En cette période de renouveau printanier je suis en train de bourgeonner, mes velléités de départ prennent de plus en plus forme, au gré de ma forme mais pas de mes formes puisque je reste désespérément maigre. Mais les longues marches journalières depuis un mois me prouvent de plus en plus que je dois partir pour où et ce sans plus tarder, avant qu'il ne soit trop tard en quelque sorte et que je reparte encore sans y être préparé.
Les amitiés que j'ai pu lier à Saint-Malo ne semblaient pas croire cela possible, c'était avant que mon dos ne se redresse et, avec lui, ma tête d'ailleurs je recommence à marcher dans les nombreuses crottes de chiens sur les trottoirs. Seulement ça ne m'irrite pas, au contraire ça prouve que je ne regarde plus où je mets les pieds, ils décident tous seuls de la direction à prendre et de la durée de la randonnée du jour. cela permet à mes yeux de vagabonder au gré des richesses qu'ils découvrent, transmettant à mes doigts la charge de le raconter puisqu'ils ont plus de vocabulaire que mon cerveau. De plus ce dernier est peu en état de fonctionner avec cette foutue épilepsie, alors je préfère me passer de lui, officiellement, afin qu'il n'entrave pas ma démarche.
L'arrêt du tabac et de ses sous-groupes n'y est pas étrangère, outre l'odorat et le goût le souffle revient lui aussi me permettant à nouveau de ne pas manquer d'air, le même que celui qui va me pousser dans la bonne direction, celle de l'aurevoir. Là est réapparu un personnage que j'avais complètement omis dans l'histoire de ma vie, moi-même. Mais si je ne me suis pas étranger, c'est un nouvel ami qui apparaît à ces personnes qui ne m'ont connu que dans les méandres de la maladie et des luttes internes qu'elle provoque et ils croient enfin que ce pèlerinage n'est pas une lubie ou un rêve.
Alors le discours suit les idées, ils regardent l'aventure comme un possible et plus comme impossible ou seulement pour eux-mêmes et, donc, me taxent de courageux d'ainsi décider ce que j'entreprends. Mais il n'est nul courage dans une décision, juste une envie de concret, juste une envie d'un départ qui serait le dernier vers un lointain possible, partout mais ailleurs encore une fois, une ultime fois animée par la seule vraie foi, celle que chacun accorde à son pouvoir, décider.
Ce n'est pas même une forme de courage, plutôt une illusion du courage.
Partir pour être sûr de son courage, celui de quitter, sans doute définitivement, ce monde qui est le notre et qui ne me sied plus, mais il est d'autres séparations qui demanderont vraiment du courage et de l'honnêteté. Celles des parents des amis et, plus que tout, des enfants qui devront eux aussi faire preuve du courage de me laisser doucement m'effacer de leurs vies, sauf à me rejoindre à certaines étapes de ce grand voyage que je veux faire, partir sous d'autres cieux avant que de partir aux cieux.
Ce n'est pas le courage de partir qui me fait décoller mais une nécessité du départ, pour faire la seule chose que je puisse faire sans dégâts collatéraux, marcher et encore marcher sans plus arrêter, jusqu'à l'épuisement des dernières velléités et l'extinction de ce feu qui brûlera toujours dans les cœurs de ceux qui m'aiment, ils sauront se reconnaître.
Moi aussi je vous aime et c'est pour ça que je pars, c'est pour vous protéger de moi que j'ai le courage de partir.
samedi 14 mars 2020
lundi 9 mars 2020
Un refus de vieillir.
Ce n'est pas forcément un rejet de l'âge grandissant que le refus de vieillir, il s'agit parfois d'une simple façon d'être différent, comme d'un autre temps, il ne s'agit plus alors que du refus de voir "vieillir" notre société. Car le vieillissement est aussi une acquisition d'expériences qui, sensément, servent à ne plus recommettre les mêmes erreurs, sensément?
C'est une simple conversation avec un couple qui se prenait en photo sur le mode autoportrait de leur téléphone, lorsque je leur ai proposé de les prendre en photo pour ne pas avoir ces têtes bizarres que font apparaître ce mode de photographie. Une fois le cliché pris, ils durent reconnaître que c'était effectivement plus joli, la jeune femme me faisant alors remarquer que je parlais un drôle de langage, ce n'est que du français pourtant mais il convient de parler le langage anglican que tente de nous imposer cette société bizarre. J'avais espéré que le brexit nous débarrasserait de ces foutus Anglais, mais non, ils sont comme la vermine se cachant pour mieux réapparaître dans notre dos, faisant fi de la richesse de notre si belle langue.
Ainsi, le simple fait de refuser d'adhérer à cette mode du tout anglais serait comme un refus du vieillissement, je refuse à la société de prendre de l'expérience m'accrochant à des fantômes d'un autre temps. Nous devons donc accepter les anglicismes pour enfin vieillir, même si ça n'a rien de très surprenant, il convient de souligner que la cour d'Angleterre use du français lors de ses cérémonies, la monarchie rejette aussi le modernisme, ça me rassure je ne suis plus seul !!!
En fait le refus de vieillir semble aussi simple d'accès qu'un refus de cette pseudo-évolution que veulent imposer quelques scientifiques décervelés, grassement financés par les états et les riches industriels, ils pensent pouvoir se rendre maître de tout, absolument tout. Dans leurs cerveaux dérangés la nature n'est qu'une nuisance qu'il convient de maîtriser totalement, la mort comprise, et c'est moi qui par mon simple verbe refuserais de vieillir !
Pourtant les faits semblent leur donner tort, famine, réchauffement climatique, maladies, j'en passe et des meilleures mais la liste de leurs échecs est bien plus grande que celle de leurs réussites. Mais le peuple semble décidé dans sa grande majorité à cautionner ce besoin incessant de progrès, de confort et de luxe, quitte à sacrifier l'avenir de leurs propres enfants, la science résoudra le problème toute seule, c'est évident. Ils ont bien réussi à retarder la mort, enfin dans les statistiques, car je ne suis pas bien sûr que les lieux de concentration où l'on finit par jeter nos vieux ne soient pas une façon de doper les chiffres, mais y sont-ils encore vivants ?
C'est ce refus de vieillir là que je rejette de toutes mes forces, je veux mourir vivant alors oui, je refuse de vieillir mais pas plus que toutes ces personnes qui continuent de vivre vraiment quel que soit leur âge, hommage à mes parents qui refusent tellement de vieillir qu'ils en restent jeunes. Voilà, mon refus de vieillir ne tient qu'à un mouvement, le mouvement perpétuel n'en déplaise à nos, vieillissants, scientifiques.
C'est une simple conversation avec un couple qui se prenait en photo sur le mode autoportrait de leur téléphone, lorsque je leur ai proposé de les prendre en photo pour ne pas avoir ces têtes bizarres que font apparaître ce mode de photographie. Une fois le cliché pris, ils durent reconnaître que c'était effectivement plus joli, la jeune femme me faisant alors remarquer que je parlais un drôle de langage, ce n'est que du français pourtant mais il convient de parler le langage anglican que tente de nous imposer cette société bizarre. J'avais espéré que le brexit nous débarrasserait de ces foutus Anglais, mais non, ils sont comme la vermine se cachant pour mieux réapparaître dans notre dos, faisant fi de la richesse de notre si belle langue.
Ainsi, le simple fait de refuser d'adhérer à cette mode du tout anglais serait comme un refus du vieillissement, je refuse à la société de prendre de l'expérience m'accrochant à des fantômes d'un autre temps. Nous devons donc accepter les anglicismes pour enfin vieillir, même si ça n'a rien de très surprenant, il convient de souligner que la cour d'Angleterre use du français lors de ses cérémonies, la monarchie rejette aussi le modernisme, ça me rassure je ne suis plus seul !!!
En fait le refus de vieillir semble aussi simple d'accès qu'un refus de cette pseudo-évolution que veulent imposer quelques scientifiques décervelés, grassement financés par les états et les riches industriels, ils pensent pouvoir se rendre maître de tout, absolument tout. Dans leurs cerveaux dérangés la nature n'est qu'une nuisance qu'il convient de maîtriser totalement, la mort comprise, et c'est moi qui par mon simple verbe refuserais de vieillir !
Pourtant les faits semblent leur donner tort, famine, réchauffement climatique, maladies, j'en passe et des meilleures mais la liste de leurs échecs est bien plus grande que celle de leurs réussites. Mais le peuple semble décidé dans sa grande majorité à cautionner ce besoin incessant de progrès, de confort et de luxe, quitte à sacrifier l'avenir de leurs propres enfants, la science résoudra le problème toute seule, c'est évident. Ils ont bien réussi à retarder la mort, enfin dans les statistiques, car je ne suis pas bien sûr que les lieux de concentration où l'on finit par jeter nos vieux ne soient pas une façon de doper les chiffres, mais y sont-ils encore vivants ?
C'est ce refus de vieillir là que je rejette de toutes mes forces, je veux mourir vivant alors oui, je refuse de vieillir mais pas plus que toutes ces personnes qui continuent de vivre vraiment quel que soit leur âge, hommage à mes parents qui refusent tellement de vieillir qu'ils en restent jeunes. Voilà, mon refus de vieillir ne tient qu'à un mouvement, le mouvement perpétuel n'en déplaise à nos, vieillissants, scientifiques.
mercredi 4 mars 2020
Un feu qui ne peut s'éteindre.
Une flamme qui tout le temps scintille quelque part, ailleurs mais partout, partout mais ailleurs, en tout cas elle permet à la lumière de briller encore. Et le jour s'éclaire à nouveau, sur une magnifique aube qu'un vent léger rend fraîche et vivifiante, mais qui ranime la flamme à nouveau, à sa lumière vient se joindre la chaleur. Celle d'un cœur qui se remet à battre devant deux photographies, deux simples photos par une Mère mises en ligne, pas de belles photos, peut-être, mais d'un réalisme incroyable donnant le sentiment d'être soi-même le photographe de la photo. Deux personnes apparaissent, une sœur et un frère semble-t-il, sur l'une ils se tiennent "comme sur la photo", comme s'ils avaient avalé un manche à balai, mais par le mauvais côté, nous l'avons tous vécu un jour où l'autre cette photo !
En tout cas c'est une photo qui offre des perspectives différentes, selon que le regard est porté sur l'une avant que de l'être sur l'un. Le profil de l'une ou la face baissée de l'un, le sourire figé de l'une ou le sourire constipé de l'un, tout n'est qu'une question de point de vue, mais pas de cécité tant elle ouvre les yeux cette, finalement, très belle photo.
Puis apparaît alors cette seconde photo, la bien nommée puisque c'est le temps qu'elle met à être admirée comme le seraient des icônes. Il y a, dans cette lumière qui s'en dégage, le feu qui couve n'attendant plus que la flamme le ranime, c'est lui qui ranime la flamme. Le regard porté sur ce frère et cette sœur devient alors celui de leur Grand-mère, un père peut voir ses enfants par les yeux de sa Maman et avec elle les aimer de cet amour dont seuls des parents peuvent aimer. Les deux ne font plus qu'une, les deux ne sont plus qu'un, Puis de deux, ils redeviennent trois sur les mêmes lieux grâce à la même artiste, mais toujours ils seront uniques. Ils sont adultes et savent ce qu'ils veulent et se donnent les moyens d'y arriver tous les trois, mais pour toujours ils sont d'abord mes enfants que j'aime.
Mais un feu qui brule finit toujours par partir, en fumée certes, qui ne peut que se laisser porter par ce vent léger et frais de l'aube naissante, pour suivre la direction qu'il lui indiquera et toujours plus loin se dissiper sans se disperser pourtant.
Mais le feu peut être aussi celui du canon qui, de son puissant souffle, peut s'envoler vers d'autres lieux, ou essayer comme Marie-Jeanne à Malestroit les initiés comprendront, mais cette fois ce n'est plus une tentative de suicide, juste un nouveau départ. Je m'envole en ses lieux et place, tel le boulet disparu mystérieusement qu'elle contenait, je n'en garderai donc que la flamme qui ne s'éteint que lentement et reste brillante jusque dans les yeux de ceux que tant j'aime.
En tout cas c'est une photo qui offre des perspectives différentes, selon que le regard est porté sur l'une avant que de l'être sur l'un. Le profil de l'une ou la face baissée de l'un, le sourire figé de l'une ou le sourire constipé de l'un, tout n'est qu'une question de point de vue, mais pas de cécité tant elle ouvre les yeux cette, finalement, très belle photo.
Puis apparaît alors cette seconde photo, la bien nommée puisque c'est le temps qu'elle met à être admirée comme le seraient des icônes. Il y a, dans cette lumière qui s'en dégage, le feu qui couve n'attendant plus que la flamme le ranime, c'est lui qui ranime la flamme. Le regard porté sur ce frère et cette sœur devient alors celui de leur Grand-mère, un père peut voir ses enfants par les yeux de sa Maman et avec elle les aimer de cet amour dont seuls des parents peuvent aimer. Les deux ne font plus qu'une, les deux ne sont plus qu'un, Puis de deux, ils redeviennent trois sur les mêmes lieux grâce à la même artiste, mais toujours ils seront uniques. Ils sont adultes et savent ce qu'ils veulent et se donnent les moyens d'y arriver tous les trois, mais pour toujours ils sont d'abord mes enfants que j'aime.
Mais un feu qui brule finit toujours par partir, en fumée certes, qui ne peut que se laisser porter par ce vent léger et frais de l'aube naissante, pour suivre la direction qu'il lui indiquera et toujours plus loin se dissiper sans se disperser pourtant.
Mais le feu peut être aussi celui du canon qui, de son puissant souffle, peut s'envoler vers d'autres lieux, ou essayer comme Marie-Jeanne à Malestroit les initiés comprendront, mais cette fois ce n'est plus une tentative de suicide, juste un nouveau départ. Je m'envole en ses lieux et place, tel le boulet disparu mystérieusement qu'elle contenait, je n'en garderai donc que la flamme qui ne s'éteint que lentement et reste brillante jusque dans les yeux de ceux que tant j'aime.
La lettre d'excuse à Chloë.
J'ai trois enfants magnifiques, cela va de soi, et j'ai toujours cru les aimer de façon égale et équitable pour tant il en est une qui considère que mon amour pour elle était moins exprimé ou plus mal que pour sa soeur ou son frère.
Alors, mon ange, je prends ma plus belle plume pour tenter de te convaincre qu'il est impossible à un père de ne pas aimer un de ses enfants, ou alors il n'est pas père et ce n'est pas mon cas. Il est vrai que ta lettre vient plus tard que celles de Louise et Tristan, mais tu ne m'as pas facilité la tâche par ton dédain affiché toutes ces années, c'est pourtant cette révolte permanente qui me fait t'aimer plus encore.
Tu es ma révoltée et, que tu le veuilles ou non, c'est ce trait de caractère qui nous rend plus proches, malheureusement tu ne peux accepter cet état de fait, ressembler à l'homme que tu refuses comme père est très difficile à accepter. Je suis bien placé pour le savoir puisque je suis, moi aussi le deuxième de trois enfants, celui du milieu qui se sent désaimé puisque situé entre l'ainée qui est la préférée et le petit dernier qui est le "chouchou", il est difficile de trouver sa place. Ton cas est pourtant pire que le mien, l'ainée n'étant que celle de ton père et le troisième le garçon tant désiré par ce même père faisant de toi le miracle d'une mère condamnée à n'avoir pas d'enfants par la médecine, mais pas pour ton père. Le cul entre deux chaises dès le début !!!
Cette lettre que je t'écris, ma fille chérie, doit t'apporter les éclairages nécessaires à une meilleure compréhension de la situation dans laquelle nous nous trouvons et retrouvons, j'ai honni mon père, pour ne pas dire que je l'ai même voué aux gémonies, pendant cinquante trois ans et autant d'années perdues. Je ne puis donc t'en vouloir de m'en vouloir, je veux juste que tu comprennes que je n'ai retrouvé une forme d'équilibre que par le pardon entier et total de ce que je pensais devoir lui reprocher. Ce n'est qu'ainsi que j'ai pu prendre conscience que la violence physique qu'il nous a fait subir n'est rien face aux violences psychologiques que mon père a subi durant son enfance, loin de l'excuser cela autorise certaines erreurs dans la volonté d'être un père s'occupant bien de ses enfants. Seulement un bon père ne peut avoir de réalité qu'aux yeux de ses enfants, il est donc impossible à un père de devenir idéal par la diversité des caractères, ce qui plaît à l'un des enfants est ce qui provoque le rejet des autres et inversement. Comme dit dans un précédent texte, la perfection ne peut être de ce monde et c'est ce qui le rend si parfait. D'ailleurs l'enfant idéal ne peut pas plus exister, nous trouverons toujours des défauts dans la cuirasse alors même que ce sont ces défauts qui font de nous de parfaits imparfaits.
Toi, ma Chloé, mon enfant chérie, ta perfection est dans cette intelligence instinctive que nous partageons, mon imperfection a été de ne pas le reconnaître plus tôt et d'avoir commis les mêmes erreurs avec toi que celles commises par mon père à mon égard. J'ai moi même du mal à me le pardonner, comment pourrais-je t'en vouloir de ne point le faire, c'est pourtant le seule façon de t'assurer un avenir plus serein que celui que je me suis imposé.
Car le pardon total et sincère offre l'avantage d'être bénéfique pour les deux partis, c'est en pardonnant à mon père que j'ai pris conscience de ma part de responsabilités dans cette histoire. Je suis le seul responsable de cet état de fait, rien ne peut empêcher la réussite de celui qui la désire vraiment et se laisser croire que ce n'est que pour ne pas apporter de satisfaction à un père qui on ne peut en apporter, par principe. Les psychologues appellent cela le refus de la réussite, je préfère penser que ce n'est qu'une forme de lâcheté, une façon de ne pas se regarder vraiment et de reprocher à un autre ses propres erreurs.
Je t'écris cette lettre dans l'espoir que tu comprennes qu'en me punissant de ton dédain, c'est d'abord à toi que tu nuis et , en "bon" père, c'est à moi de te sauver de cette haine que tu croies me porter quand ce n'est que le désamour de toi même.
Ô mon enfant, ma fille, je te prie d'accepter cette lettre pour ce qu'elle est, l'aveu pur et simple de mon impuissance face à cette situation, mon incompétence à être le père que tu voulais, mais le cri de l'amour que je t'ai toujours porté, même maladroit cela reste de l'amour pur que seuls des parents peuvent éprouver pour leurs enfants.
Voilà Chloé, il n'est ici question que d'un cri, que dis-je, d'un hurlement d'amour d'un père à son enfant chérie, forcément chérie. Je t'aime un point c'est tout.
Alors, mon ange, je prends ma plus belle plume pour tenter de te convaincre qu'il est impossible à un père de ne pas aimer un de ses enfants, ou alors il n'est pas père et ce n'est pas mon cas. Il est vrai que ta lettre vient plus tard que celles de Louise et Tristan, mais tu ne m'as pas facilité la tâche par ton dédain affiché toutes ces années, c'est pourtant cette révolte permanente qui me fait t'aimer plus encore.
Tu es ma révoltée et, que tu le veuilles ou non, c'est ce trait de caractère qui nous rend plus proches, malheureusement tu ne peux accepter cet état de fait, ressembler à l'homme que tu refuses comme père est très difficile à accepter. Je suis bien placé pour le savoir puisque je suis, moi aussi le deuxième de trois enfants, celui du milieu qui se sent désaimé puisque situé entre l'ainée qui est la préférée et le petit dernier qui est le "chouchou", il est difficile de trouver sa place. Ton cas est pourtant pire que le mien, l'ainée n'étant que celle de ton père et le troisième le garçon tant désiré par ce même père faisant de toi le miracle d'une mère condamnée à n'avoir pas d'enfants par la médecine, mais pas pour ton père. Le cul entre deux chaises dès le début !!!
Cette lettre que je t'écris, ma fille chérie, doit t'apporter les éclairages nécessaires à une meilleure compréhension de la situation dans laquelle nous nous trouvons et retrouvons, j'ai honni mon père, pour ne pas dire que je l'ai même voué aux gémonies, pendant cinquante trois ans et autant d'années perdues. Je ne puis donc t'en vouloir de m'en vouloir, je veux juste que tu comprennes que je n'ai retrouvé une forme d'équilibre que par le pardon entier et total de ce que je pensais devoir lui reprocher. Ce n'est qu'ainsi que j'ai pu prendre conscience que la violence physique qu'il nous a fait subir n'est rien face aux violences psychologiques que mon père a subi durant son enfance, loin de l'excuser cela autorise certaines erreurs dans la volonté d'être un père s'occupant bien de ses enfants. Seulement un bon père ne peut avoir de réalité qu'aux yeux de ses enfants, il est donc impossible à un père de devenir idéal par la diversité des caractères, ce qui plaît à l'un des enfants est ce qui provoque le rejet des autres et inversement. Comme dit dans un précédent texte, la perfection ne peut être de ce monde et c'est ce qui le rend si parfait. D'ailleurs l'enfant idéal ne peut pas plus exister, nous trouverons toujours des défauts dans la cuirasse alors même que ce sont ces défauts qui font de nous de parfaits imparfaits.
Toi, ma Chloé, mon enfant chérie, ta perfection est dans cette intelligence instinctive que nous partageons, mon imperfection a été de ne pas le reconnaître plus tôt et d'avoir commis les mêmes erreurs avec toi que celles commises par mon père à mon égard. J'ai moi même du mal à me le pardonner, comment pourrais-je t'en vouloir de ne point le faire, c'est pourtant le seule façon de t'assurer un avenir plus serein que celui que je me suis imposé.
Car le pardon total et sincère offre l'avantage d'être bénéfique pour les deux partis, c'est en pardonnant à mon père que j'ai pris conscience de ma part de responsabilités dans cette histoire. Je suis le seul responsable de cet état de fait, rien ne peut empêcher la réussite de celui qui la désire vraiment et se laisser croire que ce n'est que pour ne pas apporter de satisfaction à un père qui on ne peut en apporter, par principe. Les psychologues appellent cela le refus de la réussite, je préfère penser que ce n'est qu'une forme de lâcheté, une façon de ne pas se regarder vraiment et de reprocher à un autre ses propres erreurs.
Je t'écris cette lettre dans l'espoir que tu comprennes qu'en me punissant de ton dédain, c'est d'abord à toi que tu nuis et , en "bon" père, c'est à moi de te sauver de cette haine que tu croies me porter quand ce n'est que le désamour de toi même.
Ô mon enfant, ma fille, je te prie d'accepter cette lettre pour ce qu'elle est, l'aveu pur et simple de mon impuissance face à cette situation, mon incompétence à être le père que tu voulais, mais le cri de l'amour que je t'ai toujours porté, même maladroit cela reste de l'amour pur que seuls des parents peuvent éprouver pour leurs enfants.
Voilà Chloé, il n'est ici question que d'un cri, que dis-je, d'un hurlement d'amour d'un père à son enfant chérie, forcément chérie. Je t'aime un point c'est tout.
dimanche 1 mars 2020
Vos papiers, s'il vous plaît !
Je marche beaucoup en cette période d'inactivité, déambulant dans les rues de Saint-Malo à longueur de journées j'ai constaté que, quelque soit le quartier, il y avait des déchets abandonnés partout. Il semblerait que les habitants, comme les touristes d'ailleurs, n'ayant pas envie de promener leurs déchets n'attendent pas de croiser une poubelle, fort peu nombreuses il faut bien le dire. Alors, le plus discrètement possible, ils les jettent à l'envi quelque soit le lieu où ils se trouvent, rues, bords de mer, voire à côté des rares poubelles. Des déchets qui, pour beaucoup, ressemblent étrangement à du plastique ou à des mégots de cigarettes, la municipalité avait pourtant orchestré une campagne d'affichage prévenant les contrevenants du risque de verbalisation.
Pourtant jamais je n'ai vu l'intervention de forces de l'ordre assurant un respect de la loi imposée puisque cela ne vient pas naturellement aux citoyens, les policiers semblant, eux aussi, insensibles au sujet de l'écologie de base. Et si, par malheur, l'envie vous vient de manifester votre mécontentement, la seule réponse est "vos papiers, s'il vous plaît", qu'ils devraient pourtant utiliser contre ceux qui préfèrent les jeter plutôt que de les présenter. Le vent quotidien sur cette fabuleuse côte d'émeraude se chargeant de disperser toute cette variété de déchets, macdo en étant le principal pourvoyeur d'ailleurs, après les cigarettiers bien évidemment, il n'y a pas d'antiaméricanisme dans mon propos.
Alors, profitant de la campagne pour les élections municipales, je hante les réunions politiques, sans parti pris puisque je ne me sens absolument pas Malouin, où je dénonce les faits. Les réponses, dans leurs immenses variétés, étant toujours consensuelles, je ne puis m'empêcher de faire dans le Fleuriquet et pousser le vice jusqu'à la provocation, j'y excelle certains le savent déjà. Force m'est de constater mon impuissance à être perçu autrement qu'un écologiste intégriste, surtout par les autres citoyens présents qui préfèrent s'inquiéter de ce virus chinois envahissant, ou du manque de places où garer leurs similis 4x4. Les déchets étant le cadet de leurs soucis, j'aborde alors l'état de délabrement, voire le manque de trottoirs où se promener en toute sérénité, ainsi que les pistes cyclables définies par un trait de peinture sur des routes déjà trop étroites, ainsi que la mauvaise organisation des transports en commun. Là encore, la levée de bouclier vient des fanatiques du tout voiture qui ne veulent pas même marcher pour rejoindre leurs camions déguisés en véhicules de tourisme.
Heureusement que les candidats à l'élection semblent très sensibles à mes argumentations et se promettent de réagir de manière effective. Il faut bien reconnaître leurs sensibilités au sujet d'une écologie de proximité qui, pour paraître désuètes, sont un point de départ à l'acceptation d'un changement de comportement et de consommation par cette fange de citoyens, souvent les plus nantis et les plus vieux. Il faut donc commencer par éduquer ces irrespectueuses personnes qui privilégient leur bien-être personnel avant le bien commun. Ils sont parents ou grand-parents d'enfants dont ils détruisent l'avenir, surtout qu'à cet argument ne fut opposé qu'un silence quasi religieux, mais l'idée d'une éventuelle verbalisation ne reçut pas le même accueil bien sûr.
Il me semble pourtant que c'est par ces points de discorde que pourrait commencer leur acceptation d'un changement d'habitudes, qui permettra la prise de conscience d'un réchauffement climatique de plus en plus inquiétant et de plus en plus perceptible.
Et que cette expression "vos papiers s'il-vous-plaît" ne soit plus réservée qu'à ceux qui les jettent par terre !!!
Pourtant jamais je n'ai vu l'intervention de forces de l'ordre assurant un respect de la loi imposée puisque cela ne vient pas naturellement aux citoyens, les policiers semblant, eux aussi, insensibles au sujet de l'écologie de base. Et si, par malheur, l'envie vous vient de manifester votre mécontentement, la seule réponse est "vos papiers, s'il vous plaît", qu'ils devraient pourtant utiliser contre ceux qui préfèrent les jeter plutôt que de les présenter. Le vent quotidien sur cette fabuleuse côte d'émeraude se chargeant de disperser toute cette variété de déchets, macdo en étant le principal pourvoyeur d'ailleurs, après les cigarettiers bien évidemment, il n'y a pas d'antiaméricanisme dans mon propos.
Alors, profitant de la campagne pour les élections municipales, je hante les réunions politiques, sans parti pris puisque je ne me sens absolument pas Malouin, où je dénonce les faits. Les réponses, dans leurs immenses variétés, étant toujours consensuelles, je ne puis m'empêcher de faire dans le Fleuriquet et pousser le vice jusqu'à la provocation, j'y excelle certains le savent déjà. Force m'est de constater mon impuissance à être perçu autrement qu'un écologiste intégriste, surtout par les autres citoyens présents qui préfèrent s'inquiéter de ce virus chinois envahissant, ou du manque de places où garer leurs similis 4x4. Les déchets étant le cadet de leurs soucis, j'aborde alors l'état de délabrement, voire le manque de trottoirs où se promener en toute sérénité, ainsi que les pistes cyclables définies par un trait de peinture sur des routes déjà trop étroites, ainsi que la mauvaise organisation des transports en commun. Là encore, la levée de bouclier vient des fanatiques du tout voiture qui ne veulent pas même marcher pour rejoindre leurs camions déguisés en véhicules de tourisme.
Heureusement que les candidats à l'élection semblent très sensibles à mes argumentations et se promettent de réagir de manière effective. Il faut bien reconnaître leurs sensibilités au sujet d'une écologie de proximité qui, pour paraître désuètes, sont un point de départ à l'acceptation d'un changement de comportement et de consommation par cette fange de citoyens, souvent les plus nantis et les plus vieux. Il faut donc commencer par éduquer ces irrespectueuses personnes qui privilégient leur bien-être personnel avant le bien commun. Ils sont parents ou grand-parents d'enfants dont ils détruisent l'avenir, surtout qu'à cet argument ne fut opposé qu'un silence quasi religieux, mais l'idée d'une éventuelle verbalisation ne reçut pas le même accueil bien sûr.
Il me semble pourtant que c'est par ces points de discorde que pourrait commencer leur acceptation d'un changement d'habitudes, qui permettra la prise de conscience d'un réchauffement climatique de plus en plus inquiétant et de plus en plus perceptible.
Et que cette expression "vos papiers s'il-vous-plaît" ne soit plus réservée qu'à ceux qui les jettent par terre !!!
Inscription à :
Articles (Atom)