mercredi 26 mai 2021

Ecrire aveuglément.

    Ayant appris à contrôler mes maux, je retrouve enfin mes mots, je ne les avais qu'égarés dans un coin brumeux  de ma tête et ils reviennent noircir un peu l'écran devenu blanc de mon blog. Il me reste cependant un étonnant obstacle à franchir, taper mes textes sur un écran que mon épilepsie m'interdit de regarder. Je sens quelques sourires ironiques mais il faut comprendre que je suis si amoureux de notre belle langue, je m'en voudrais de la mal écrire faute d'avoir pu me relire. Heureusement que mes doigts avaient déjà pris l'habitude d'une certaine indépendance dans l'écriture, il me faut juste accepter de leur faire une confiance aveugle alors qu'il me faudrait plutôt les garder à l'oeil. Cependant je dois admettre qu'ils trouvent facilement l'inspiration, je pourrais dire les doigts dans le nez s'ils n'étaient concentrés sur le clavier.

   Voilà, à peine ont-ils pris le pouvoir que leurs mots divergent de mes pensées, du coup je ne sais plus où j'en suis puisque incapable de me relire.

   Peu importe, je vais laisser libre cours à mon esprit vagabond de conter tout ce qui lui fait envie. Or il se trouve que l'envie est d'écrire afin de décrire les vues qui s'offrent à mes regards. Je veux offrir une photographie littéraire de cette vie qui cultive tant la différence que je lui étais devenu indifférent, elle redevient ma vie avec ses aventures qui n'en sont pas.

   Il ne manquerait plus que mes doigts en fassent toute une histoire !!!

mercredi 20 janvier 2021

Mascarade.

    Nos chers gouvernants semblent s'être adaptés à la situation bien mieux que pourraient le laisser penser la succession de décisions ineptes. Ils savaient ce qu'il faisaient en nous contraignant à avancer masqués, en fait ce n'est pas pour assurer une protection des citoyens mais bel et bien pour nous faire comprendre que nous sommes en plein carnaval ! Il ne nous manque plus que le vaccin pour pouvoir organiser des cavalcades ou des manifestations, selon que l'on soit pitre ou engagé politiquement, ah non, suis-je bête, c'est la même chose. 

   En attendant, rien ne nous empêche de faire des constats sur cette situation particulière et, avouons le, pour le moins dangereuse... surtout pour les gouvernements en place ! Nous pourrions faire preuve de magnanimité vis à vis d'eux, ils n'en savent pas plus que nous sur cette étrange maladie. Seulement leurs mensonges permanents sur la situation économique, écologique et humaine nous ont fait perdre la confiance nécessaire en eux. Les ordres suivis de contre-ordres, des membres du gouvernement qui se contredisent et un président toujours aussi imbu de sa personne ne laissent plus  de place au doute, ces gens là n'aiment pas le peuple, peut-être n'aiment-ils pas même la France.

   D'ailleurs il n'est pas utile de se servir du covid19 pour en apporter des preuves, le "bébé à sa maman" n'a respecté aucun de ses engagements de la campagne présidentielle. C'est une bonne nouvelle pour le social mais c'est bien le seul avantage que nous en tirerons, mais il est des domaines où l'incurie du président ne nous apportera que des problèmes. Il me faut cependant reconnaître qu'il a réussi quelques prouesses, mettre toutes les couches de la société en accord par exemple, le problème étant que tout le monde est d'accord sur son incompétence notoire !

   Je ne vais m'attarder que sur un seul sujet qui prouvera que mes propos ne sont pas totalement exagérés, l'écologie. Car ce sont bien les décisions gouvernementales à ce sujet qui ont réussi à me remettre au clavier. Monseigneur, après avoir joué les chantres de l'écologie mondiale se présente en modèle, la France va restituer trente pour cent de sa campagne à la nature, c'est une décision forte de prime abord. Malheureusement ce n'est qu'un effet de manche supplémentaire du comédien qui joue au président qui, comme depuis le début de son mandat, ne tiendra pas ses engagements ou de manière détournée.

   Ainsi les zones naturelles à protéger ne sont pas sur le territoire métropolitain, ou très (trop?) peu. Nous allons sanctuariser des zones de la France où il n'y a absolument personne pour y pourrir la nature, des îles perdues dans les contrées lointaines et totalement isolées. Alors les esprits chagrins soutiendront que c'est aussi la France, je suis d'accord même si ce ne sont souvent que des réminiscences de notre passé colonial, mais c'est ici, en métropole, que l'urgence prime. Seulement comment un élu aussi admiratif de l'inhumanité financière de notre monde, cause principale du pourrissement de notre planète, pourrait-il annoncer aux grandes fortunes de France qu'elles vont devoir payer pour les dégâts commis ? Il préfère s'assurer de pouvoir trouver un emploi trop payé pour garantir un avenir radieux à sa mèmère, quitte à le faire à nos dépens !!!

mercredi 30 décembre 2020

Solidaires solitaires.

   Les errances pédestres, qu'autorise encore le peu de liberté qui nous est laissé par la situation actuelle, me permettent de croiser de nouvelles personnes plus disertes qu'à l'habitude, plus nous sommes enfermés moins nous sommes renfermés, c'est une bonne nouvelle pour un bavard comme moi. Plus nos dirigeants nous exhortent à l'isolement, plus nous allons vers les autres, ce pourrait être un lieu commun en France où la désobéissance semble une seconde nature, mais ce n'est pas le cas.

   Tout le monde porte ce masque tant critiqué, j'ai même le sentiment que beaucoup d'entre nous y prennent plaisir, comme un nouveau moyen de vivre caché dans cette société qui exhibe tout. Il y a un autre côté positif, nous nous regardons dans les yeux lors des conversations, c'est une habitude que beaucoup d'entre nous avaient perdue. Cette pandémie aura des retombées positives, la peur de mourir nous apprend à vivre en nous rappelant que notre voisin est aussi un être humain, que le respect  dû aux personnes âgées est un devoir et que le mot entraide n'est pas vain. 

   Nous ne faisions plus que nous croiser, les contacts étaient de plus en plus rares, les promenades de plus en plus solitaires ont laissé la place à des promenades de plus en plus solidaires. Il est surprenant de constater qu'une maladie contagieuse pousse les gens à être plus ouverts aux autres. Plus nos décideurs font preuve d'incertitude, plus nous réagissons par nous-même, il nous faut une crise sanitaire pour développer notre esprit critique à nouveau et cesser enfin de subir les décisions ineptes de nos gouvernants sans réaction. Tout notre système de valeurs est remis en cause, à commencer par les règles de savoir-vivre, mais aussi dans nos modes de consommation, de déplacement, voire de travail. 

   Cependant, ce qui me séduit le plus dans ces échanges avec les personnes croisées est la prise de conscience écologique qu'entraîne cette situation particulière. Bizarrement l'humain prend conscience que c'est son comportement qui a permis le développement de cette maladie et qu'il est enfin temps de respecter cette nature comme la mère qu'elle est, nous devons cesser d'être son enfant capricieux. Ce qui me gène le plus est que c'est la peur qui pousse à agir une majorité de personnes, comme pour la pandémie. 

   Mais, pour l'instant, cela ressert les liens entre nous, nous réapprend la solidarité et le respect, le savoir-vivre ensemble. Finalement l'ombre de la mort nous rappelle que la vie est courte et que nos voisins sont, eux-aussi, des êtres humains que nous croisons tous les jours et, surtout, que nous ne sommes pas seuls.

jeudi 29 octobre 2020

La marche du déclin.

    Depuis le confinement du printemps est apparue une nouvelle espèce de promeneurs, ils sont facilement reconnaissables car c'est une seule tranche d'âge qui est concernée, celle des plus de soixante-dix ans. Il y a un autre moyen de les reconnaître, il s'agit de leurs tenues vestimentaires colorées et moulantes qui permettent de les voir arriver de loin. Ils semblent ne pas s'être remis des marches forcées que leur imposait l'heure impartie pendant l'emprisonnement sanitaire. Ils restent sur le même rythme quand bien même ils disposent de la journée.                                                                                                            

   Ils n'arrivent plus à ralentir, le rythme est pris, c'est décidé ils vont devenir de grands sportifs. D'ailleurs ils ont déjà adopté les tenues sportives et certains déambulent avec le casque sur les oreilles, là je ne suis pas certain qu'ils écoutent de la musique. Il semble que ce soit surtout un moyen de n'avoir pas à parler car, essoufflés comme ils le sont, il ne peuvent émettre que des ahanements de cheval cacochyme. Mais ils continuent de courir ou, pour le moins, de marcher vite surtout s'il y a du monde pour les regarder, dès qu'ils se croient seuls le rythme retombe, ils ne semblent motivés que par le regard des autres.

   Alors, bien sûr, j'entends déjà les esprits chagrins récriminer, le sport est bon pour la santé et c'est bien de s'entretenir, certes mais il faut savoir raison garder. Mais là, il est question de la façon de pratiquer, aucun encadrement, pas d'accompagnement, ils ne sont renseignés que par les applications de leurs téléphones. Ils adoptent des tenues si moulantes que même de jeunes sportifs n'oseraient porter, en fait ils sont en pleine crise de retour d'âge, ils ne veulent pas s'entretenir, ils veulent rajeunir, femmes et hommes compris, l'égalité enfin obtenue !!!

   Elles et ils n'hésitent pas à mater, voire à allumer, tout ce qui a moins de cinquante ans, moulés qu'ils sont dans ces tenues trop étroites qui laissent apercevoir jusqu'à ce qui ne se montre pas. Ils n'ont plus même le respect d'eux-même, moins encore des autres, ils ont l'air de se croire immortels comme tout ceux de cette génération de baby-boomer. ils ont pourri la planète, ont imposé leurs points de vue et ils prétendent continuer de nous emmerder le plus longtemps possible.

   Alors faites comme moi, n'hésitez pas à provoquer de cette abominable représentation de l'être humain, aussi nuisible à la nature qu'à l'humanité. Ne leur tendez surtout pas la main, tendez le pied pour les faire trébucher, dans l'état de décrépitude avancée où ils se trouvent cela devrait suffire à nous en débarrasser avant qu'ils ne nuisent à leurs petits enfants, déjà qu'ils n'ont pas hésité à sacrifier leurs propres enfants !

  

lundi 21 septembre 2020

A un détail près.

   Il est surprenant de constater à quel point un simple détail peut tout changer dans l'art qu'a développé la vie de s'adapter aux conditions imposées. Il est vrai qu'il suffit de ce petit rien pour changer beaucoup de choses. Ainsi le naïf que je suis se réjouissait déjà de voir de plus en plus de peuples réclamer leurs simples droits à des pouvoirs devenus aveugles à autre chose que l'enrichissement d'une minorité. Même les pseudo-démocraties, telle la notre, devaient faire face à ces mouvements inattendus de révoltés contre l'inhumanité des décisions gouvernementales. J'entends par là le peu d'attention que prêtent les décideurs aux risques d'atteinte à la condition humaine lorsqu'ils ont besoin de donner un coup de pouce à leur système déclinant. Ils s'accrochent à une bouée percée et pensent pouvoir s'en sortir en la regonflant de temps en temps, c'est qu'ils ne manquent pas d'air les bougres !!!
   Le système économique actuel semblait donc en danger, entre l'écologie et les révoltes de plus en plus nombreuses, mais voilà que surgit un simple virus comme nous en avons tant connu, auxquels l'humanité a survécu quoiqu'il arrive, même la peste noire n'a pas eu raison de nous. Ce virus n'aurait pas fait plus de dégâts si nos autorités l'avaient laissé suivre son cours habituel, à n'en pas douter, tuant son lot de personnes qui n'avaient plus de résistance à offrir puisque déjà malades ou en fin de vie. Ce n'est donc qu'un petit détail à l'échelle du monde vivant, un détail qui tue certes, mais que des humains et en petit nombre de surcroît. Pourquoi nos autorités auraient-elles décrété l'urgence absolue et totale pour nous en protéger puisqu'elles ne s'inquiètent pas même de voir mourir de faim certains de leurs concitoyens ? 
   C'est leur dernière façon de regonfler leur bouée sans doute, ils ont décidé de réutiliser la peur comme moyen de maintenir leur dictature en place, la dictature de l'enrichissement avant tout. Tous les régimes dictatoriaux se sont servis de cette arme pour tenter de se maintenir en place, jamais aucun pourtant n'a duré beaucoup plus longtemps que les autres. Heureusement que ceux qui pensent diriger notre planète sont de plus en plus idiots, c'est dû sans doute à la consanguinité à force de ne plus vouloir se mélanger avec le peuple, et ils sont si tournés vers l'avenir qu'ils en oublient les leçons du passé, plus dure sera la chute !!! 
   Tout ceci devrait réjouir le révolté que je suis, la révolution se fera quoiqu'il arrive, qu'elle soit de source humaine ou imposée par mère nature elle aura bien lieu, c'est aujourd'hui une certitude même pour ces immondes décideurs. Il leur reste pourtant un moyen ultime de continuer de vivre comme s'ils étaient seuls au monde, le déclenchement d'une guerre par exemple ou encore l'utilisation "ciblée" de virus, faisant alors des millions de morts, voire même des milliards, nous n'en sommes plus à un détail près, n'est-ce pas ?