Ma curiosité naturelle me pousse à vouloir comprendre ce qui provoque l'incompréhensible, surtout lorsqu'il me touche dans ce que j'ai de plus sensible, ma perfection physique, même si là, c'est sur mon psychisme que la médecine achoppe!
Quand un neuro-psychiatre vous annonce que vous avez une amygdale un peu grande, vous vous dites que vous allez avoir une angine, surtout vous vous demandez pourquoi un tel spécialiste s'occupe de votre gorge, aurais-je un bout de cerveau coincé en travers de la gorge?
Il s'agit, en fait, d'une partie du cerveau qui est le berceau de notre mémoire affective, le centre de la réactivité émotionnelle, la violence, la peur, le rire. Il est modéré dans ses instincts par le néo-cortex, siège de la pensée qui sert à filtrer nos réactions pour mieux les adapter à notre environnement social.
Or donc, les différents examens que j'ai subi au cours de mes "rencontres hospitalières"(ça passe mieux comme ça, n'est-ce pas?) ont au moins permis à mes amis scientifiques de comprendre certaines données, même si : "elles n'ont pas de rapport direct avec mes problèmes de santé, ou peut-être, mais on est sûrs de rien, il conviendrait de faire des tests complémentaires."
Il est pourtant une certitude qui se fait jour, je suis un optimiste, mais au sens médical du terme, je ne suis pas encore certain que ce soit un compliment! D'ailleurs, un problème de communication entre mon amygdale et mon cortex droit serait à l'origine de cette aptitude à ne pas voir la laideur, j'en parlais comme d'une capacité mentale, ils m'en parlent comme d'une affection physique!
Là, c'est mon psychisme qui achoppe avec la médecine qui veut porter atteinte à ma perfection physique!
Peu m'importe leurs diagnostics puisque les tests qui ont suivi, plutôt que d'apporter les réponses escomptées, posent plus de questions encore! Qu'est-ce que ça peut se questionner un spécialiste du cerveau!
J'aimerais bien qu'ils répondent aussi, de temps en temps, mais ils n'arrivent pas encore à comprendre que je comprends ce qu'ils me disent, alors même qu'ils m'expliquent que je comprends tout plus vite que les autres! Et c'est moi qui suis étudié par la médecine, allez comprendre!
Voilà, vous en savez à peu près autant que moi, si, en plus, vous avez compris, alors vous en saurez plus que moi.
Pour l'instant, je vais continuer de me fier à mes instincts, euh, non, à mon intelligence émotionnelle hyper-développée, suis-je bête!
samedi 31 mars 2018
vendredi 30 mars 2018
Salutaire salubrité.
Le doute n'est plus permis, la seule façon d'assurer ma survie dans des conditions acceptables passe par une hygiène de vie irréprochable, ou presque!
J'avais déjà adopté certains comportements d'autant plus facilement que c'est mon dos qui m'y contraignait, les exercices d'assouplissements matinaux, la musculation des muscles dorsaux, les longues marches quotidiennes.
Mais ce n'est pas assez, il va me falloir changer de façon d'être, ceux qui me connaissent physiquement mesureront le défi qui m'attend, surtout que la première étape est de me rendre calme et moins vif dans mes réactions!
Certes, la douleur est un excellent professeur, d'une efficacité redoutable, mais elle intervient comme un frein quand il ne faudrait que ralentir. Je dois donc trouver la voie vers la voix de la sagesse en faisant acte de prophylaxie!
Les premières atteintes que je vais devoir porter à mon intégrité mentale sont d'ordre physiques puisqu'il s'agit de reprendre un sport. Cela aurait pu être une bonne nouvelle, mais les deux sports proposés sont la gymnastique ou la natation! Survêtement moulant ou maillot et bonnet de bain, le choix est cruel!
Il pourrait me rester la musculation, mais je ne veux pas prendre le risque de finir en Narcisse mirant dans des miroirs ses muscles augmenter de volume, surtout que ce sont ceux du dos dont je dois m'occuper, je risque le torticolis!
Si ce n'était que ça, je ne m'inquiéterais pas plus que ces quelques lignes le laissent entendre, mais il est un problème bien plus épineux, le changement de rythme! Quelle que soit l'activité, il me faut l'entreprendre avec lenteur et circonspection, ce qui est totalement contraire à ma nature!
Il y a achoppement entre mon cerveau et mon corps, ce que le premier veut ne correspond plus à ce que le second peut!
Il me faudrait un électro-choc mais il paraît que c'est passé de mode, j'ai essayé les boules Quiès mais ça ne me rend sourd qu'aux autres, pas à moi-même.
Je dois ne plus m'écouter pour mieux m'entendre, déclencher une salutaire surdité pour une meilleure salubrité en quelque sorte!
J'avais déjà adopté certains comportements d'autant plus facilement que c'est mon dos qui m'y contraignait, les exercices d'assouplissements matinaux, la musculation des muscles dorsaux, les longues marches quotidiennes.
Mais ce n'est pas assez, il va me falloir changer de façon d'être, ceux qui me connaissent physiquement mesureront le défi qui m'attend, surtout que la première étape est de me rendre calme et moins vif dans mes réactions!
Certes, la douleur est un excellent professeur, d'une efficacité redoutable, mais elle intervient comme un frein quand il ne faudrait que ralentir. Je dois donc trouver la voie vers la voix de la sagesse en faisant acte de prophylaxie!
Les premières atteintes que je vais devoir porter à mon intégrité mentale sont d'ordre physiques puisqu'il s'agit de reprendre un sport. Cela aurait pu être une bonne nouvelle, mais les deux sports proposés sont la gymnastique ou la natation! Survêtement moulant ou maillot et bonnet de bain, le choix est cruel!
Il pourrait me rester la musculation, mais je ne veux pas prendre le risque de finir en Narcisse mirant dans des miroirs ses muscles augmenter de volume, surtout que ce sont ceux du dos dont je dois m'occuper, je risque le torticolis!
Si ce n'était que ça, je ne m'inquiéterais pas plus que ces quelques lignes le laissent entendre, mais il est un problème bien plus épineux, le changement de rythme! Quelle que soit l'activité, il me faut l'entreprendre avec lenteur et circonspection, ce qui est totalement contraire à ma nature!
Il y a achoppement entre mon cerveau et mon corps, ce que le premier veut ne correspond plus à ce que le second peut!
Il me faudrait un électro-choc mais il paraît que c'est passé de mode, j'ai essayé les boules Quiès mais ça ne me rend sourd qu'aux autres, pas à moi-même.
Je dois ne plus m'écouter pour mieux m'entendre, déclencher une salutaire surdité pour une meilleure salubrité en quelque sorte!
mercredi 28 mars 2018
Bernique.
Une magnifique éclaircie, si Bretonne, me permet de me retrouver dehors, planté sur un rocher tel un bigorneau surpris par la marée. Je refuse, malgré le titre, de me comparer à une bernique, à cause de l'immobilisme qu'elle inspire!
Le soleil dans les yeux, les yeux dans les vagues, le regard qui divague, un peu de vague à l'âme et c'est l'esprit qui prend la vague.
Navigant sur les flots de l'imagination, il a hissé la grand-voile pour mieux laisser le vent décider de la direction à prendre. La magie reprend ses droits avec le printemps, nos têtes bourgeonnent d'idées nouvelles, c'est le regain!
Malgré la fraîcheur encore sensible de l'air, il est déjà quelques "nymphes" pour essayer de prendre des couleurs, elles sont surtout rougies par le froid, mais c'est une couleur. Demain, entre deux éternuements, elles pourront toiser leurs copines blanches.
Quelques parents promènent leurs chiens, accompagnés par des enfants, à moins que ce ne soit l'inverse, mais le seul à sembler heureux est le chien, les enfants n'ayant pas le droit de se rouler dans le sable, eux!
Il y a aussi ces chiens qui sortent leurs vieux, ils sont encore peu nombreux mais le soleil les aide à motiver leurs maîtres, j'aime bien rencontrer ces duos, il est plus aisé d'engager la conversation avec un chien pour médiateur.
Puis, l'heure avançant, le soleil déclinant avec ses teintes empreintes de magie attire les inévitables romantiques qui sont, justement, à éviter, leurs états extatiques ont un langage aussi peu varié que le spectacle l'est.
Je préférais me désintéresser de l'astre solaire pour profiter de ses lumières éclairant des rochers par les marées sculptés, des paysages extra-terrestres apparaissent quelques fois dans le jeu des lueurs déclinantes permettant de voyager loin, les pieds dans le sable.
Voilà, j'ai laissé la beauté vaincre la douleur, même si ce n'est pas totalement efficace, ça fait du bien malgré tout.
Le soleil dans les yeux, les yeux dans les vagues, le regard qui divague, un peu de vague à l'âme et c'est l'esprit qui prend la vague.
Navigant sur les flots de l'imagination, il a hissé la grand-voile pour mieux laisser le vent décider de la direction à prendre. La magie reprend ses droits avec le printemps, nos têtes bourgeonnent d'idées nouvelles, c'est le regain!
Malgré la fraîcheur encore sensible de l'air, il est déjà quelques "nymphes" pour essayer de prendre des couleurs, elles sont surtout rougies par le froid, mais c'est une couleur. Demain, entre deux éternuements, elles pourront toiser leurs copines blanches.
Quelques parents promènent leurs chiens, accompagnés par des enfants, à moins que ce ne soit l'inverse, mais le seul à sembler heureux est le chien, les enfants n'ayant pas le droit de se rouler dans le sable, eux!
Il y a aussi ces chiens qui sortent leurs vieux, ils sont encore peu nombreux mais le soleil les aide à motiver leurs maîtres, j'aime bien rencontrer ces duos, il est plus aisé d'engager la conversation avec un chien pour médiateur.
Puis, l'heure avançant, le soleil déclinant avec ses teintes empreintes de magie attire les inévitables romantiques qui sont, justement, à éviter, leurs états extatiques ont un langage aussi peu varié que le spectacle l'est.
Je préférais me désintéresser de l'astre solaire pour profiter de ses lumières éclairant des rochers par les marées sculptés, des paysages extra-terrestres apparaissent quelques fois dans le jeu des lueurs déclinantes permettant de voyager loin, les pieds dans le sable.
Voilà, j'ai laissé la beauté vaincre la douleur, même si ce n'est pas totalement efficace, ça fait du bien malgré tout.
mardi 27 mars 2018
Tout en douleur.
Je ne vois plus d'autre moyen d'éluder la douleur que de l'écrire, sans pour autant la décrire, juste pour la décrier, je veux m'écrier sans crier!
Les météorologues doivent être fragiles du dos pour avoir si judicieusement nommé dépression le retour de la pluie, l'humidité réveille des souffrances autrement apaisées.
Là, le dos est remplacé par un intense et immense tourment, il n'est plus d'autre réalité, ce ne sont plus les yeux mais bien le regard qui se ferme.
L'immobilité ne saurait être un remède contre le mal, que la mobilité ne fait qu'atténuer pendant un temps incertain, puis des étirements finissent par avoir raison...de moi!
Refusant toujours les drogues proposées par ma médecin, ce recours à la facilité me paraît encore prématuré, je vais laisser passer l'orage cette fois encore.
Il va me falloir faire des choix difficiles, tout aussi douloureux d'une certaine manière, quitter la Bretagne ou devenir un légume breton nitraté, artichaut ou chou-fleur? Mon coeur balance!
Mon affection se transforme en affliction et, si ce n'est pas encore un supplice, le tourment me mène vers un désespoir qui m'attriste.
Heureusement que je ne sais toujours pas comment être triste!
Les météorologues doivent être fragiles du dos pour avoir si judicieusement nommé dépression le retour de la pluie, l'humidité réveille des souffrances autrement apaisées.
Là, le dos est remplacé par un intense et immense tourment, il n'est plus d'autre réalité, ce ne sont plus les yeux mais bien le regard qui se ferme.
L'immobilité ne saurait être un remède contre le mal, que la mobilité ne fait qu'atténuer pendant un temps incertain, puis des étirements finissent par avoir raison...de moi!
Refusant toujours les drogues proposées par ma médecin, ce recours à la facilité me paraît encore prématuré, je vais laisser passer l'orage cette fois encore.
Il va me falloir faire des choix difficiles, tout aussi douloureux d'une certaine manière, quitter la Bretagne ou devenir un légume breton nitraté, artichaut ou chou-fleur? Mon coeur balance!
Mon affection se transforme en affliction et, si ce n'est pas encore un supplice, le tourment me mène vers un désespoir qui m'attriste.
Heureusement que je ne sais toujours pas comment être triste!
dimanche 25 mars 2018
Des classifications.
Depuis qu'un certain monsieur von Linné l'a estimé primordial, nous sommes classés dès notre apparition, je ne parle pas de naissance, mais bien avant!
Tout de suite et de façon autoritaire, il a été décidé, qu'après avoir été des eucaryotes et des protozoaires, nous appartiendrions au règne animal, donc notre dévotion devrait aller au Lion, plutôt qu'à Louis-Emmanuel-Macron le dix-neuvième, encore un abus de pouvoir?!
Ensuite, nous voici à un embranchement qui ne nous fait pas forcément descendre de l'arbre, celui des vertébrés, puisque nous avons des vertèbres, enfin je suppose!
Là, c'est la classe, nous sommes de celle des Mammalia, mammifères en Français mais personne ne comprendrait, en dehors des francophones bien sûr!
Enfin, après avoir obéi à l'ordre d'être des primates, nous finissons par arriver, en famille, à devenir des hominidés mais du genre homo, ce qui est drôle jusqu'à ce qu'on nous traite d'espèce de sapiens!
Voilà, dès le début, nous sommes victimes de classification, la suite n'en est que plus logique, lorsque nos parents nous annoncent, avec le sourire de personnes soulagées, notre entrée en classe!
Là, nous serons classés, classifiés, déclassés, reclassés, le parcours classique pour passer d'une classification à un classement!
Nous ne laissons les classeurs que pour changer de catégorie, qu'elle soit sociale ou professionnelle, classique ou pas, elle n'est pas toujours très classe!
Mais, en devenant catégoriques, nous aimons l'ordre, ce qui nous ramène au rang des primates!
Tout de suite et de façon autoritaire, il a été décidé, qu'après avoir été des eucaryotes et des protozoaires, nous appartiendrions au règne animal, donc notre dévotion devrait aller au Lion, plutôt qu'à Louis-Emmanuel-Macron le dix-neuvième, encore un abus de pouvoir?!
Ensuite, nous voici à un embranchement qui ne nous fait pas forcément descendre de l'arbre, celui des vertébrés, puisque nous avons des vertèbres, enfin je suppose!
Là, c'est la classe, nous sommes de celle des Mammalia, mammifères en Français mais personne ne comprendrait, en dehors des francophones bien sûr!
Enfin, après avoir obéi à l'ordre d'être des primates, nous finissons par arriver, en famille, à devenir des hominidés mais du genre homo, ce qui est drôle jusqu'à ce qu'on nous traite d'espèce de sapiens!
Voilà, dès le début, nous sommes victimes de classification, la suite n'en est que plus logique, lorsque nos parents nous annoncent, avec le sourire de personnes soulagées, notre entrée en classe!
Là, nous serons classés, classifiés, déclassés, reclassés, le parcours classique pour passer d'une classification à un classement!
Nous ne laissons les classeurs que pour changer de catégorie, qu'elle soit sociale ou professionnelle, classique ou pas, elle n'est pas toujours très classe!
Mais, en devenant catégoriques, nous aimons l'ordre, ce qui nous ramène au rang des primates!
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