vendredi 30 septembre 2011

J'aime l'extraction.

  Je pourrai aussi titrer "j'aime mon dentiste acte 2", car aujourd'hui, nous sommes rentrés dans le vif du sujet, je me suis fait arracher six dents ou ce qu'il en restait en tout cas! Bon, maintenant je peux jouer les fiers à bras, sur le coup je n'en menais pas large, mais le plus dur est fait et mon ravalement de façade prend forme.
   Vous devez vous demander comment je peux aimer l'extraction après une pareille séance, voire vous dire que je suis masochiste, mais non, d'abord il me faut avouer que ma dentiste a fait un travail merveilleux et plein de douceur, elle a été efficace et rapide, de plus, elle m'a tellement endormi la mâchoire que je ne pouvais plus rien sentir. J'ai eu l'impression d'avoir la bouche déformée pendant près de trois heures, mais je n'ai pas eu mal du tout et, si ce n'avait été les bruits et les outils terribles qu'elle a utilisé, je ne me serai rendu compte de rien.
   Ce fut une avulsion mais point un arrachement, ce fut un déracinement mais point une exérèse, ce ne fut qu'une extirpation de mes souches! Mais, si j'aime l'extraction, c'est qu'elle peut être tout autre chose, elle peut être une filiation définissant notre condition, c'est incroyable le nombre de mots à double sens de notre langue, là, on peut passer de l'arrachement au rattachement! Nous pouvons à la fois subir une ablation et hériter d'une ascendance.
   Nous pouvons ainsi dessoucher une partie de nous et apporter une souche à nos origines, éradiquer une part de nous même et retrouver nos origines, on peut aussi, tel l'orpailleur, extraire un minéral riche du sol et enrichir notre lignage d'un aventurier devenu riche!
    Tout ça pour quelques dents arrachées, me direz vous, mais c'est la dentiste qui m'a dit de penser à autre chose pendant quelle opérait. J'ai donc laissé mon cerveau divaguer et vous savez combien cela peut être dangereux avec un illuminé comme moi. Je vais réussir à transformer un arrachage en texte, j'ai extrait le meilleur du mal et j'ai trouvé des synonymes à l'action afin d'oublier la douleur provoquée, car, je dois bien vous l'avouer, cela fait horriblement mal, maintenant que l'anesthésique a cessé d'agir, j'en pleurerai si je n'étais pas occupé à vous écrire!
    Si je vous disais le contraire, j'aurai l'impression de mentir comme un arracheur de dents! Allez, éteignez votre ordinateur et allez vous brosser les dents, si vous ne voulez pas avoir à écrire pour oublier votre extraction!

jeudi 29 septembre 2011

J'aime la ratatouille.

   J'aime la ratatouille, pas de doute, rien que le mot en lui même est déjà tout un roman, à l'origine ce n'est qu'un ragoût que l'on touille, mais les Niçois se sont appropriés le nom et, aujourd'hui une ratatouille est forcément ce plat de courgettes, aubergines, poivrons, oignons et tomates cuits dans l'huile d'olive.
   Ce soir, c'est ce que j'ai mangé, elle m'a été préparée avec Amour, c'est ce qui lui a donné cet indéfinissable goût d'inspiration . Car, pour être réussie, une ratatouille doit être préparée avec patience et passion, deux caractéristiques propres aux Amoureux que nous sommes ma Cathy et moi. Elle était si parfaite que je ne l'ai accompagnée que d'un bout de pain, elle se suffisait à elle même, les délicieux légumes ont nourri mon corps, l'Amour, qui a permis sa cuisson parfaite, nourrissant mon âme.
    Finalement, la ratatouille ne ressemble t elle pas à de l'Amour? Un savant mélange de différents ingrédients, savamment dosés, mariés par une cuisson lente, juste ce qu'il faut d'huile pour permettre aux légumes de se marier idéalement, sans heurts, elle fluidifie les relations. L'attente de la cuisson parfaite ressemble à s'y méprendre à celle liée à l'aboutissement d'une très belle histoire d'Amour, il faut attendre mais ne jamais relâcher son attention.
    Tout cela mène à la perfection, qu'elle soit culinaire ou Amoureuse, sauf bien sûr si l'on décide d'en faire un ragoût, puisque de par son nom, il devient peu ragoutant! Nous passons alors sur un autre sens de la ratatouille, celui de la raclée, de la torgnole. Ce moment de la vie où l'on se sent très seul, après une dégelée comme on l'appelle parfois, que ce soit une lourde défaite sportive, un échec professionnel ou scolaire, une ratatouille n'est pas agréable à subir.
   Dans le cas d'une bagarre, c'est encore pire, non seulement le sens du mot ne ramène plus au plat cuisiné, mais les ingrédients peuvent en faire une salade de fruits: "j'ai pris tant de pêches dans la poire que je suis tombé dans les pommes!" La ratatouille devient une pluie de coups, le visage finit par ressembler à un potiron, le nez à une fraise et vous avez beau tenter d'expliquer à la brute qui vous massacre que ces ingrédients ne font pas partie de la recette, il n'en continue pas moins à vous marteler jusqu'à faire de vous une marmelade, il n'avait qu'à le dire qu'il n'aimait pas la ratatouille!
   En même temps, si vous faites des salades (niçoises), il n'est pas étonnant que cela finisse par une ratatouille! Ils sont très logique les habitants de Nice, ou alors très portés sur la bagarre! Tout cela risque de finir en ragougnasse, c'est à dire en très mauvais ragoût et on finit par se retrouver en capilotade ou en salmigondis! C'est toujours à manger, mais ce n'est pas aussi fin qu'une ratatouille!
    Voilà, j'aime la ratatouille, malgré son double sens, il faut bien dire que c'est un joli mot, dans les deux cas, Il faut juste préférer la manger que la prendre!

mardi 27 septembre 2011

J'aime les homonymes.

  Ne vous y trompez pas, quand je parle d'homonyme, je ne veux pas parler d'autres personnes s'appelant Fleuriquet, en existerait il seulement? Non, là je ne veux parler que des mots de notre belle langue, homographes ou homophones, ceux qui donnent un tel charme aux dictées de l'école primaire. Ces mots terrible pour lesquels il faut comprendre le sens de la phrase avant que d'être sûr de les bien orthographier. Je suis sûr que vous êtes sur la bonne longueur d'onde, si vous avez un goût sur dans la bouche!
   C'est parti, j'en prends le parti et nous allons faire une partie de jeux de mots ensemble, je sens que vous êtes déjà sous le charme, pas l'arbre mais le sortilège évidemment! Si nous sommes plus de vingt, le jeu ne sera pas vain, si'l y a maints heurts, nous boirons du vin pour n'en point venir aux mains avant l'heure. Puis nous dînerons à la fortune du pot, aux restes nous ferons la peau, c'est toujours plus agréable que de souffler dans l'appeau!
    Puis nous réciterons un lai comme des frères lais, mais pas laids, si cela nous ennuie, nous irons chasser la laie sur les lais côtiers, avant que de se désaltérer d'un verre de lait. Il n'y a pas de mais, nous ne sommes plus en mai, d'ailleurs on récolte le maïs, nous pourrons en faire du pain sur la maie, si vous ne voulez pas, je n'en puis mais. Ne restez pas sur votre quant à soi, quand je vous en dis tant, prenez votre temps, qu'en pensez vous? Quant à moi, si je tente de simplifier mon discours, c'est surtout pour faire plaisir à ma tante, celle qui a monté sa tente au camping, elle est sur la mauvaise pente et, quand il vente, point elle ne se vante.
    Bon, je commence à ne plus être très frais, il faut que je me mette en frais si je veux pouvoir ramener ma fraise, mais, si je fraise, ça va faire du bruit et je n'aurai plus qu'à aller aux fraises. Il faut que je fasse un temps d'arrêt si je ne veux être mis aux arrêts, si je ne veux pas l'avoir dans la raie, je m'arrête mais alors les poissons l'auront dans le dos puisqu'ils n'auront plus d'os, ce qui vaut mieux que de n'avoir plus d'eau!
    Il faut que je prenne ma faux pour tailler dans le vif, ce n'est pas faux, n'est ce pas mes féaux? Si certains en ont marre, ils n'ont qu'à dire non, ils ne vont pas me mettre un pain parce que j'ai peins le pin, mais si ça sent le pain ce n'est que la faim, alors que si ça sent le pin c'est que c'est la fin, par contre si ça sent le sang, ce sera sans moi.
    Voilà, je mets les voiles, donc je mets un voile sur mes écrits alors éteignez votre ordinateur...... Ah, bon c'est déjà fait!

dimanche 25 septembre 2011

Peut on soulever les montagnes pour mieux les enjamber?

 La question, ainsi posée, peut paraître étrange, mais pas si insensée qu'elle en a l'air car une montagne peut être plus facile à déplacer qu'à escalader! Ce n'est jamais qu'un obstacle, un gros obstacle, certes, mais il suffit d'avoir la foi et ce n'est pas moi qui le dit, mais Jésus!
   Retors comme vous l'êtes, vous allez ergoter sur le fait de l'enjamber après l'avoir soulevée, mais enjamber est aussi faire un pas en avant et pour franchir la montagne, même levée, il faut avancer! Vous la ramenez moins là, bon, maintenant que j'ai soulevé le problème, il n'y en a plus, nous pouvons donc avancer sans soucis. Vous voyez bien que la question n'est pas dénuée de sens.
    Vous pouvez aussi vous dire que, finalement, on peut la contourner cette montagne, ce n'est pas faux, je vous le concède, seulement nous ne pourrons pas résoudre le problème si nous l'évitons, ce serait donc tourner en rond, c'est un coup à se mordre la queue et ça ne résout rien, ce serait un faux pas! Mais en aucun cas une enjambée, là, j'ai levé le lièvre mais pas la montagne, vous dites vraiment n'importe quoi!
   Nous pourrions aussi bien creuser un tunnel, pourquoi pas, mais il faut des excavatrices, des bulldozers et même une pioche, alors qu'il ne faut qu'un peu de foi pour soulever la montagne, ce serait se compliquer la vie alors que le but est d'éluder un problème, pas d'en créer de supplémentaires!
   Ah, Jésus vient de me souffler à l'oreille qu'il n'a pas parlé de soulever les montagnes mais de les déplacer, il s'y met lui aussi! Mais, mon cher Jésus, soulever une montagne, n'est ce pas la déplacer? N'oublions pas qu'il faut avoir la foi, si vous avez des doutes, vous ne soulèverez rien et, s'il n'y a pas de soulèvement, il n'y a pas de révolution, mais puisque la révolution est un tour complet, on en revient à contourner la montagne, nous voici revenus à notre point de départ!
   Bon, où en étais je? Avec toutes ces interruptions, je m'y perds! Ah, oui, il faut soulever les montagnes, donc avoir une foi inébranlable et alors la montagne ne semblera plus un obstacle, il n'y aura plus qu'à faire une enjambée et le tour est joué, sans la contourner, ce qui est encore plus fort! La foi sera donc le vérin qui permettra ce qui semblait impossible aux terre à terres et autres rabougris de la vie.
   C'est ce qui nous est arrivé à ma Chérie et moi, nous avions des montagnes qui nous séparaient, notre Amour nous a donné une telle foi l'un en l'autre que les montagnes ont été soulevées par nos simples regards, nous n'avions plus qu'à avancer, c'est ce que nous fîmes et à grandes enjambées! Vous pouvez me croire, il est plus facile de soulever les montagnes pour les enjamber puisque, malgré la foi en notre Amour, nous n'aurions jamais pu imaginer nous retrouver aussi vite tant il semblait y avoir d'obstacles. En fait, je me demande parfois si nous ne les avons pas tout simplement fait voler en éclat ces montagnes qui nous séparaient!
   Voilà, donc je le redis haut et fort, nous pouvons soulever les montagnes pour mieux les enjamber, si vous ne me croyez toujours pas c'est que vous n'avez pas la foi, alors n'essayez même pas, continuez d'escalader la montagne, vous verrez bien si quelqu'un vous a attendu de l'autre côté. Peu m'importe puisque j'ai retrouvé ma Cathy et que les seules montagnes que nous soulèveront dorénavant, serons des montagnes de baisers Amoureux!
   Allez, éteignez votre ordinateur et allez tenter de soulever une montagne, pour savoir si vous avez la foi.

J'aime les remparts.

  Comment ne pas se sentir petit quand, au pied de ces monuments défensifs, le regard s'effraie de leur simple hauteur tandis qu'ils nous toisent de leur majestueuse morgue. Tout à coup, l'expression "être au pied du mur" prend tout son sens, on se sent écrasé par ces murailles de pierre, que des hommes se sont acharnés à ériger, afin de défendre leur ville, leurs biens, leurs proches, voire leurs propres vies.
   "Si tu veux la paix, prépare la guerre", est la deuxième citation qui vient à l'esprit face à ces armes dissuasives que sont ces fortifications. Nombre de velléités guerrières ont dû prendre fin face à ces citadelles de pierre, pourvues d'hommes en armes bien décidés à vendre leur peau au prix fort et Fleuriquette, ma chère hacquebute, et ses consoeurs ont dû arrêter beaucoup d'assaillants. Ils ont dû se transformer en partisan de la paix ou, plus surement, ont été attaquer d'autres villes moins bien fortifiées!
   Talus, escarpement, muraille, véritable ceinture de chasteté pour ville inviolée, si ce n'est à cause de la couardise ou de la traîtrise de quelques uns de ses habitants. Pourquoi s'acharner puisque l'on sait la place imprenable par la force? Pourquoi lutter quand il ne faut que ruser? Grâce aux remparts, chacun sait ce que signifie "tenir le haut du pavé"!
   Face à ces murailles, je ne puis m'empêcher de faire le parallèle avec la vie, surtout lorsque d'enfants elle s'est parée. Nous avons alors des biens précieux à défendre contre les assauts de la vie. Ils sont nombreux et nous nous devons de bâtir une protection autour de nos enfants afin de les en protéger au mieux. Nous devenons les remparts qui, à l'instar de ceux des villes ou des châteaux, ne sauraient être inexpugnables mais servent à rassurer d'abord.
   Cependant, nous sommes les armes défensives de nos enfants et devons amortir les chocs des projectiles que leur lance la vie. Et si, par malheur, une brèche se crée, il faut mettre toute notre énergie à la reboucher, les enfants ne doivent pas pâtir de nos faiblesses. Nous devons être leur dernier bastion, celui où ils peuvent se réfugier lorsqu'ils sont confrontés aux vilenies de la vie, l'abri sûr où ils pourront panser leurs blessures en paix.
   Nous sommes la forteresse où ils pourront se forger leur propre carapace, le parapet où ils pourront prendre appui, la muraille à l'abri de laquelle ils pourront grandir, sereinement protégés des aléas de la vie. Comme les défenseurs sur le chemin de ronde, nos enfants doivent se sentir sécurisés par notre solidité et par notre stabilité, qu'une simple fissure apparaisse et c'est tout le système défensif qui peut être remis en cause, nous ne pouvons faillir. La confiance des enfants ne supporte pas la trahison, nous devons donc être de solides remparts assurant la sauvegarde de leur bien être dans tous les moments de leurs vies.
   Voilà, je veux être la muraille de mes enfants et des enfants de ma bien Aimée Cathy. Mais, il ne faut pas s'y tromper, si le père peut se faire rempart, c'est la mère qui est enceinte!
   Allez, éteignez votre ordinateur et allez vérifier que vous n'avez pas un peu de maçonnerie à faire pour consolider la confiance de vos enfants.