dimanche 16 mars 2014

Ecrans...de fumée.

   Je fais un constat surprenant, depuis quelques temps je me rends compte que les générations futures nous préparent les désastres de demain. Avant les catastrophes écologiques, précédent les grands changements climatiques, il apparaît une nouvelle forme de danger, elle n'a pas encore de nom, ce pourrait être internetophagie, "la folie des écrans" ou d'autres encore qui me viendront peut-être avant la fin de ce texte.
   Le péril est en la demeure, c'est le cas de le dire, puisque c'est de chez eux, enfermés entre quatre murs, les yeux rivés sur plusieurs écrans à la fois, que les malfaisants de demain agissent. D'aucuns le pressentent, mais personne ne veut ou n'ose encore le dénoncer, de peur d'être taxé traité de ringard ou d'homme de cro-magnon. Je prends donc ce risque tant cela commence à me poser de problèmes sur le manque d'avenir de notre jeunesse, ils ne se sentent plus concernés par leur environnement, n'ayant plus besoin de bouger pour obtenir, ou en tout cas penser obtenir, tout ce qu'ils désirent. Nous ne regardons plus la télévision, clament ils à qui veut l'entendre, normal, nous n'avons que deux yeux, il fallait sacrifier un écran!
   La vraie nuisance est qu'ils passent par internet pour réaliser leurs rêves et le manque d'imagination des jeunes générations actuelles est directement lié à cette surconsommation. Tout leur est dicté, mâché, voire même digéré par quelques personnes qui ont su imposer des besoins consuméristes sans cesse croissants en vidant les esprits de toute forme d'intelligence, leur laissant croire qu'ils sont doués puisqu'ils peuvent tout faire sur un écran.
   Alors ils ne quittent plus ces icônes du nouveau dieu des yeux, à chaque instant il leur faut trouver une raison de prendre leur téléphone ou d'allumer leur ordinateur. Les règles les plus élémentaires de la bienséance sont foulées aux pieds par ces fanatiques de l'écran. Pendant les repas, en compagnie (?) de mes compagnons de travail, je me retrouve seul face à des têtes baissées et des yeux exorbités rivés sur l'écran d'un téléphone sensé les informer, les renseigner sur le climat ou d'autres motifs plus futiles encore. Moi, je regarde le ciel et, s'il est gris, je me dis que, peut-être, il pleuvra, s'il est bleu je suis sûr qu'il fait beau. C'est aussi efficace qu'un écran, avec les oiseaux en plus!
   Que dire de l'évolution technique de plus en plus performante de ces écrans, lorsque j'entends un jeune parler à son téléphone, cela m'attriste et m'inquiète. Mais, quand je le vois lui donner ses empreintes, cela m'effraie, surtout quand la justification en est la sécurité que cela est sensé lui apporter! Bientôt le prélèvement d'ADN?
   Bon, il est facile de jouer le "père la morale" en écrivant un texte sur l'un des écrans susnommés, mais c'est pour mieux atteindre ma cible, puisqu'ils me liront plus facilement qu'ils ne m'écouteront! Il y a longtemps que je n'ai plus utilisé la formule, mais, là, je ne peux que dire :"éteignez moi ces satanés écrans et venez discuter entre humains!

dimanche 9 février 2014

L'odeur de la poudre.

   J'aime ce moment délicieux, juste après avoir tiré au canon, où se répand l'odeur de la poudre, au milieu d'un nuage de fumée au doux fumet de soufre. C'est au petit matin que les narines seront le plus sensibles à cette affriolante senteur, quand le soleil commence tout juste à darder ses premiers rayons. L'aubade du canon est, ne vous en déplaise,  un véritable hommage à la poésie romantique.
   L'aube, ce passage de la journée si propice au calme, lorsque la nature ne fait que s'étirer après une nuit de sommeil, où les âmes belliqueuses des faiseurs de paix sont encore ensommeillées. Le vent n'est encore qu'un frémissement, aucun bruit parasite ne se fait entendre, c'est là, en cette heure magnifique, que le chant du canon va prendre toute sa valeur, déchirant le silence de son chant langoureux, faisant vibrer l'air de son puissant souffle, la fumée restant en un nuage lourd, puis se répandant par volutes dans l'air léger du petit matin. Quel bonheur, quelle sérénité apaisante engourdissent, alors, jusqu'au cœur de l'artilleur le plus endurcit.
   Il est des âmes chagrines pour se plaindre du bruit d'un coup de canon, cela rappelle la guerre, disent certains, alors même qu'ils n'en ont connu aucune, si ce n'est par l'entremise des informations télévisées! L'esprit poétique de l'artilleur n'y verra qu'un rappel de ces magnifiques feux d'artifices, en noir et blanc bien évidemment, mais l'effet de souffle et cette suave odeur de la poudre compensent largement le manque de chatoiements irisés d'un artifice qui, faut il le rappeler, était utilisé comme arme par ses inventeurs Chinois. Les mauvaises langues en sont pour leurs frais et devront bien arrêter de chinoiser!
   Les armes à poudre ayant aussi une âme, nul ne peut nier qu'elles aient aussi une grande sensibilité, de là à admettre que les artilleurs sont des gens pleins de délicatesse et d'attentions énamourées envers leurs obscurs objet du désir, il n'y a qu'un pas que je franchirais allègrement! Des armes avec lesquelles on tire un coup, ramènent forcément à l'amour, mal exprimé, sans doute, mais de l'amour malgré tout.
   Il conviendrait donc de "rendre à César, ce qui est à César" et de reconnaître aux artilleurs le droit de tirer quand ils l'entendent et ce au nom de l'égalité. Nous étions excommuniés par l'église, au même titre que les homosexuels, mais les pouvoirs publics ont autorisé ces derniers à se marier quand ils prétendent nous empêcher de simplement tirer un coup! Il y a là une injustice qui confine au racisme, peut-être nous faudra-t-il aller plaider notre cause devant la cour européenne des droits de l'homme!
   Voilà, c'est tout pour cette fois, mais méfiez-vous, je pourrais bien laisser exploser ma colère si les autorités et les oreilles sensibles continuent de nous mettre des bâtons dans les roues de nos chers canons. L'odeur de la poudre n'est pas prête de retomber!

mardi 7 janvier 2014

Le saint homme.

   Il est ceint d'une auréole et il est sain, ce qui en fait un saint, c'est aussi simple que cela. Il a, en son sein, une grande gentillesse, mais il n'est pas enceinte, il n'est pas une sainte, par contre, il peut être une enceinte puisqu'il enceint les autres de son amour.
   Mais si le saint ceint le sein de la sainte, alors il devient malsain, surtout s'il a de petites mains puisque le sein serait mal ceint. S'il est tendre, nous pouvons dire qu'il est le saint doux, s'il est malade, c'est un syndrome. Dans la défaite, nous disons que le saint perd, s'il s'assoit c'est que le saint siège.
   S'il sent des pieds, c'est un saint nectaire, voire un saint paulin, mais, en aucun cas, un saintpaulia. Les jeunes filles de petite vertu le mettent en odeur de sainteté, mais elles risquent de faire ceinture! Ce qui pourrait le mettre en colère car c'est un ceinturage.
   Si le saint pose, il peut devenir encombrant, mais s'il fait les comptes, c'est que le saint gère (elle est cousue de fil blanc, celle là!). Plein de charme, le saint plaît, mais quand il se rapproche trop, le saint serre. Quand il demande l'aumône, le saint taxe, cela ne le rend pas sympathique.
   Un peu idiot, il y a le saint gland, il peut faire mal! Mais, ce dont nous pouvons être sûrs, c'est qu'il est le saint qui aime, tout simplement!

mercredi 1 janvier 2014

Abstinentes abstentions.

   Une nouvelle année commence, ce peut être une bonne nouvelle, mais apportera-t-elle d'autres changements qu'un simple chiffre? Les tempêtes de fin d'année deviennent une normalité, la neige viendra plus tard, ce sont là des changements concrets, mais ils semblent bien être les seuls visibles. Nos chers élus, quant à eux, ne semblent plus en mesure d'évoluer comme devraient les y pousser les conjonctures, qu'elles soient économiques ou climatiques.
   Il va pourtant falloir qu'ils se décident, le ras le bol devient général, la tension monte et risque de mener certains vers la détention, qui n'est pas une forme de détente! Les actes citoyens, pour être illégaux, continuent de se multiplier, contre le pouvoir politique, mais aussi contre le pouvoir financier, les peuples grondent. Ils en ont assez de l'abstinence imposée par une crise financière qui ne touche que les plus démunis de nos concitoyens, les classes moyennes commencent à en sentir les effets.
   Tout cela crée une situation révolutionnaire qui, si elle ne mène pas forcément à la révolution, peut engendrer une grave crise politique. Je veux parler de tous ces électeurs qui veulent se tourner vers des partis extrémistes, qu'ils soient de gauche ou de droite, n'ayant rien d'autre à proposer que l'illusion d'un monde meilleur. Plutôt que ces votes sanctions, ne devrions nous pas réfléchir à un autre moyen d'infléchir les dirigeants en place?
   Puisqu'ils se font les chantres de l'abstinence, nous n'avons qu'à nous abstenir, cela les aiderait à mieux comprendre. Si personne ne vote, lors des prochaines élections, peut-être entendront ils mieux nos récriminations! Je reste convaincu qu'il vaut mieux pratiquer l'abstention que le pis aller. Nous en sommes au stade où ne pas aller voter constituerait un acte citoyen!
   L'abstention pour l'obtention de nos droits, contre l'obsession des élus d'être des réélus, pour qu'ils cessent de faire abstraction de nos désirs, contre leurs abstentions de décisions utiles, condamnons les, eux aussi, à l'abstinence!
   Voilà, je m'abstiendrais de faire plus de commentaires sur ces ostentatoires abstinents abstentionnistes de décideurs devenus indécis, au point que nous ne sachions plus que décider, nous non plus! Et que l'abstention éveille leur attention, sinon...attention!!!

samedi 28 décembre 2013

La lettre à Louise.

   A toi, ma fille aînée, pour toujours aimée,
   Mon manque de poésie m'ayant reproché
   Tandis que tu fêtais ta vingt-cinquième année
   Permets moi de réponse t'apporter

   Te voyant sortir de la gare de Dinan
   Ô ma fleur épanouie, ma belle enfant
   La lumière se fit, mon cœur près d'éclater
   A la joie d'enfin te retrouver

   Quand, dans les rues nous marchions
   Sous les regards d'hommes effrontés
   T'admirant telle une sublime vision
   Augmentant ma grande fierté

   Tes paroles toujours sensées
   Tes mots toujours pesés
   Me touchent jusqu'au cœur
   Éloignant mes ridicules frayeurs

   Tu m'as offert deux beaux livres
   Pour enrichir mes savoirs
   Puis tu es repartie vers tes devoirs
   De grande joie me laissant ivre

   Toi, ma fille que j'aime
   Toi, ma fille qui m'aime
   Puissent ces quelques lignes
   Sceller notre amour si digne.

        Voilà, ma Loulou, un texte si plein de mes maladresses qu'il en est une preuve éclatante de l'amour que je te porte, bisous.
                                                                                       Papa