vous dirais toujours pas leurs noms!
Je savais que mon dos ne me supporterait plus aussi longtemps que j'eusse aimé, mais je pensais avoir accepté et intégré cet état de fait. Malheureusement ce dernier a évolué sans me prévenir et la médecine, aveuglée par mon épilepsie, n'y pensait pas plus que moi. Heureusement, les exercices divers et variés que mon kinésithérapeute m'avait conseillé se sont avérés de bon aloi, le renforcement de mes muscles dorsaux me sauve d'une intervention chirurgicale immédiate.
Mais je ne vais pas avoir d'autre choix, si je veux me donner une réelle chance de partir sur les routes il faut que j'apprenne à faire confiance à la médecine, totalement puisqu'il y a une possibilité d'échec équivalente à celle de réussite…et je suis optimiste, et c'est le docteur qui l'a dit!!!
Je vais donc confier mon corps à des mécaniciens, du monde médical certes, mais des mécanos malgré tout. Et, en mécanique, mes seules références sont toutes ces voitures, toujours plus vieilles, qui me sont passées entre les mains. Qu'il faille régulièrement changer une pièce était parfaitement normal, mais en rajouter une, ça me laisse perplexe!
Surtout qu'ils parlent d'introduire du métal dans ce corps jusque-là si bien préservé des méfaits de la pollution industrielle, ou presque! Je vais devenir un déchet ultime une fois mort, ce sont mes dernières convictions écologistes qui risquent d'en souffrir! Mais même la transition écologique ne permet pas la récupération de vertèbres en bon état sur les morts, à moins que ce ne soit qu'un problème d'avancée technique de la médecine, puisqu'ils récupèrent déjà d'autres morceaux.
Bref, si je plains mon dos c'est qu'il est une seule certitude qui se fait jour, si l'opération marche, je marche, si l'opération ne marche pas, je ne marche plus, mais c'est déjà une autre histoire!
En attendant, j'ai entendu des voix, si, si, je vous assure, plusieurs voix qui ont réussi à m'aider, ce sont des voix que je connais bien et que j'aime, mais je ne vous dirais toujours pas leurs noms!
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