Je continue ma découverte d'un nouveau métier dans la joie et la bonne humeur, mais il y a toujours ce côté très personnel dans la lecture de ce que l'on nous enseigne. Ainsi, l'effleurement de la psychologie, que nous impose l'étude des névroses et des psychoses, me pose plus de questions qu'il ne m'apporte de réponses......quoique!
Ainsi, cette riche semaine d'enseignements enrichissants m'a permis de voir plus clair dans la terminologie des scientifiques de la pensée que sont les psychiatrologues, enfin tous ces gens qui ont fait de la pensée le siège de leurs pensées. Une chose est sûre, ils ont tant digressé sur le sujet qu'ils en ont presque tout dit, il faut juste choisir le courant de pensée qui éclaire le plus sur soi, ou pas, c'est tout le charme de cette science, elle semble aléatoire!!!
Ce qui laisse une grande liberté quant à l'interprétation que l'on peut en faire, surtout lorsqu'on a rien d'un scientifique! Vous connaissez ma réserve naturelle, j'ai un peu tergiversé, mais j'ai craqué, je me suis auto-psychanalysé!!! Maintenant que je l'écris, je me rends compte qu'il faudrait toujours se méfier d'un mot avec deux "y"!
Bref, je me suis laissé emporter par ma légendaire fougue, j'ai acheté le matériel nécessaire à l'introspection analytique, à savoir un spéculum et une caméra, heureusement j'ai été prévenu à temps que ce n'était pas la bonne entrée! ON m'avait pourtant spécifié que tout était lié à l'appareil digestif, Abraracourcix lui-même le dit: "quand l'appétit va, tout va!" ( "Le bouclier Arverne"). Bon, une fois rétabli l'ordre des choses, je reprends mes recherches, mais la caméra ne rentre pas dans mon oreille...le reste non plus d'ailleurs!
Je me déniche un canapé, je m'y allonge et je me confie à moi-même, de temps en temps, je change de place, je m'assois sur un fauteuil voisin en faisant des :"mmm, mmm, continuez", pour l'instant, ça a l'air de marcher! En tout cas, je ne me suis toujours pas fâché avec mon psy, c'est un signe! Me voici dans les méandres tortueux de mon esprit, sans vouloir paraître insistant, à première vue, ça ressemble étrangement aux intestins, pleins de tuyaux qui se croisent et s'entrecroisent! Tout juste est-ce un peu moins sombre...
Tout ce déploiement d'énergie pour découvrir que j'ai un gros surmoi, avouez que ça fait peur dit comme ça, mais ce n'est qu'un casque moral qui nous permet de ne pas encaisser trop violemment les coups que nous donne la vie. Je continue mes recherches sur les origines de ce phénomène et, là, je découvre que c'est grâce à mon papa et ses douteuses méthodes éducatives! Fichtre, que voila des gifles proprement assénées, merci papa!
Directement liée au cas pré-cité, la résilience s'est outrageusement développée à l'insu de mon cerveau. Elle a fait ça par derrière, cachée qu'elle était par ce subtil inconscient, me laissant croire que je n'avais pas la capacité de garder la moindre amitié, la moindre trace de mon tumultueux passé, voire même la capacité d'aimer durablement. Elle m'a aussi permis de rester debout dans les tempétueux événements traversés, souvent déclenchés par mes soins, d'ailleurs.
Bon, je trouve ça passionnant, m'occuper de personnes en situation de handicap va m'aider à surmonter les miens! Le seul bémol que j'apporterais, c'est que je ne pensais pas avoir autant de handicaps à surmonter!!!
samedi 4 mars 2017
samedi 11 février 2017
Ben, y'en a pas!!!
Né d'une aussi soudaine que nocturne inspiration, ce texte sera à l'image de ce non-titre, j'entends par là un y'enapas texte, et non pas un non-texte, entendons nous bien! Il ne faut pas sortir du contexte qui n'est pas un texte-con, textuellement!
Ceci étant dit, j'ai de drôles de choses qui se passent dans ma vie, encore elle, encore une, mais j'avance vers le but ultime, le jour où je n'aurai rien d'autre à faire que partir marcher sans devoir m'arrêter pour gagner de quoi vivre, afin de simplement vivre. J'ai encore un long chemin avant d'y être, mais j'ai décidé de le faire en marchant aussi, pour y arriver plus sereinement.
Je me retrouve dans un monde aussi étrange que peut l'être un nouveau monde, mais cela reste un monde, c'est ce qui le rend humain. C'est bien de l'Humain qu'il s'agit, des humains qui aident des humains, quoi de plus normal me direz-vous, nous sommes bien d'accord.
Comment ne pas prendre le risque de ne pas heurter en abordant ce sujet?
La compréhension du titre semble se faire.
Si je dois écrire sur ce métier qui tant m'attire,
Il est des mots et expressions à dédire.
Certains humains qui, parfois, vivent le pire
Sur qui, ce qui est pire, certains vont rire
Dans le meilleur des cas, juste "médire",
En tout cas, c'est sûr, ils vont leur nuire
Alors, du monde normal(isé) on les retire
Dans des lieux dédiés, on dit les guérir
Où, qu'eux-mêmes trop las, ils se retirent
C'est là que nous allons intervenir
Et, j'ose l'espérer, leur rendre le sourire
Qu'ils puissent, un peu, moins souffrir
Avant qu'ils rendent le dernier soupir.
Voila, écrit ainsi, personne, hormis la poésie mais vous savez bien que je la hais, n'y trouvera rien à redire, n'est-ce pas?
Or donc, s'il m'est plus difficile d'adopter les divers verbiages que l'on prétend imposer dans ces lieux, c'est que je suis plus instinctif que littéraire dans ma façon de m'exprimer oralement. Certains le savent, d'autres ne savent pas, certains sont surpris, certains sont choqués et certains sont surchopriqués, tiens, il n'existe pas donc je puis en user comme je l'entends.....C'est dommage qu'il serve à rien, je l'aimais bien;
Revenons à nos... non, il faut que je trouve un autre mot, il me faut reformuler!
diantre, fichtre, foutre oserais-je même écrire, voilà que j'en perds mon vocabulaire...
Ceci étant dit, j'ai de drôles de choses qui se passent dans ma vie, encore elle, encore une, mais j'avance vers le but ultime, le jour où je n'aurai rien d'autre à faire que partir marcher sans devoir m'arrêter pour gagner de quoi vivre, afin de simplement vivre. J'ai encore un long chemin avant d'y être, mais j'ai décidé de le faire en marchant aussi, pour y arriver plus sereinement.
Je me retrouve dans un monde aussi étrange que peut l'être un nouveau monde, mais cela reste un monde, c'est ce qui le rend humain. C'est bien de l'Humain qu'il s'agit, des humains qui aident des humains, quoi de plus normal me direz-vous, nous sommes bien d'accord.
Comment ne pas prendre le risque de ne pas heurter en abordant ce sujet?
La compréhension du titre semble se faire.
Si je dois écrire sur ce métier qui tant m'attire,
Il est des mots et expressions à dédire.
Certains humains qui, parfois, vivent le pire
Sur qui, ce qui est pire, certains vont rire
Dans le meilleur des cas, juste "médire",
En tout cas, c'est sûr, ils vont leur nuire
Alors, du monde normal(isé) on les retire
Dans des lieux dédiés, on dit les guérir
Où, qu'eux-mêmes trop las, ils se retirent
C'est là que nous allons intervenir
Et, j'ose l'espérer, leur rendre le sourire
Qu'ils puissent, un peu, moins souffrir
Avant qu'ils rendent le dernier soupir.
Voila, écrit ainsi, personne, hormis la poésie mais vous savez bien que je la hais, n'y trouvera rien à redire, n'est-ce pas?
Or donc, s'il m'est plus difficile d'adopter les divers verbiages que l'on prétend imposer dans ces lieux, c'est que je suis plus instinctif que littéraire dans ma façon de m'exprimer oralement. Certains le savent, d'autres ne savent pas, certains sont surpris, certains sont choqués et certains sont surchopriqués, tiens, il n'existe pas donc je puis en user comme je l'entends.....C'est dommage qu'il serve à rien, je l'aimais bien;
Revenons à nos... non, il faut que je trouve un autre mot, il me faut reformuler!
diantre, fichtre, foutre oserais-je même écrire, voilà que j'en perds mon vocabulaire...
jeudi 9 février 2017
Politiquement correct.
Je suis en plein apprentissage d'une nouvelle langue, celle du milieu médico-social que je prétends intégrer et, croyez-moi, c'est incroyable le nombre de mots qu'il me faut évacuer de mon vocabulaire.
Pour ceux qui l'ignorent encore, je change de métier, j'apprends à devenir surveillant de nuit pour des personnes dites fragiles mais je ne peux même plus les appeler par leur nom commun!
Les premiers qu'il m'ait été donné de rencontrer sont les personnes âgées, exit les vieux cités dans un texte précédent, on leur dénie le droit d'être vieux jusque dans notre langage, mais c'est par respect paraît-il! Ils ne sont plus les petits vieux puisque le mot petit est lui aussi à bannir de mon langage mais ils n'en deviennent pas grands pour autant!
Même les couches que l'on peut leur mettre ne sont plus que des changes. Je dois avouer que, pour quelqu'un comme moi qui adore jouer de la synonymie, ce pourrait être un jeu, si ce n'est que le côté hypocrite de ces formulations ne me met pas particulièrement à l'aise.
Si l'utilisation de mots différents ne s'accompagnait pas des diverses maltraitances qui leur sont infligées, je pourrai y adhérer mais, comme trop souvent, les mots ne représentent pas les actes!
Il en va de même pour les différents handicaps, il faut dire personne en situation de handicap, c'est vrai que l'on se rend tout de suite compte que c'est moins heurtant que handicapé!
Mais, là encore, les mots ne définissent pas les actions, on met des gants pour leur parler, mais on ne prend pas de gants quand il faut en changer plusieurs sur un temps trop limité. On peut heurter leurs corps mais pas leur sensibilité!
Il n'y a plus non plus de fous en France, ils sont justes névrosés ou atteints de psychoses, on a changé le nom pour que notre regard change, là j'ai des doutes sur l'efficacité du procédé.
Mais c'est dans la description des symptômes que les spécialistes se sont surpassés. Ainsi les mots mélancolie et euphorie ne sont plus que des états transitoires dans l'évolution de certaines psychoses. Déjà que les homosexuels nous empêchent d'être gais, si le monde médical s'en mêle il ne nous restera plus que la joie pour exprimer son bien-être!
Bon, je ne veux pas en rajouter, c'est mon futur professionnel et, somme toute, apprendre à parler n'est jamais nuisible. Mais, franchement, dire selles plutôt que merde peut provoquer des incompréhensions, selles alors!!!
Pour ceux qui l'ignorent encore, je change de métier, j'apprends à devenir surveillant de nuit pour des personnes dites fragiles mais je ne peux même plus les appeler par leur nom commun!
Les premiers qu'il m'ait été donné de rencontrer sont les personnes âgées, exit les vieux cités dans un texte précédent, on leur dénie le droit d'être vieux jusque dans notre langage, mais c'est par respect paraît-il! Ils ne sont plus les petits vieux puisque le mot petit est lui aussi à bannir de mon langage mais ils n'en deviennent pas grands pour autant!
Même les couches que l'on peut leur mettre ne sont plus que des changes. Je dois avouer que, pour quelqu'un comme moi qui adore jouer de la synonymie, ce pourrait être un jeu, si ce n'est que le côté hypocrite de ces formulations ne me met pas particulièrement à l'aise.
Si l'utilisation de mots différents ne s'accompagnait pas des diverses maltraitances qui leur sont infligées, je pourrai y adhérer mais, comme trop souvent, les mots ne représentent pas les actes!
Il en va de même pour les différents handicaps, il faut dire personne en situation de handicap, c'est vrai que l'on se rend tout de suite compte que c'est moins heurtant que handicapé!
Mais, là encore, les mots ne définissent pas les actions, on met des gants pour leur parler, mais on ne prend pas de gants quand il faut en changer plusieurs sur un temps trop limité. On peut heurter leurs corps mais pas leur sensibilité!
Il n'y a plus non plus de fous en France, ils sont justes névrosés ou atteints de psychoses, on a changé le nom pour que notre regard change, là j'ai des doutes sur l'efficacité du procédé.
Mais c'est dans la description des symptômes que les spécialistes se sont surpassés. Ainsi les mots mélancolie et euphorie ne sont plus que des états transitoires dans l'évolution de certaines psychoses. Déjà que les homosexuels nous empêchent d'être gais, si le monde médical s'en mêle il ne nous restera plus que la joie pour exprimer son bien-être!
Bon, je ne veux pas en rajouter, c'est mon futur professionnel et, somme toute, apprendre à parler n'est jamais nuisible. Mais, franchement, dire selles plutôt que merde peut provoquer des incompréhensions, selles alors!!!
jeudi 2 février 2017
Décollage.
n.m: Action, fait de décoller, de se décoller.
Action de sortir de la stagnation, de se développer, démarrage.
Action de décoller, de quitter le sol.
Je pensais pouvoir compter sur la rousse mais elle me fait faux-bond, je reste dans le flou quand aux mots qui vont suivre. De quelle définition du mot puis-je me servir pour faire décoller ce texte?
Un changement d'orientation professionnelle, c'est une forme de décollage mais qui ne garantit pas l'atterrissage!
Peu importe, je suis dans l'avion du savoir absolu. A force de changer de travail volontairement, par curiosité, par recherche de nouveauté, me voici contraint par de fâcheux événements au changement. J'aime apprendre donc je suis content, nous verrons à l'usage si l'usure se produit quand j'aurais acquis le savoir. Là, je suis dans un monde parallèle, un grouillement de vies emprunt de gentillesse, des gens qui nous sont si proches que nous ne les voyons plus.
Des êtres humains qui vouent leurs vies à d'autres êtres humains, quoi de plus normal. C'est pourtant un monde caché que je découvre, celui d'êtres humains qui se vouent à des êtres humains "autres".
Je suis en train d'intégrer la famille du médico-social et ça me met dans une joie incommensurable, je découvre un monde que j'ai toujours occulté dans ma précédente vie.
C'est pourtant un monde de vies qui, pour être blessées, n'en sont pas moins des vies pleines de vie!
Le chemin qui me mène en de tels lieux n'est pas balisé, mais j'ai réussi à me décoller de mon ancienne vie afin de mieux décoller dans la nouvelle vie qui se présente. Il reste cependant un doute que je dois lever, un Fleuriquet est-il capable de renoncer à toute violence verbale, à tout excès de rage, en un mot à éteindre sa colère? Elle fut mon moteur et m'a permis de cheminer cahin-caha jusqu'à maintenant, en renonçant à elle je tourne une page de plus dans ce roman de ma vie.
Je vais devoir décoller ma tête, afin de la mieux renouveler, ainsi pourrais-je décoller définitivement. Finalement, toute cette histoire n'est qu'un décollage de plus, la seule différence avec les précédents étant que je ne sais pas du tout où je vais.
Mais je reste un incorrigible optimiste et je sais déjà que je resterais dans cette nouvelle voie...au moins quelques temps!
Peu importe, je suis dans l'avion du savoir absolu. A force de changer de travail volontairement, par curiosité, par recherche de nouveauté, me voici contraint par de fâcheux événements au changement. J'aime apprendre donc je suis content, nous verrons à l'usage si l'usure se produit quand j'aurais acquis le savoir. Là, je suis dans un monde parallèle, un grouillement de vies emprunt de gentillesse, des gens qui nous sont si proches que nous ne les voyons plus.
Des êtres humains qui vouent leurs vies à d'autres êtres humains, quoi de plus normal. C'est pourtant un monde caché que je découvre, celui d'êtres humains qui se vouent à des êtres humains "autres".
Je suis en train d'intégrer la famille du médico-social et ça me met dans une joie incommensurable, je découvre un monde que j'ai toujours occulté dans ma précédente vie.
C'est pourtant un monde de vies qui, pour être blessées, n'en sont pas moins des vies pleines de vie!
Le chemin qui me mène en de tels lieux n'est pas balisé, mais j'ai réussi à me décoller de mon ancienne vie afin de mieux décoller dans la nouvelle vie qui se présente. Il reste cependant un doute que je dois lever, un Fleuriquet est-il capable de renoncer à toute violence verbale, à tout excès de rage, en un mot à éteindre sa colère? Elle fut mon moteur et m'a permis de cheminer cahin-caha jusqu'à maintenant, en renonçant à elle je tourne une page de plus dans ce roman de ma vie.
Je vais devoir décoller ma tête, afin de la mieux renouveler, ainsi pourrais-je décoller définitivement. Finalement, toute cette histoire n'est qu'un décollage de plus, la seule différence avec les précédents étant que je ne sais pas du tout où je vais.
Mais je reste un incorrigible optimiste et je sais déjà que je resterais dans cette nouvelle voie...au moins quelques temps!
samedi 7 janvier 2017
Ben, mon vieux.
Comme vous le savez, je suis une formation pour veiller sur le sommeil de gens fragiles dans des lieux dédiés. C'est de l'un d'eux que je veux vous parler, un EHPAD pour être plus précis.
Dois-je vous avouer que je n'en menais pas large, mais j'allais enfin savoir ce que l'on fait des vieux quand ils ne servent plus à personne, voir qu'ils deviennent une gêne.
C'est donc plein d'appréhension que j'appréhendais les lieux, accueilli par un calme....olympien!!! Pas âme qui vive, imaginez le choc! Enfin apparaît une femme qui paraît être ce qu'elle est, à savoir une veilleuse de nuit, de surcroît ma tutrice de stage. Bien vivante, elle a tôt fait de me mettre à l'aise, nous rencontrons l'équipe de jour qui, les présentations dûment faites, nous transmettent les informations importantes sur l'état de dégradation des résidents, j'exagère à peine le verbe!
Après l'introduction de la deuxième veilleuse, avec laquelle nous sympathisons spontanément, nous voici en route pour LA rencontre. Les personnes âgées semblent être terrées dans leurs tanières respectives, tout n'est que silence, si ce n'est le feulement de nos semelles sur le sol caoutchouté. Là, tout bascule brutalement, nous éventrons les tanières et pénétrons dans l'antre de la bête, première rencontre du troisième...âge.
Nous n'allumons pas les lumières, c'est la moindre des choses vu que nous sommes sensés veiller sur leur sommeil! Je ne vois, dans un premier temps, que des ombres et n'entends que des ronflements. Puis, vient le moment fatidique, il y a cent résidents en ce lieu, il faut bien que quelques uns d'entre eux aient besoin de nos services...de façon plus précise!
Premier change d'une personne âgée, que dire si ce n'est que mon silence sur cet acte ne veut que laisser la place à votre imagination qui sera, soyez-en sûrs, en deçà de la vérité!
Mais réjouissons nous, voici venu l'étage des promeneurs invétérés. Certaines personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer déambulent dès qu'éveillées et croyez moi, ce sont de véritables randonneurs pour certains! Ce fut d'abord une délicieuse religieuse, mais pas au chocolat! Elle a quatre-vingt ans, une énergie égale à son espièglerie et adore aller dans toutes pièces n'étant pas sa chambre, c'est un jeu de cache-cache, heureusement, dans les placards, elle laisse la lumière! Mais, parfois, elle rend visite à une "copine", je mets les guillemets car elle est atteinte au dernier stade et perd de plus en plus le sens des réalités, joyeuse triste fin?
Voilà, trois semaines en ce lieu ont changé mon point de vue et j'admire les personnes qui se vouent à soulager les derniers jours de ces magnifiques personnes qu'il m'a été donné de rencontrer, en ce lieu que je me méprenais à prendre pour une morgue.
Un dernier sourire que celui de cet homme superbe qui perd complètement le sens des réalités. Mais je suis tombé sous le charme de son humour qui est, ce me semble, resté intact. Il marchait sans répit dès que ses yeux étaient ouverts, je ne saurai le dire autrement, de jour comme de nuit. Parfois, il se trompait de chambre et, bizarrement, était toujours chez une femme. Il se trompait de récipient pour uriner....systématiquement, mais quand ce fut dans le pot de fleurs d'une dame pas aimable, il est devenu mon copain. Là encore, joyeuse triste fin? A nous de décider!
Dois-je vous avouer que je n'en menais pas large, mais j'allais enfin savoir ce que l'on fait des vieux quand ils ne servent plus à personne, voir qu'ils deviennent une gêne.
C'est donc plein d'appréhension que j'appréhendais les lieux, accueilli par un calme....olympien!!! Pas âme qui vive, imaginez le choc! Enfin apparaît une femme qui paraît être ce qu'elle est, à savoir une veilleuse de nuit, de surcroît ma tutrice de stage. Bien vivante, elle a tôt fait de me mettre à l'aise, nous rencontrons l'équipe de jour qui, les présentations dûment faites, nous transmettent les informations importantes sur l'état de dégradation des résidents, j'exagère à peine le verbe!
Après l'introduction de la deuxième veilleuse, avec laquelle nous sympathisons spontanément, nous voici en route pour LA rencontre. Les personnes âgées semblent être terrées dans leurs tanières respectives, tout n'est que silence, si ce n'est le feulement de nos semelles sur le sol caoutchouté. Là, tout bascule brutalement, nous éventrons les tanières et pénétrons dans l'antre de la bête, première rencontre du troisième...âge.
Nous n'allumons pas les lumières, c'est la moindre des choses vu que nous sommes sensés veiller sur leur sommeil! Je ne vois, dans un premier temps, que des ombres et n'entends que des ronflements. Puis, vient le moment fatidique, il y a cent résidents en ce lieu, il faut bien que quelques uns d'entre eux aient besoin de nos services...de façon plus précise!
Premier change d'une personne âgée, que dire si ce n'est que mon silence sur cet acte ne veut que laisser la place à votre imagination qui sera, soyez-en sûrs, en deçà de la vérité!
Mais réjouissons nous, voici venu l'étage des promeneurs invétérés. Certaines personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer déambulent dès qu'éveillées et croyez moi, ce sont de véritables randonneurs pour certains! Ce fut d'abord une délicieuse religieuse, mais pas au chocolat! Elle a quatre-vingt ans, une énergie égale à son espièglerie et adore aller dans toutes pièces n'étant pas sa chambre, c'est un jeu de cache-cache, heureusement, dans les placards, elle laisse la lumière! Mais, parfois, elle rend visite à une "copine", je mets les guillemets car elle est atteinte au dernier stade et perd de plus en plus le sens des réalités, joyeuse triste fin?
Voilà, trois semaines en ce lieu ont changé mon point de vue et j'admire les personnes qui se vouent à soulager les derniers jours de ces magnifiques personnes qu'il m'a été donné de rencontrer, en ce lieu que je me méprenais à prendre pour une morgue.
Un dernier sourire que celui de cet homme superbe qui perd complètement le sens des réalités. Mais je suis tombé sous le charme de son humour qui est, ce me semble, resté intact. Il marchait sans répit dès que ses yeux étaient ouverts, je ne saurai le dire autrement, de jour comme de nuit. Parfois, il se trompait de chambre et, bizarrement, était toujours chez une femme. Il se trompait de récipient pour uriner....systématiquement, mais quand ce fut dans le pot de fleurs d'une dame pas aimable, il est devenu mon copain. Là encore, joyeuse triste fin? A nous de décider!
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