Le bilan d'une vie se doit d'être affiché pour acquérir sa valeur, ne pas rester lettre morte et apporter des éclairages sur les zones d'ombre. Il s'agit d'une vie à raconter, sans racontars, je ne dois compter que sur ma mémoire, même si elle est moins fiable que celle des autres protagonistes de ma vie, c'est moi qui conte!
Les premiers souvenirs sont diffus, la caserne de gendarmerie Ganeval à Strasbourg, l'école primaire, "Sainte Aurélie", mme Le Moal, melle Brunner, mes copains, Nicolas, Fanfan, "ma" Toutoune. Tout ça partagé avec mes deux frères, surtout le grand.
Puis vint le déménagement dans la grande banlieue de Strasbourg, plus en campagne, plus d'espaces et de libertés! Mais ce n'était que le début, quelques années plus tard, c'était le Grand départ pour la Bretagne, j'allais avoir douze ans.
Exit la gendarmerie, bonjour l'horticulture qui offrit l'avantage de nous plaire à mon grand frère et moi, ce sont mes parents qui ont choisi, c'est nous qui sommes tombés dedans!
Paysagiste ne sera que la première de la longue liste des diverses professions que j'ai eu l'opportunité de visiter, voire de pratiquer pour certaines d'entre elles! Mais le premier métier que je peux revendiquer comme tel est vendeur de plantes sur les marchés, nous étions devenus de vrais professionnels, le frangin et moi.
Puis, vers dix-neuf ans, mon cher géniteur m'ayant prestement invité à ne pas passer mes vacances scolaires sous son toit, ni même à ses frais, j'eus la chance de me rendre compte que je n'étais pas fait pour le métier de serveur. Ce n'est qu'en septembre, à la rentrée, que je pris conscience de n'être pas fait pour être fils non plus, un heureux concours de circonstances me permit d'achever une scolarité vaine.
Ensuite ce fut mon plus bel emploi, vendeur de pommes et arboriculteur, il fallut le service militaire pour me le faire perdre. A mon retour, je m'essayais à la profession de commercial mais je ne voulais pas devenir gros et ne penser qu'à l'argent, alors j'essayais de me mettre à mon compte, comme paysagiste, mais je ne sais définitivement pas compter!
C'est dans cette période, où il me fallait rembourser pas mal de dettes, que je visitais divers métiers, maçon, électricien, déménageur, vendeur en magasins de bricolage, en jardineries, ouvrier d'usines diverses toujours en contrat à durée déterminée dont je refusais souvent le renouvellement, par goût de la variété!
Puis, une certaine stabilité étant requise pour l'éducation des enfants, je choisissais le métier le pire de tous ceux croisés, rémunérateur certes, mais éreintant physiquement, l'étanchéité des toitures. C'est pourtant la profession qui a occupé le plus de place en durée, dix-sept années.
C'est elle qui a fini de pourrir ma santé, les autres ayant déjà bien préparé le terrain, j'ai essayé de me recycler par deux fois, bien que diplômé le poste de grutier n'est pas accessible à un dos dans l'état du mien et le poste de veilleur de nuit m'est interdit par l'épilepsie, il ne me reste plus que la préretraite!
Mais là, l'histoire tiendrait du conte de fée...
mardi 31 juillet 2018
Un compte de fait?
J'ai réussi à trouver un côté pratique à la maladie qui m'affecte, elle me contraint à faire le point sur ce que j'ai fait et sur ce que je croyais avoir fait. Tout compte fait, si ce ne fut pas un conte de fée, il y a beaucoup de faits qui comptent, enfin je voulais le penser.
Mais il est des attitudes qui ne peuvent tromper, je semble être le seul à vouloir oublier les erreurs passées, je ne dois attendre aucun soutien de la part de mes proches. Je suis responsable de cette situation, à n'en pas douter, il y a une telle unanimité que je suis contraint d'accepter ces silences, qui confinent pourtant au dédain.
Je me croyais malade, suffisamment pour attirer quelque attention, mais cela ne semble jamais assez, ça résiste à tout un Alain, semblent-ils penser! Même une hypersensibilité officialisée par la médecine les laisse de marbre!
Bon, je dois bien admettre que la colère provoquée me permet d'avancer plus vite dans mon éducation à ma nouvelle vie de pré-retraité, puisque c'est l'avenir qui se dessine de plus en plus.
Je vais pouvoir entreprendre la "longue marche", celle qui ne mène nulle part en particulier donc partout où il y a un chemin.
Le but étant de n'avoir aucun but.
De plus, n'ayant plus à donner de nouvelles, je pourrais éluder certaines étapes qui jusque là me semblaient aussi contraignantes qu'utiles, les visites de famille! C'est ce détail qui me fait prendre conscience que j'ai préparé le terrain, pendant une vingtaine d'années je n'ai pas eu de contacts véritables, je me suis cru évincé alors que je n'ai fait que m'exclure, tout seul.
Voilà, maintenant je vais me préparer à partir et le faire sans avoir de comptes à rendre, c'est ce qui compte....tout compte fait!
Mais il est des attitudes qui ne peuvent tromper, je semble être le seul à vouloir oublier les erreurs passées, je ne dois attendre aucun soutien de la part de mes proches. Je suis responsable de cette situation, à n'en pas douter, il y a une telle unanimité que je suis contraint d'accepter ces silences, qui confinent pourtant au dédain.
Je me croyais malade, suffisamment pour attirer quelque attention, mais cela ne semble jamais assez, ça résiste à tout un Alain, semblent-ils penser! Même une hypersensibilité officialisée par la médecine les laisse de marbre!
Bon, je dois bien admettre que la colère provoquée me permet d'avancer plus vite dans mon éducation à ma nouvelle vie de pré-retraité, puisque c'est l'avenir qui se dessine de plus en plus.
Je vais pouvoir entreprendre la "longue marche", celle qui ne mène nulle part en particulier donc partout où il y a un chemin.
Le but étant de n'avoir aucun but.
De plus, n'ayant plus à donner de nouvelles, je pourrais éluder certaines étapes qui jusque là me semblaient aussi contraignantes qu'utiles, les visites de famille! C'est ce détail qui me fait prendre conscience que j'ai préparé le terrain, pendant une vingtaine d'années je n'ai pas eu de contacts véritables, je me suis cru évincé alors que je n'ai fait que m'exclure, tout seul.
Voilà, maintenant je vais me préparer à partir et le faire sans avoir de comptes à rendre, c'est ce qui compte....tout compte fait!
dimanche 29 juillet 2018
Ne pas rester en place.
Ce texte n'est pas une suite, il n'aura peut-être aucun rapport avec le précédent, je n'en sais encore rien, je suis dans l'une de ces périodes où mes doigts semblent penser par eux-même, ils seront donc responsables des mots qui vont suivre.
Je devrais être en train de faire sursauter des foules et pleurer des enfants, mais je sors d'hospitalisation et ils m'ont dit: "pas d'exercices physiques ce week-end", le tout est de savoir si l'artillerie médiévale est un exercice physique....Bon, admettons!
Je suis contraint à l'inactivité, il me faut apprendre à vivre comme si j'étais malade, puisque mon affection est très discrète mais d'une redoutable efficacité pour se rappeler à mon souvenir de temps en temps.
Seulement voilà, si ma tête et mes doigts sont capables d'indépendance, il se trouve que mon corps obéit plus à ses ressentis qu'à ceux de mon cerveau. Je devrais parler de ce problème à ma neurologue, mes doigts et mon corps peuvent-ils déclencher l'épilepsie? Si ça n'ouvre pas de pistes, ça nous permettra au moins d'en rire!
Bref, il me faut bouger, je n'ai pas le choix, même de saines lectures ne sauraient m'immobiliser plus d'une heure, alors je pars déambuler sans autre but que la dépense physique. De toute façon, les autres dépenses se font souvent à mon insu et mon porte-monnaie maigrit plus vite que moi!
Or donc, disais-je, avant que d'être interrompu par la fuite des capitaux, je dois bouger physiquement de façon quasi permanente dès qu'éveillé. Une fois utilisés les habituels subterfuges de ménage et autres nettoyages corporels, il faut trouver un but, n'étant point en ma demeure je ne puis bricoler comme je l'entends.
Alors je chausse mes sandales et je pars en vadrouille sans autre but qu'une marche curieuse, de potentielles rencontres ou une heureuse solitude. Jusque là, je n'avais pas encore pris conscience de l'arrivée des touristes, qui semblent être les mêmes d'une année sur l'autre au vu des habitudes qu'ils affichent déjà.
Ils n'ont pu atteindre la plage où ils se trouvent que parce que c'est la plus proche de leurs lieux de villégiature. Ils n'y sont venus que parce qu'ils ne savent pas que faire d'autre et qu'il faut bien se donner une raison d'être venus "à la côte"!
Tout à coup, passant devant ces hardes de corps étalés, je me rends compte que c'est l'immobilisme qui est l'activité la plus pratiquée! C'est comme si j'étais au milieu de mes amis et de leurs échevelées parties d'échecs, la seule différence est que nous sommes en extérieur.
Nous sommes peu nombreux à ne pas être vautrés sur le sable, surtout des enfants d'ailleurs, c'est ce qui me rassure, ce sont les vivants qui ne tiennent pas en place!
Je devrais être en train de faire sursauter des foules et pleurer des enfants, mais je sors d'hospitalisation et ils m'ont dit: "pas d'exercices physiques ce week-end", le tout est de savoir si l'artillerie médiévale est un exercice physique....Bon, admettons!
Je suis contraint à l'inactivité, il me faut apprendre à vivre comme si j'étais malade, puisque mon affection est très discrète mais d'une redoutable efficacité pour se rappeler à mon souvenir de temps en temps.
Seulement voilà, si ma tête et mes doigts sont capables d'indépendance, il se trouve que mon corps obéit plus à ses ressentis qu'à ceux de mon cerveau. Je devrais parler de ce problème à ma neurologue, mes doigts et mon corps peuvent-ils déclencher l'épilepsie? Si ça n'ouvre pas de pistes, ça nous permettra au moins d'en rire!
Bref, il me faut bouger, je n'ai pas le choix, même de saines lectures ne sauraient m'immobiliser plus d'une heure, alors je pars déambuler sans autre but que la dépense physique. De toute façon, les autres dépenses se font souvent à mon insu et mon porte-monnaie maigrit plus vite que moi!
Or donc, disais-je, avant que d'être interrompu par la fuite des capitaux, je dois bouger physiquement de façon quasi permanente dès qu'éveillé. Une fois utilisés les habituels subterfuges de ménage et autres nettoyages corporels, il faut trouver un but, n'étant point en ma demeure je ne puis bricoler comme je l'entends.
Alors je chausse mes sandales et je pars en vadrouille sans autre but qu'une marche curieuse, de potentielles rencontres ou une heureuse solitude. Jusque là, je n'avais pas encore pris conscience de l'arrivée des touristes, qui semblent être les mêmes d'une année sur l'autre au vu des habitudes qu'ils affichent déjà.
Ils n'ont pu atteindre la plage où ils se trouvent que parce que c'est la plus proche de leurs lieux de villégiature. Ils n'y sont venus que parce qu'ils ne savent pas que faire d'autre et qu'il faut bien se donner une raison d'être venus "à la côte"!
Tout à coup, passant devant ces hardes de corps étalés, je me rends compte que c'est l'immobilisme qui est l'activité la plus pratiquée! C'est comme si j'étais au milieu de mes amis et de leurs échevelées parties d'échecs, la seule différence est que nous sommes en extérieur.
Nous sommes peu nombreux à ne pas être vautrés sur le sable, surtout des enfants d'ailleurs, c'est ce qui me rassure, ce sont les vivants qui ne tiennent pas en place!
lundi 23 juillet 2018
Rester à sa place.
Depuis que l'humain est un être, il ne doit sa survie qu'à son sens de l'évolution, ayant compris qu'il vivait sur une planète toujours en mouvement.
Nous sommes ainsi passés de l'hominidé à l'homme moderne, en fait la différence n'est pas si grande, quelques poils en moins, un cerveau soi-disant plus gros et le développement du verbe.
Il est un fond de préhistoire dont nous ne pouvons nous défaire, l'instinct reste en veille et c'est le refus de cet état de fait qui nous rend si inadaptés à la survie dans ce monde en plein bouleversement géologique sur lequel nous n'avons aucun pouvoir.
La Terre Mère nous remet à notre place, de vains microbes tout juste un peu bruyants!
Tous ces scientifiques ne travaillent plus que sur des probabilités mathématiques qui ne sont que de la masturbation intellectuelle puisqu'elles n'ont aucune réalité matérielle.
Le problème est que nous bâtissons notre avenir sur ces mêmes probabilités, nous sommes devenus immatériels, des humains se sont chargés d'éteindre la race humaine sans que nous en ayons eu la moindre conscience.
Ils pensent pouvoir être plus forts que la nature et agissent en conséquence, elle doit se plier à nos caprices ou laisser la place semblent penser les "dits" grands penseurs, qui, comme le laisse apparaître leur nom, pensent beaucoup et de beaucoup à trop, il y a peu.
Il est donc naturel que la planète Mère fasse ce que les peuples ne savent plus faire, se révolter!
Un bon observateur peut pourtant aisément déceler les signes avant-coureurs des évolutions qu'entraîne la rotation de notre planète, des révolutions ont lieu sous nos pieds que nous ne pourrons que subir si elles le décident!
En fait, nous apprenons à nager quand il conviendrait d'apprendre à naviguer, nous bâtissons des villes côtières modernes et excessivement coûteuses, alors que ce sont les renforcements de digues qui assureront un avenir durable. Ce n'est pas grave, on augmentera les impôts pour le faire dans l'urgence!
Finalement, la seule véritable action des gouvernements est d'augmenter les taxes, voire d'en inventer de nouvelles mais pas pour faire de l'écologie, ce n'est jamais qu'un présentateur de télévision notre ministre, mais pour effacer les dettes de l'état.
Tout le monde le sait, bien sûr, mais plus personne ne dit rien, c'est ça "rester à sa place"!
Nous sommes ainsi passés de l'hominidé à l'homme moderne, en fait la différence n'est pas si grande, quelques poils en moins, un cerveau soi-disant plus gros et le développement du verbe.
Il est un fond de préhistoire dont nous ne pouvons nous défaire, l'instinct reste en veille et c'est le refus de cet état de fait qui nous rend si inadaptés à la survie dans ce monde en plein bouleversement géologique sur lequel nous n'avons aucun pouvoir.
La Terre Mère nous remet à notre place, de vains microbes tout juste un peu bruyants!
Tous ces scientifiques ne travaillent plus que sur des probabilités mathématiques qui ne sont que de la masturbation intellectuelle puisqu'elles n'ont aucune réalité matérielle.
Le problème est que nous bâtissons notre avenir sur ces mêmes probabilités, nous sommes devenus immatériels, des humains se sont chargés d'éteindre la race humaine sans que nous en ayons eu la moindre conscience.
Ils pensent pouvoir être plus forts que la nature et agissent en conséquence, elle doit se plier à nos caprices ou laisser la place semblent penser les "dits" grands penseurs, qui, comme le laisse apparaître leur nom, pensent beaucoup et de beaucoup à trop, il y a peu.
Il est donc naturel que la planète Mère fasse ce que les peuples ne savent plus faire, se révolter!
Un bon observateur peut pourtant aisément déceler les signes avant-coureurs des évolutions qu'entraîne la rotation de notre planète, des révolutions ont lieu sous nos pieds que nous ne pourrons que subir si elles le décident!
En fait, nous apprenons à nager quand il conviendrait d'apprendre à naviguer, nous bâtissons des villes côtières modernes et excessivement coûteuses, alors que ce sont les renforcements de digues qui assureront un avenir durable. Ce n'est pas grave, on augmentera les impôts pour le faire dans l'urgence!
Finalement, la seule véritable action des gouvernements est d'augmenter les taxes, voire d'en inventer de nouvelles mais pas pour faire de l'écologie, ce n'est jamais qu'un présentateur de télévision notre ministre, mais pour effacer les dettes de l'état.
Tout le monde le sait, bien sûr, mais plus personne ne dit rien, c'est ça "rester à sa place"!
jeudi 19 juillet 2018
Je n'ai pas inventé la poudre.
Contrairement à une idée reçue, je ne suis que l'un des premiers utilisateurs de cette matière, plus grise que noire, mais que l'on nomme poudre noire! C'était vers la fin du quatorzième siècle, il y a donc, euh, je suis nul en mathématiques alors débrouillez-vous. Je ne suis qu'un conteur content de conter, certes pas un compteur comptant les acomptes!
Je tiens donc à rétablir une certaine vérité , je n'ai pas inventé la poudre, d'ailleurs ceux qui me connaissent personnellement le savaient, avant même que j'utilise mes canons! Ces derniers sont mieux lotis que moi, puisqu'ils ont une lumière et une âme que les chrétiens me refusent!
Bon, ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus, j'ai besoin de "voir pour croire" et là, force est de reconnaître qu'on a pas vu grand-chose! De plus, pour des gens qui semblent entendre la voix de leur dieu, je les trouve très sourds aux justes réclamations de leurs peuples.
Peut-être est-ce pour cette raison qu'ils déclenchent des guerres, pour que le bruit de mes canons couvrent les cris du peuple, sans doute appellera-t-on ça "enfumer les gens", dans le futur. Peu m'importe, ils me paient grassement pour aller assassiner allègrement d'autres gars comme moi, des mercenaires, alors j'adhère au système! Surtout que nous sommes envahis par ces imbéciles d'Anglais qui n'ont toujours pas compris, là ce ne sont plus des crimes, ce sont des actes de rédemption, même obtus, ils finiront par comprendre!
Je dois avouer que j'ai pu me laisser aller à une certaine exaltation lorsque j'ai compris la puissance réelle de mes canons, mais je ne fus pas le seul, Charles V a décidé de créer une armée ordonnancée avec une artillerie à la première place. C'est pourtant à ce moment que les guerres sont devenues moins civiles, vu qu'on en tuait plus qu'avant!
Puis, d'Evolution en évolutions, les guerres ont finalement atteint leurs cibles, les innocents, vous savez ces gens qui, apparemment, se promènent avec une cible sur le dos et qui courent en zigzagant.
Peu importe, l'important c'est l'évolution des armes, l'humain suivra, il s'est bien adapté à une nature sauvage, ce ne sont pas quelques morceaux de plomb qui vont l'éteindre.
Sans doute ont-ils raison, l'homme va se transformer, mais il convient de rester méfiants, quand on voit que la nature, seule, a transformé les dinosaures en poulets!
Je tiens donc à rétablir une certaine vérité , je n'ai pas inventé la poudre, d'ailleurs ceux qui me connaissent personnellement le savaient, avant même que j'utilise mes canons! Ces derniers sont mieux lotis que moi, puisqu'ils ont une lumière et une âme que les chrétiens me refusent!
Bon, ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus, j'ai besoin de "voir pour croire" et là, force est de reconnaître qu'on a pas vu grand-chose! De plus, pour des gens qui semblent entendre la voix de leur dieu, je les trouve très sourds aux justes réclamations de leurs peuples.
Peut-être est-ce pour cette raison qu'ils déclenchent des guerres, pour que le bruit de mes canons couvrent les cris du peuple, sans doute appellera-t-on ça "enfumer les gens", dans le futur. Peu m'importe, ils me paient grassement pour aller assassiner allègrement d'autres gars comme moi, des mercenaires, alors j'adhère au système! Surtout que nous sommes envahis par ces imbéciles d'Anglais qui n'ont toujours pas compris, là ce ne sont plus des crimes, ce sont des actes de rédemption, même obtus, ils finiront par comprendre!
Je dois avouer que j'ai pu me laisser aller à une certaine exaltation lorsque j'ai compris la puissance réelle de mes canons, mais je ne fus pas le seul, Charles V a décidé de créer une armée ordonnancée avec une artillerie à la première place. C'est pourtant à ce moment que les guerres sont devenues moins civiles, vu qu'on en tuait plus qu'avant!
Puis, d'Evolution en évolutions, les guerres ont finalement atteint leurs cibles, les innocents, vous savez ces gens qui, apparemment, se promènent avec une cible sur le dos et qui courent en zigzagant.
Peu importe, l'important c'est l'évolution des armes, l'humain suivra, il s'est bien adapté à une nature sauvage, ce ne sont pas quelques morceaux de plomb qui vont l'éteindre.
Sans doute ont-ils raison, l'homme va se transformer, mais il convient de rester méfiants, quand on voit que la nature, seule, a transformé les dinosaures en poulets!
Inscription à :
Articles (Atom)