Je me demande parfois pourquoi je continue de me lever aux aurores alors que je n'ai rien de particulier à faire. Et il est des matins qui me répondent qu'il y a toujours une bonne raison de se lever avant le soleil!
Ainsi, déambulant vers un rendez-vous pour lequel j'avais beaucoup d'avance, je me suis rendu compte que la lune, non contente d'être ronde comme une queue de pelle brillait de mille feux, alors même que le soleil laissait entrapercevoir ses premiers rayons. Au vu de la hauteur où elle se tenait, il m'apparut évident que la rencontre était inévitable, je m'arrêtais sur une petite hauteur pour mieux assister à l'évènement, bien m'en pris.
La lune semblait vouloir rivaliser avec le soleil qui se levait en étirant ses rayons de plus en plus lumineux, elle le toisait soudain prise de l'ivresse du pouvoir en continuant d'être plus haute dans les cieux libres de tout nuage. Les deux entités célestes parurent échanger quelques mots, le ton montait en même temps que le soleil tandis que la lune pâlissante continuait son déclin.
Mais elle persistait dans sa volonté de tenir tête au grand astre, après tout elle a autant d'importance que lui, pour nous en tout cas. Cependant, comme sur terre, même aussi utiles les uns que les autres il s'en trouve toujours un pour se décréter chef, les cieux n'échappent pas à la règle et c'est le soleil qui joue au chef.
Et voilà, après avoir tancé vertement la lune au point de la faire pâlir jusqu'à n'être plus visible, il la força à se coucher mettant ainsi un terme à ce moment de pure magie offerte par notre si généreux environnement.
Peut-être devrions nous songer à plus le respecter, plutôt que de passer notre temps à vouloir décrocher la lune!
jeudi 13 février 2020
jeudi 6 février 2020
Nom de zeus!!!
Il m'arrive un truc tellement délirant que je n'ai trouvé aucun titre aussi approprié que cette exclamation liée à ma découverte de l'antiquité grecque au collège, je l'utilise lorsque je ne trouve plus mes mots, vous en rêviez, hein? Profitez de l'instant car il ne durera qu'un instant… voilà!
J'ai donc rencontré un chirurgien dont mes parents m'avaient fait la promotion, avec raison comme des parents, ce docte docteur ayant le don de réparer les dos capricieux, comme le mien en ce moment, faut-il le préciser. Or donc, ce fabuleux homme, dans son immense respect de son art et de son patient, a réussi à me convaincre que je pouvais réparer mon dos tout seul puisque j'avais déjà commencé, où que mon dos avait commencé à mon insu, peu importe l'essentiel est là. Il est si doué qu'il a même réussi à me faire comprendre pourquoi nous prenons le nom de patient tant il a de retard!
Je suis ressorti de ces entretiens convaincu que je n'avais qu'à suivre les consignes de cet homme avisé pour ne plus avoir de problèmes de dos. Nous avons mis au point, avec mon kiné, très avisé lui aussi, une stratégie de combat adaptée à l'explosif personnage que je peux être parfois, surtout que j'ai arrêté de fumer..tout ce qui peut se fumer.. du coup je suis un peu électriquement énergiquement hyperactif. Heureusement, mon corps l'a bien compris et m'a mis en mouvement sans demander à ma tête.
Parti pour ma boucherie préférée qui est à quelque distance de ma cuisine, c'est nanti de ma viande et d'un saucisson à l'ail que je me suis égaré sous le soleil breton et son éclatante lumière. Mes pieds m'ont alors mené vers la côte où la marée était haute ne laissant qu'une bande de rochers accessibles par des sentiers étroits. C'était l'heure et l'endroit des gens qui courent, équipés comme des gens qui courent après de quelconques performances, ou pour être sûrs qu'ils ont bien fait ce qu'ils ont fait, en tout cas ils ont les preuves avec tous ces appareils, sanglés de partout, ils ressembleraient à des rôtis s'ils étaient plus gras. Bref, je faisais un peu dépareillé avec ma tenue "de ville", seules mes chaussures étaient adaptées, c'est pour ça que mes pieds n'ont pas eu la moindre hésitation à m'emmener dans une drôle de promenade.
Les personnes croisées m'expliquant, au fur et à mesure des rencontres, le chemin à suivre, je ne me suis pas égaré tout de suite, c'est un escalier peu sympathique qui m'a poussé hors du sentier convenu. Les rochers qui longeaient l'escalier et l'escarpement auquel il menait étaient très accessibles, me semblait-il suffisamment pour que je m'y engage allègrement. Bien m'en pris, la vue magnifique sur la mer et, plus encore, sur ces arbres bien vivants, accrochés à la paroi de granit par des racines bretonnes profondément enfoncées dans la roche.
Tout à mon extase du regard, je ne prenais plus garde à mes pas qui, continuant de maintenir mon équilibre, me menèrent au bord du précipice pourrais- je dire tant les rochers me parurent soudain escarpés. De magnifiques entailles dans la masse granitique me barraient le passage, profondes et raides comme de petites falaises elles inciteraient à la plus grande prudence si le demi-tour n'était compromis par la marée haute. Il fallait donc continuer par de l'escalade, heureusement facilitée par les trous du magma millénaire.
Je vous passe les détails du périlleux passage puisque ce ne sont que des détails, j'ai fini par retrouver le droit, bien que serpentueux, chemin et ses sportifs qui, au vu de leurs regards, parurent très surpris de me voir apparaître par cet endroit vêtu comme je l'étais. J'étais d'ailleurs aussi surpris d'avoir eu l'audace de les surprendre que j'ai dû m'assoir un moment pour me remettre de mes émotions. Elles étaient d'autant plus fortes que je venais de me rappeler que j'avais oublié que, si mon dos appréciait de ne plus être malade, il n'en allait pas de même de l'autre problème dont j'omets jusqu'au nom bien que cela reste un problème.
C'est à peu près à ce moment là que m'est venue mon exclamation, face au soleil couchant, assis sur une marche de pierre, méditant sur cette joie retrouvée d'être fou à nouveau en mangeant mon saucisson à l'ail comme une banane pour goûter.
Une impression de renaissance confirmée au fil de mes pas sur le chemin du retour à la civilisation par les échanges de saluts autant que de regards aimables, ce qui n'est pas une tradition malouine habituellement!
J'ai donc rencontré un chirurgien dont mes parents m'avaient fait la promotion, avec raison comme des parents, ce docte docteur ayant le don de réparer les dos capricieux, comme le mien en ce moment, faut-il le préciser. Or donc, ce fabuleux homme, dans son immense respect de son art et de son patient, a réussi à me convaincre que je pouvais réparer mon dos tout seul puisque j'avais déjà commencé, où que mon dos avait commencé à mon insu, peu importe l'essentiel est là. Il est si doué qu'il a même réussi à me faire comprendre pourquoi nous prenons le nom de patient tant il a de retard!
Je suis ressorti de ces entretiens convaincu que je n'avais qu'à suivre les consignes de cet homme avisé pour ne plus avoir de problèmes de dos. Nous avons mis au point, avec mon kiné, très avisé lui aussi, une stratégie de combat adaptée à l'explosif personnage que je peux être parfois, surtout que j'ai arrêté de fumer..tout ce qui peut se fumer.. du coup je suis un peu électriquement énergiquement hyperactif. Heureusement, mon corps l'a bien compris et m'a mis en mouvement sans demander à ma tête.
Parti pour ma boucherie préférée qui est à quelque distance de ma cuisine, c'est nanti de ma viande et d'un saucisson à l'ail que je me suis égaré sous le soleil breton et son éclatante lumière. Mes pieds m'ont alors mené vers la côte où la marée était haute ne laissant qu'une bande de rochers accessibles par des sentiers étroits. C'était l'heure et l'endroit des gens qui courent, équipés comme des gens qui courent après de quelconques performances, ou pour être sûrs qu'ils ont bien fait ce qu'ils ont fait, en tout cas ils ont les preuves avec tous ces appareils, sanglés de partout, ils ressembleraient à des rôtis s'ils étaient plus gras. Bref, je faisais un peu dépareillé avec ma tenue "de ville", seules mes chaussures étaient adaptées, c'est pour ça que mes pieds n'ont pas eu la moindre hésitation à m'emmener dans une drôle de promenade.
Les personnes croisées m'expliquant, au fur et à mesure des rencontres, le chemin à suivre, je ne me suis pas égaré tout de suite, c'est un escalier peu sympathique qui m'a poussé hors du sentier convenu. Les rochers qui longeaient l'escalier et l'escarpement auquel il menait étaient très accessibles, me semblait-il suffisamment pour que je m'y engage allègrement. Bien m'en pris, la vue magnifique sur la mer et, plus encore, sur ces arbres bien vivants, accrochés à la paroi de granit par des racines bretonnes profondément enfoncées dans la roche.
Tout à mon extase du regard, je ne prenais plus garde à mes pas qui, continuant de maintenir mon équilibre, me menèrent au bord du précipice pourrais- je dire tant les rochers me parurent soudain escarpés. De magnifiques entailles dans la masse granitique me barraient le passage, profondes et raides comme de petites falaises elles inciteraient à la plus grande prudence si le demi-tour n'était compromis par la marée haute. Il fallait donc continuer par de l'escalade, heureusement facilitée par les trous du magma millénaire.
Je vous passe les détails du périlleux passage puisque ce ne sont que des détails, j'ai fini par retrouver le droit, bien que serpentueux, chemin et ses sportifs qui, au vu de leurs regards, parurent très surpris de me voir apparaître par cet endroit vêtu comme je l'étais. J'étais d'ailleurs aussi surpris d'avoir eu l'audace de les surprendre que j'ai dû m'assoir un moment pour me remettre de mes émotions. Elles étaient d'autant plus fortes que je venais de me rappeler que j'avais oublié que, si mon dos appréciait de ne plus être malade, il n'en allait pas de même de l'autre problème dont j'omets jusqu'au nom bien que cela reste un problème.
C'est à peu près à ce moment là que m'est venue mon exclamation, face au soleil couchant, assis sur une marche de pierre, méditant sur cette joie retrouvée d'être fou à nouveau en mangeant mon saucisson à l'ail comme une banane pour goûter.
Une impression de renaissance confirmée au fil de mes pas sur le chemin du retour à la civilisation par les échanges de saluts autant que de regards aimables, ce qui n'est pas une tradition malouine habituellement!
dimanche 2 février 2020
Je ne m'enfuis pas.
C'est sans doute ce qu'ont pu croire les personnes qui ont croisé ma route, que je m'enfuyais toujours plus avant alors que je ne sais simplement pas m'arrêter sans finir par m'ennuyer. Il n'est aucun lieu, aucune personne, aucune activité qui puisse me contenir dans l'immobilité, je sais que cela finirait dans l'immobilisme.
Alors, une fois encore je pars, je quitte, je m'enfuis pour certaines personnes si cela les rassure de le croire, peu importe le verbe, je ne veux que disparaître de mon vivant afin de devenir immortel, la disparition n'est pas une mort, tout au plus un effacement de la mort certifiée.
Ma vie entière n'a été qu'un effacement, je me suis porté disparu aux yeux de ceux qui m'ont connu de mon propre chef, jusqu'à convaincre mes plus proches de m'effacer au point qu'ils m'oublient déjà. Je ne suis resté en certains lieux que pour rendre service, pour aider beaucoup de personnes à se lancer, à s'installer, à réussir leurs projets, mais je me refuse à accepter la réussite et je suis parti sans attendre la couronne de lauriers ou même un simple merci. Les faits m'ont donné raison puisque aucun des services rendus n'a provoqué de remerciements, tout le monde semble avoir trouvé normal d'avoir pu profiter de mon aide sans contreparties, quelles qu'en soient les formes.
Alors je vais partir pour ne plus avoir à m'arrêter que par étapes qui m'emmèneront plus loin puisque c'est ailleurs qu'il me faut aller et il est toujours d'autres ailleurs, jusqu'à ce fabuleux bout du chemin. Je reprends ma liberté, égoïstement peut-être mais je pense en avoir gagné le droit. Je ne veux plus aider que moi-même, pour mieux réapprendre à m'aimer et à me respecter dans la sérénité de la solitude.
Je vais disparaître en silence par mon silence, ce qui n'est pas compliqué dans ce monde absurde où il n'est qu'à se taire pour être aussitôt effacé, remplacé par le moindre bruit que l'on ose appeler communication. Mais cela ne va que dans un sens, de plus en plus de personnes parlent, de moins en moins de personnes écoutent et plus personne ne semble entendre cette cacophonie. Comme les mots ne portent plus, ce sont les images qui les remplacent, mais même là, les mots qui les accompagnent n'étant pas lus, chacun en invente le sens selon sa vision qui, comme précisé dans le texte précédent en fait une relative vérité qui n'a plus rien à voir avec la vérité.
Comment pourrais-je avoir envie de rester dans ce monde où les mots n'ont plus de valeur quand seuls mes mots me donnent de la valeur. Je continuerais cependant d'écrire pour décrire ce que je vivrai dans un futur proche, mes rares lecteurs n'auront d'autres preuves de mes péripéties que les mots. Il faudra faire preuve d'imagination pour en avoir une image, cela donnera à chacun la liberté de voir ce qu'il veut dans mes descriptions, sans la certitude de la vérité des propos.
C'est ainsi que je pourrai prouver ne pas m'être enfui, mais bel et bien parti pour ne pas même savoir ce qu'en pensent ceux qui ne veulent se nourrir que de preuves physiques de la réalité. La promenade du rêveur solitaire ne sera qu'un texte, il suffira de réapprendre à lire pour la voir et ce n'est pas une image, juste de l'iconoclasme...au sens propre du terme!
Alors, une fois encore je pars, je quitte, je m'enfuis pour certaines personnes si cela les rassure de le croire, peu importe le verbe, je ne veux que disparaître de mon vivant afin de devenir immortel, la disparition n'est pas une mort, tout au plus un effacement de la mort certifiée.
Ma vie entière n'a été qu'un effacement, je me suis porté disparu aux yeux de ceux qui m'ont connu de mon propre chef, jusqu'à convaincre mes plus proches de m'effacer au point qu'ils m'oublient déjà. Je ne suis resté en certains lieux que pour rendre service, pour aider beaucoup de personnes à se lancer, à s'installer, à réussir leurs projets, mais je me refuse à accepter la réussite et je suis parti sans attendre la couronne de lauriers ou même un simple merci. Les faits m'ont donné raison puisque aucun des services rendus n'a provoqué de remerciements, tout le monde semble avoir trouvé normal d'avoir pu profiter de mon aide sans contreparties, quelles qu'en soient les formes.
Alors je vais partir pour ne plus avoir à m'arrêter que par étapes qui m'emmèneront plus loin puisque c'est ailleurs qu'il me faut aller et il est toujours d'autres ailleurs, jusqu'à ce fabuleux bout du chemin. Je reprends ma liberté, égoïstement peut-être mais je pense en avoir gagné le droit. Je ne veux plus aider que moi-même, pour mieux réapprendre à m'aimer et à me respecter dans la sérénité de la solitude.
Je vais disparaître en silence par mon silence, ce qui n'est pas compliqué dans ce monde absurde où il n'est qu'à se taire pour être aussitôt effacé, remplacé par le moindre bruit que l'on ose appeler communication. Mais cela ne va que dans un sens, de plus en plus de personnes parlent, de moins en moins de personnes écoutent et plus personne ne semble entendre cette cacophonie. Comme les mots ne portent plus, ce sont les images qui les remplacent, mais même là, les mots qui les accompagnent n'étant pas lus, chacun en invente le sens selon sa vision qui, comme précisé dans le texte précédent en fait une relative vérité qui n'a plus rien à voir avec la vérité.
Comment pourrais-je avoir envie de rester dans ce monde où les mots n'ont plus de valeur quand seuls mes mots me donnent de la valeur. Je continuerais cependant d'écrire pour décrire ce que je vivrai dans un futur proche, mes rares lecteurs n'auront d'autres preuves de mes péripéties que les mots. Il faudra faire preuve d'imagination pour en avoir une image, cela donnera à chacun la liberté de voir ce qu'il veut dans mes descriptions, sans la certitude de la vérité des propos.
C'est ainsi que je pourrai prouver ne pas m'être enfui, mais bel et bien parti pour ne pas même savoir ce qu'en pensent ceux qui ne veulent se nourrir que de preuves physiques de la réalité. La promenade du rêveur solitaire ne sera qu'un texte, il suffira de réapprendre à lire pour la voir et ce n'est pas une image, juste de l'iconoclasme...au sens propre du terme!
lundi 27 janvier 2020
La relativité de la vérité.
Il me faut bien l'avouer, mon précédent texte est des plus ambigus, il semble que mes propos aient été mal compris ou mal dits d'ailleurs, d'où cette relativité dans la vérité. Alors je dois présenter des excuses pour n'avoir pas su mieux exprimer les raisons de mon départ précipité de cette vie dont de nombreuses personnes rêvent, ils y consacrent toute leur énergie sans toujours aboutir.
Je ne suis pas de ceux-là et je suis responsable de mon départ de ce nid douillet, je ne l'ai jamais remis en question mais je me dois d'avouer ici que je n'ai pas utilisé une méthode respectable, voire même ai-je été vulgaire. J'ai donné le bâton pour me faire battre en quelque sorte, ça non plus je ne le conteste pas.
Mais c'est sur ce point pourtant que la relativité intervient, c'est le rejet qui en a découlé que le petit oiseau a mal accepté, affaibli par une santé devenue fragile, il n'a pas trouvé d'autres moyens d'exprimer cette immense solitude qui s'est abattue sur lui. La méthode a un côté positif puisqu'elle a enfin déclenché une réaction, même si elle était offusquée.
Car, et c'est la force de la vérité, les réactions sont souvent proportionnelles aux réalités de celle-ci sans la moindre relativité cette fois. Alors je ne saurais m'excuser d'avoir écrit un texte qui semble à ce point gêner les protagonistes. Je n'ai pas plus de regrets de la vie que j'ai fui, elle n'était pas mienne et ne pouvait pas le devenir, je suis par trop révolté contre ce système qui est responsable de toutes les nuisances de l'humanité contre l'humanité. Là encore, je n'ai jamais été un adepte de cette fameuse relativité dans mes propos et dans mes actes, comment aurai-je pu accepter de vivre et ainsi de cautionner une telle vie?
L'Amour m'a rendu aveugle et a semblé me pousser à accepter de m'assoir sur ma personnalité vraie, pour mieux vivre ce changement profond. S'il est une vérité que nul ne saurait contester, c'est que le naturel ne peut être chassé sans le risque de le voir revenir au galop, pour fracasser une vie qui n'était qu'un mensonger aperçu du bonheur. Le rejet qui s'en est suivi n'est qu'une confirmation que ce sentiment était partagé, là non plus il n'y a pas de relativité dans cette vérité. Je n'étais aimé que pour mon énergie et mon hyperactivité, dès que j'ai montré des signes de fatigue la relation est devenue ambigüe et ne pouvait que conduire à une rupture, dont acte!
Pour conclure, je dois accepter que ma vérité ne soit pas la vérité des autres, que mes propos puissent être blessants puisque interprétés dans cette relativité des points de vue et demander d'accepter de m'excuser à celle qui se sent le plus concernée.
Cela ne m'empêchera pas de continuer à asséner mes vérités, même si elles ne le sont que pour moi!
Je ne suis pas de ceux-là et je suis responsable de mon départ de ce nid douillet, je ne l'ai jamais remis en question mais je me dois d'avouer ici que je n'ai pas utilisé une méthode respectable, voire même ai-je été vulgaire. J'ai donné le bâton pour me faire battre en quelque sorte, ça non plus je ne le conteste pas.
Mais c'est sur ce point pourtant que la relativité intervient, c'est le rejet qui en a découlé que le petit oiseau a mal accepté, affaibli par une santé devenue fragile, il n'a pas trouvé d'autres moyens d'exprimer cette immense solitude qui s'est abattue sur lui. La méthode a un côté positif puisqu'elle a enfin déclenché une réaction, même si elle était offusquée.
Car, et c'est la force de la vérité, les réactions sont souvent proportionnelles aux réalités de celle-ci sans la moindre relativité cette fois. Alors je ne saurais m'excuser d'avoir écrit un texte qui semble à ce point gêner les protagonistes. Je n'ai pas plus de regrets de la vie que j'ai fui, elle n'était pas mienne et ne pouvait pas le devenir, je suis par trop révolté contre ce système qui est responsable de toutes les nuisances de l'humanité contre l'humanité. Là encore, je n'ai jamais été un adepte de cette fameuse relativité dans mes propos et dans mes actes, comment aurai-je pu accepter de vivre et ainsi de cautionner une telle vie?
L'Amour m'a rendu aveugle et a semblé me pousser à accepter de m'assoir sur ma personnalité vraie, pour mieux vivre ce changement profond. S'il est une vérité que nul ne saurait contester, c'est que le naturel ne peut être chassé sans le risque de le voir revenir au galop, pour fracasser une vie qui n'était qu'un mensonger aperçu du bonheur. Le rejet qui s'en est suivi n'est qu'une confirmation que ce sentiment était partagé, là non plus il n'y a pas de relativité dans cette vérité. Je n'étais aimé que pour mon énergie et mon hyperactivité, dès que j'ai montré des signes de fatigue la relation est devenue ambigüe et ne pouvait que conduire à une rupture, dont acte!
Pour conclure, je dois accepter que ma vérité ne soit pas la vérité des autres, que mes propos puissent être blessants puisque interprétés dans cette relativité des points de vue et demander d'accepter de m'excuser à celle qui se sent le plus concernée.
Cela ne m'empêchera pas de continuer à asséner mes vérités, même si elles ne le sont que pour moi!
lundi 20 janvier 2020
Un petit oiseau.
Déjà dans l'air des prémices de printemps se faisaient sentir, même si son heure n'aurait dû survenir si tôt, l'instinct s'installa tout de même avec les premières fleurs et quelques bêtes se mirent à tournoyer dans la lumière, il ne s'agissait que d'insectes certes, mais très motivés et dont les bourdonnements éveillèrent d'autres instincts, plus faméliques ceux-là!
Car, aux bourdonnements d'insectes ripailleurs, il fut répondu un gazouillis, si magnifique pour l'oreille béotienne, il n'est que le "à table" du petit moineau qui fait là son apparition pour se rendre ripailleur d'insectes. Pour eux, le printemps, en plus d'être précoce, fut bref, mais notre cher oiseau à peine repu se mit à gazouiller dans tous les sens et à tue-tête. Impossible de contenir ce flot de pensées confuses, alors elles sortaient comme elles pouvaient, jusqu'à ce que le vieil hibou irascible qui ne manque jamais d'être là lui intime de se taire, alors il cessa de chanter.
Mais le processus était enclenché et plus rien ne saurait l'arrêter d'autre qu'une jolie oiselle en quête d'amour. Les chants de notre moineau l'ayant attirée, elle se mit à lui répondre afin qu'ils se retrouvent plus vite. Dès que ce fut chose faite, ils se mirent à reconstruire le nid de la charmante oiselle afin d'y pouvoir fonder leur famille en s'y installant durablement. Notre petit oiseau ne ménageait pas ses efforts, entre la récupération des matériaux et leur assemblage pour que sa belle puisse s'installer en toute tranquillité.
Ayant terminé de retaper leur lieu de vie, notre héros entrepris de faire valoir ses droits au logement et à l'amour. Cela dura quelques temps avant que l'ambiance ne se dégrade, la charmante, désireuse de soigner son image, commença à nouer des relations avec le voisinage, surtout celui de "qualité", à savoir ceux qui étaient établis là depuis longtemps. Notre moineau n'y trouvait plus sa place, épris de liberté et d'espace il se mit à étouffer en ce lieu si confortable pourtant.
Rien ne fut entrepris pour le retenir, au contraire semble-t-il, il fut discrètement poussé vers la sortie car il n'avait pas l'image requise pour s'intégrer à ce milieu fermé des immobiles. Alors, il commença par voleter à droite et à gauche, pour reprendre possession de cette liberté chérie qui lui manquait tant dans cette cage dorée, jusqu'à comprendre enfin qu'une cage, même parfaitement aménagée, restait une prison.
Il lui restait cependant l'amour de sa belle qui, lui, ne semblait pas devoir s'émousser, mais c'était sans compter sur l'importance de l'image que la demoiselle désirait donner. Il ne lui était pas possible d'accepter une telle situation, le mâle doit être là, même si ce n'est que pour faire de la figuration la présence de notre petit oiseau était essentielle.
Mais son image a été tellement entachée par la médisance de celle qui était sensée l'aimer, qu'il préféra disparaître totalement afin de ne pas nuire à celle qu'il continuait d'aimer malgré tout. Seulement l'amour, lorsqu'il n'est plus partagé, ressemble à de la pitié, jusqu'à ce qu'enfin la vérité se fasse jour et que notre héros comprit enfin qu'il n'avait été utilisé qu'à des fins pratiques. La jolie oiselle, en effet, ne semblait l'avoir rejoint que pour profiter de sa grande capacité à construire le nid, après il devint vite évident que sa présence n'était plus nécessaire, voire gênante, alors il s'enfuit de cette vie cloisonnée.
C'est à ce moment là qu'il prit conscience qu'il n'était même plus aimé, s'il l'avait réellement été un jour, son élue du cœur lui ayant tant menti qu'il ne savait plus ce qui avait été réel dans cette si étrange relation.
Alors il a prit son envol, après un décollage raté il réussit enfin à s'éloigner de ce lieu devenu, pour lors, maudit. L'envie de liberté remplace l'envie d'amour au bout d'un certain temps et permet enfin à notre héros de s'affranchir des chaînes que cela lui imposait.
Il est enfin libre de toute contrainte, affranchi de cet esclavage du cœur qu'est l'amour, sans cependant savoir si l'amour le laissera en paix mais ce n'est plus une épée de Damoclès, juste un espoir peut-être?
Car, aux bourdonnements d'insectes ripailleurs, il fut répondu un gazouillis, si magnifique pour l'oreille béotienne, il n'est que le "à table" du petit moineau qui fait là son apparition pour se rendre ripailleur d'insectes. Pour eux, le printemps, en plus d'être précoce, fut bref, mais notre cher oiseau à peine repu se mit à gazouiller dans tous les sens et à tue-tête. Impossible de contenir ce flot de pensées confuses, alors elles sortaient comme elles pouvaient, jusqu'à ce que le vieil hibou irascible qui ne manque jamais d'être là lui intime de se taire, alors il cessa de chanter.
Mais le processus était enclenché et plus rien ne saurait l'arrêter d'autre qu'une jolie oiselle en quête d'amour. Les chants de notre moineau l'ayant attirée, elle se mit à lui répondre afin qu'ils se retrouvent plus vite. Dès que ce fut chose faite, ils se mirent à reconstruire le nid de la charmante oiselle afin d'y pouvoir fonder leur famille en s'y installant durablement. Notre petit oiseau ne ménageait pas ses efforts, entre la récupération des matériaux et leur assemblage pour que sa belle puisse s'installer en toute tranquillité.
Ayant terminé de retaper leur lieu de vie, notre héros entrepris de faire valoir ses droits au logement et à l'amour. Cela dura quelques temps avant que l'ambiance ne se dégrade, la charmante, désireuse de soigner son image, commença à nouer des relations avec le voisinage, surtout celui de "qualité", à savoir ceux qui étaient établis là depuis longtemps. Notre moineau n'y trouvait plus sa place, épris de liberté et d'espace il se mit à étouffer en ce lieu si confortable pourtant.
Rien ne fut entrepris pour le retenir, au contraire semble-t-il, il fut discrètement poussé vers la sortie car il n'avait pas l'image requise pour s'intégrer à ce milieu fermé des immobiles. Alors, il commença par voleter à droite et à gauche, pour reprendre possession de cette liberté chérie qui lui manquait tant dans cette cage dorée, jusqu'à comprendre enfin qu'une cage, même parfaitement aménagée, restait une prison.
Il lui restait cependant l'amour de sa belle qui, lui, ne semblait pas devoir s'émousser, mais c'était sans compter sur l'importance de l'image que la demoiselle désirait donner. Il ne lui était pas possible d'accepter une telle situation, le mâle doit être là, même si ce n'est que pour faire de la figuration la présence de notre petit oiseau était essentielle.
Mais son image a été tellement entachée par la médisance de celle qui était sensée l'aimer, qu'il préféra disparaître totalement afin de ne pas nuire à celle qu'il continuait d'aimer malgré tout. Seulement l'amour, lorsqu'il n'est plus partagé, ressemble à de la pitié, jusqu'à ce qu'enfin la vérité se fasse jour et que notre héros comprit enfin qu'il n'avait été utilisé qu'à des fins pratiques. La jolie oiselle, en effet, ne semblait l'avoir rejoint que pour profiter de sa grande capacité à construire le nid, après il devint vite évident que sa présence n'était plus nécessaire, voire gênante, alors il s'enfuit de cette vie cloisonnée.
C'est à ce moment là qu'il prit conscience qu'il n'était même plus aimé, s'il l'avait réellement été un jour, son élue du cœur lui ayant tant menti qu'il ne savait plus ce qui avait été réel dans cette si étrange relation.
Alors il a prit son envol, après un décollage raté il réussit enfin à s'éloigner de ce lieu devenu, pour lors, maudit. L'envie de liberté remplace l'envie d'amour au bout d'un certain temps et permet enfin à notre héros de s'affranchir des chaînes que cela lui imposait.
Il est enfin libre de toute contrainte, affranchi de cet esclavage du cœur qu'est l'amour, sans cependant savoir si l'amour le laissera en paix mais ce n'est plus une épée de Damoclès, juste un espoir peut-être?
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