vendredi 7 octobre 2011

J'aime les sons du silence.

   Avez vous remarqué, les rares fois où vous retrouvez un vrai silence, les bruits que cela peut faire apparaître? C'est un phénomène étrange, un silence, pourtant total, émet ses propres sons ou alors, peut être, est ce notre cerveau qui les invente, mais le fait est là, le silence total ne peut exister!
    C'est la force de l'humain, mais aussi sa faiblesse, il ne supporte pas le mutisme des sons, s'il n'y en a pas, nous les créons, ce sont des acouphènes morales qui nous permettent de ne jamais nous sentir seul ou isolé, nous nous prenons alors à écouter le silence pour mieux entendre ce qu'il a à nous dire. Le silence parle, donc il émet des sons, c'est évident, sinon comment ferions nous pour l'entendre? Alors, chut, écoutons le silence, veuillez vous rendre insonores, je vous prie.
   Bon, c'est mieux, nous allons pouvoir mieux nous entendre, écoutons cette tranquillité dans le calme retrouvé, profitons de l'absence de bruit. N'entendez vous pas ce petit grésillement, ou un sifflement léger? Ce n'est rien, c'est la mémoire auditive qui se met en repos, voilà, l'effet s'estompe, le silence se fait, respirons moins fort afin que même un souffle ne vienne interrompre ce moment de félicité auriculaire ( non, ce n'est pas que le petit doigt!!). C'est dans ce silence criant que nous découvrirons la vérité, émet il des sons?
    Un ange passe, ah non, c'est une mouche! Paf! Bon, un ange passe disais je, entendez vous, ce sont les rouages de votre cerveau, ils se mettent à fonctionner, le silence inspire les pensées. La sérénité gagne même nos corps, quelques petits craquements vertébraux et c'en est fini du bruit, tout n'est que calme et paix. Là, avez vous entendu ce chuintement? C'est le silence qui s'exprime, il est des sons qui lui sont particuliers, il parle à chacun de nous, mais si nous sommes en un même lieu, il ne nous dit pas la même chose, il s'adapte à l'oreille qui l'écoute.
    Les sons émis sont discrets, feutrés, il faut, pour les entendre, faire le silence le plus total, puis laisser faire l'imagination, entrer en phase de mutisme et alors, doucement, se laisser investir par la résonance afin de percevoir les modulations du silence. Ce ne sont, d'abord, que quelques vibrations, un bruissement, enfin, tous les sens en éveil nous font percevoir les sons, par le corps, par l'esprit puis, pour finir, ce sont les oreilles qui entendent. Sans faire de bruit, les chuchotements du silence entrent en communication avec nous.
    Même les battements de nos coeurs deviennent perceptibles, on entend leur chant, ils rythment le silence, en faisant une douce musique. Le silence est la plus bruyante des déclarations d'Amour dans le secret des âmes, c'est la discrétion qui donne sa force à une flamme déclarée, là les sons du silence sont éloquents et font grand tapage dans le coeur de l'être Aimé.
   Voilà, je vais vous laisser éteindre votre ordinateur pour que vous puissiez profiter du silence. Et si, par malheur, vous n'arrivez pas à entendre les sons du silence, faîtes l'âne ainsi vous aurez du son!

jeudi 6 octobre 2011

Vive le surendettement.

   J'ai découvert, il y a peu, par l'entremise de ma lumineuse bien Aimée, un petit film qui explique en mots simples ce qu'est réellement la dette de l'état. Ce n'est pas une découverte, j'avais déjà fait le constat de la virtualité de l'argent utilisé par les banques pour s'enrichir plus à nos dépens (et dépenses d'ailleurs, le français est une belle langue, non?). Mais j'étais loin de penser que ce sont les états eux mêmes qui ont permis cette situation ubuesque! Ils ont voté des lois qui provoquent le surendettement des états et favorisent les banques, leurs monstrueux bénéfices ne seraient que le paiement des intérêts sur un argent qui n'existe pas!
   Je ne comprenais pas comment faisaient certains de mes proches pour obtenir des crédits bancaires, alors qu'ils étaient déjà endettés, en fait il suffisait de demander. Les banques ont toujours prêté et fermaient les yeux sur les situations financières des gens à qui ils accordaient leur argent, c'est logique puisqu'ils prêtaient de l'argent qui n'a jamais existé! Aujourd'hui, ils font semblant d'être plus attentifs, ils ont même signé une charte pour certifier qu'ils n'accordaient plus créance à n'importe qui, en attendant, ils nous poussent de plus en plus à consommer par des crédits déguisés à des taux qui frisent l'usure, mais toujours avec de l'argent qui n'est pas réel!
   Vous me connaissez un peu, maintenant, je suis quelqu'un de simple, à l'esprit léger, alors je me dis que je ne vois pas pourquoi il faudrait rembourser à une banque de l'argent qui n'existe pas! Puisqu'il n'a aucune réalité, on ne peut pas rendre une chose qui n'est pas réelle! Donc, nous ne devons rien à nos banques, ils nous volent de l'argent qu'ils ne nous ont pas même prêté! Il faut que tout le monde refuse de donner de l'argent à sa banque, si elle veut porter plainte, elle peut, il n'y a que des chiffres sur un papier, mais ce n'est pas de l'argent, juste des numéros!
    Où alors, il y a une autre solution, c'est de réclamer l'argent en espèces sonnantes et trébuchantes:  "monsieur le banquier, je veux vous emprunter 300000 euros pour m'acheter une maison, mais je veux de l'argent liquide, s'il vous plaît". Imaginez la tête du conseiller financier: "mais, monsieur, cet argent ne peut vous être ainsi donné car il n'existe pas!" "Mais, alors, vous ne me prêtez rien, vous êtes un marchand de vent, monsieur le banquier." Voilà ce que devrait être le dialogue, comment puis je prêter ma voiture à un ami si je n'en ai pas!
    Nous nous retrouvons dans une situation où notre gouvernement nous demande de faire des sacrifices pour donner de l'argent à des banquiers qui n'en ont pas, mais qui ont fait semblant de nous en prêter. La justice américaine a condamné monsieur Madoff, les juges de tous les pays du monde devraient en faire autant avec tous les banquiers puisque, finalement, ils agissent comme lui. Quand je disais dans un texte précédent, que ce n'était devenu qu'une immense partie de Monopoly, je croyais plaisanter, en fait j'étais en dessous de la réalité, au Monopoly il y a des billets et ils ont autant de valeur que l'argent que prétend nous prêter notre banquier!
    Il n'y a donc plus qu'une seule solution, il faut arrêter de consommer à crédit, nous obligerons les états à assumer et à recommencer de fabriquer de l'argent, du vrai celui là, c'est à ce prix que tout redeviendra sain et réel.
   Allez, éteignez votre ordinateur et allez faire vos comptes, vous verrez, ce ne sont que les crédits qui vous coûtent.

mercredi 5 octobre 2011

J'aime la polyvalence.

   Dans notre monde, il n'est pas de plus grande qualité requise, il faut savoir faire preuve de polyvalence, avoir plusieurs cordes à son arc est devenu un impératif. Il est nécessaire d'être un "homme à tout faire" aux yeux des employeurs et de l'état puisqu'il prétend obliger les chômeurs à accepter des emplois qui ne leur conviennent pas, pour lesquels ils n'ont pas été formés, ou formatés d'ailleurs.
   La diversification est le mot à la mode dans le milieu de l'emploi, il faut être capable d'exercer plusieurs métiers pour en trouver un, voire les exercer tous en même temps, vu que partout les employeurs ne proposent plus que le salaire minimum, au sacro-saint nom de la compétitivité mondiale. Pour gagner un salaire qui permette de vivre décemment, il faut donc exercer deux emplois au moins, tant que le salaire minimum existe en tout cas, après nous consacrerons notre vie au travail, plus de loisirs, plus de vie, mais ça c'est pour plus tard, enfin je crois, enfin je l'espère!
   En attendant, il faut savoir diversifier ses activités et c'est un expert qui vous le dit, avec un curriculum vitae qui ressemble à un catalogue de vente par correspondance, la polyvalence est devenu un art de vivre chez moi, je n'ai que des raisons de m'en réjouir en ces temps de disette d'emplois, cela me permet de rebondir. Car, loin d'effrayer de potentiels employeurs, mon passé les interpelle, ils sont impressionnés par les capacités d'adaptation d'un candidat, mais refusent de reconnaître une qualification comme acquise. Ma polyvalence fait de moi un débutant perpétuel, c'est là son moindre défaut, mais il permet à tous ces vils avares de ne me proposer qu'une rémunération de misère, je deviens une simple valeur ajoutée!
   Les divers métiers que j'ai pratiqués me servent pourtant quel que soit l'emploi visé, les employeurs qui abusent de ma générosité actuellement le savent, mais ils font semblant de n'en rien voir, ils omettent que la polyvalence permet de développer d'autres dons, celui de clairvoyance par exemple! On apprend vite à connaître sa vraie valeur lorsque l'on prétend se vendre plus facilement, il faut être apte au rebond si l'on veut pouvoir rebondir dignement. Il faut devenir une balle de tennis frappée par Roger Federer et pas une de ces balles en caoutchouc qui partent dans tous les sens, il faut savoir jusqu'où on peut aller si on veut pouvoir aller n'importe où!
   Être polyvalent, c'est posséder des aptitudes, des capacités variées, pouvoir aller n'importe où, n'importe quand, faire n'importe quoi mais pas n'importe comment! Il faut savoir observer les plus expérimentés pour mieux apprendre les gestes ou les postures à adopter face à une nouvelle activité, le développement de la curiosité est un des atouts essentiels pour un polyvalent, c'est la plus grande qualité de la polyvalence, il faut être attentif tout le temps et à tout. Il faut apprendre vite et ne pas reproduire le comportement des autres mais créer le sien propre afin de ne pas avoir à souffrir la comparaison et même devenir plus efficace que ces gens enfermés dans leurs habitudes. C'est un challenge permanent, une espèce de course à l'échalote où, aussitôt une étape franchie, il faut se préparer à la suivante. C'est, parfois, fatigant, mais c'est toujours exaltant de se sentir en vie!
    Voilà, vous pouvez éteindre ces faux vecteurs de la polyvalence que sont vos ordinateurs, car ils ne permettent que de se disperser, là où il faudrait être concentré.

mardi 4 octobre 2011

J'aime la vertu.

   Mais non, ne vous réjouissez pas trop vite, votre Fleuriquet n'est pas devenu vertueux, encore moins chaste, ni même pudique. Je veux parler de la vertu comme d'une qualité qui pousse à faire le bien afin de mieux éluder le mal, comme d'une probité sans faille, comme d'une capacité à être honnête.
   Il faut beaucoup de courage pour faire preuve de vertu dans notre société qui préfère glorifier les désordres de l'immoralité, il faut être d'une grande intégrité si l'on veut vivre décemment sa vie vertueuse et ne pas se laisser aller à la facilité, c'est une forme d'héroïsme que d'avoir de l'honneur. Faire preuve de charité, avoir du coeur sont des vertus que chacun de nous devrait développer, ce sont des valeurs propres à l'humanité, nous avons tous la faculté de le faire, mais nous refusons de plus en plus de l'admettre, comme si c'était un signe de faiblesse et non plus une forme d'intelligente sagesse.
    Au moyen-âge, il a été inventé des ceintures de chasteté pour que les femmes préservent leur vertu en attendant le retour de leur mari, peut être devrions nous créer des ceintures de chasteté morale pour nos dirigeants et tous les faibles qui suivent leur voie par lâcheté. Ainsi, ils seraient contraints de faire preuve de vertus telles que la justice et l'honnêteté, ils retrouveraient leur honneur, pour notre plus grand bonheur.
   Car, la vertu n'est rien d'autre qu'une qualité qui nous rend propres à faire le bien, c'est un pouvoir, une propriété de l'humain, cela devrait être notre priorité. C'est en vertu de cela que nous devrions agir avec la prudence de la pudeur, agir avec pureté nous rendrait notre virginité, nous confinerions alors à la sainteté des anges qui, étant asexués, peuvent préserver leur chasteté. Nous pourrions nous contenter de tempérance, nous ne sommes que des humains et l'on peut développer des vertus sans devenir chastes, ni faire preuve de trop de continence.
    D'ailleurs, je vais, incontinent, vous le prouver, si un ange a bien la capacité à la charité et à la chasteté, ce n'est pas qu'il soit plus vertueux que nous, c'est juste qu'il ne peut faire autrement! Nous, humains, avons la possibilité de choisir, c'est une vertu dont ne disposent pas les anges, vous voyez qu'ils ont leurs défauts eux aussi! En vertu de quelle justice devrions nous faire preuve de pureté, ayons l'honnêteté de reconnaître notre capacité à la faiblesse, alors, vertueusement, nous ferions amende honorable, ce serait la preuve de notre pudeur à admettre nos vertus.
   Voilà, ma haute moralité me donne la vertu de vous avouer que la vertu est difficile à aimer autant qu'à pratiquer, aussi aurai je la pudeur de vous demander avec une certaine retenue d'éteindre votre ordinateur et, comme moi, d'aller vous coucher parce que là, je suis vraiment fatigué. (qui a dit ça se voit?)

lundi 3 octobre 2011

J'aime le dérèglement climatique.

   En ce début d'automne, nous vivons des journées particulièrement chaudes et ensoleillées, vu l'été dont nous avons été gratifiés, nous devrions nous en réjouir. Mais non, l'humain est ainsi fait que rien, jamais, ne le satisfait.
 "Il fait trop chaud." "On va payer ça cet hiver." "on ne sait plus comment s'habiller." "la météo est devenue folle." Ce ne sont que quelques unes des remarques que l'oreille attentive peut glaner à gauche ou à droite, il semble y avoir une certaine crainte de ces dérèglements climatiques de la part d'une majorité de personnes. Quand on pense aux trésors d'inventivité dont ont fait preuve les écologistes pour faire craindre le réchauffement des températures, pour n'obtenir que peu de réactions, il devient drôle de voir l'effet d'une semaine de chaleur intense début octobre!
    Ce n'est pas la première fois que ce phénomène se produit pourtant, mais là, il déclenche des inquiétudes surprenantes. Dans l'horticulture, nous voyons des plantes entamer leur fleurissement de façon désordonnée, je mange encore de nombreuses framboises au long de mes journées de travail, c'est surprenant mais plutôt réjouissant. Tout comme ce sursis de chaleur, ce midi j'ai mangé au milieu de ma pépinière, en plein soleil et j'ai eu le sentiment d'être un peu en vacances, je ne vais pas m'en plaindre!
    C'est une année faste que celle que nous vivons, un hiver enneigé et froid, auquel a succédé un printemps précoce et très chaud, un été où nous n'avons pas eu à souffrir de la chaleur et, maintenant, un "été indien" pour débuter l'automne. Avouons que cela pourrait être pire, je ne vois donc que des raisons de se réjouir de tous ces changements, surtout que je n'ai pas eu de véritables vacances cette année! Cela fait maintenant plusieurs années que l'été n'est pas à la hauteur des espérances des estivants, mais, au lieu de se plaindre, ils n'ont qu'à changer les dates des vacances, ainsi ils profiteront du beau temps quand il est là!
     En fait, il suffit de bouleverser nos habitudes de la même manière que les changements de climat, c'est l'adaptabilité qui nous permettra de mieux résister à ces évolutions de la météo, puisque rien de ce que nous pourrions faire ne changera quoi que ce soit à ces phénomènes. Il nous faudra emplir nos sacs à dos de vêtements divers et variés, allant du gros pull au maillot de bain, en passant par les bottes et les sandales, le tube de crème solaire voisinant avec celui pour les gerçures, le parapluie et le parasol deviendront inséparables.
    Voilà, c'est pour ça que j'aime les dérèglements climatiques, ils apportent le changement et un peu de nouveauté dans nos rapports avec la nature, cela vaut tous les discours de nos démagogues écologistes. Du coup, on pourrait même penser que la fin du monde de l'année prochaine n'est qu'un simple changement de style de vie, un renouveau plutôt qu'une fin, c'est réjouissant plus qu'inquiétant!
    Allez éteignez votre ordinateur et allez enfiler votre maillot de bain, mais pensez à emporter vos moufles, ne sait on jamais!