Est-ce pour me protéger de cette pernicieuse maladie qui ne veut pas me laisser de répit ou, plus simplement pour suivre cette mode dénoncée juste avant? Je ne saurais le dire, mais le fait est là, je me suis recouvert d'une cuirasse et, comme pour confirmer mes propos du texte précédent, c'est la découverte de son principal défaut qui m'a fait prendre conscience de sa présence.
Et c'est dans sa partie qui recouvre le cœur que se situe la faiblesse de mon armure, le hasard m'a donné rendez-vous avec un cardiologue, mais j'ai bien peur qu'il ne trouve pas la faille. Il n'appartient qu'à moi de réparer cette fissure pour retrouver une certaine sérénité, à moins que je ne me débarrasse de cette cuirasse qui, finalement, ne fait qu'empêcher tout mouvement.
Alors ce défaut, qui aurait dû être le pire de tous, pourrait se révéler sa plus belle qualité, il suffit de peu, mais de tant à la fois, de temps aussi d'ailleurs. Il faut réapprendre à encaisser les coups sans protection, durcir le cuir assez pour de la cuirasse se passer, le temps durera un peu moins longtemps, c'est tout.
Ce peut même être le début d'une autre façon d'être, de vivre et même de penser. Cette fabuleuse liberté ne peut passer que par une forme de solitude, c'est son prix, mais les rencontres qu'elle provoque ne me laisseront pas solitaire.
Finalement, la vie me mène où je voulais aller, le fameux adage "travail, famille, patrie" ne pouvait être le mien, j'ai dû pourtant l'adopter jusqu'à ce jour, bon gré, mal gré. Si je suis heureux d'avoir eu trois magnifiques enfants, de les avoir éduqués, de les avoir aidés à grandir, je n'ai pas su ou voulu fonder une famille au sens propre de la définition. Maintenant, ils sont grands, ils vont bien et semblent heureux dans leurs vies respectives que je respecte quelque soit la forme qu'elles prennent.
Il me reste un fond d'esprit de famille, au fond, tout au fond.
La patrie m'a poussé à lui tourner le dos assez rapidement, entre l'autorité paternelle et celle des enseignants mes velléités guerrières ont été promptes à m'exclure d'un système trop stéréotypé pour moi. Là encore, j'ai fait face aux obligations, mais dans une grande liberté de conception et d'action qui, là encore, m'ont très vite sorti de la norme.
S'il me reste un petit sentiment patriotique, il est voué à ma chère Bretagne et à elle seule.
Quand au travail comme tout un chacun, il ne suffit que de s'y mettre et de ne pas se relever avant que d'avoir fait sa part. C'est la question qui se pose en ces temps de doute quand à ma santé défaillante, ai-je suffisamment œuvré pour mériter d'arrêter? La réponse m'est donnée par la maladie elle-même, ne me laissant aucun autre choix que de prendre ce qui m'est dû et de ne vivre que pour vivre.
Je ne dois plus travailler qu'à apprendre à ne plus travailler!
Bon, ce texte me semblait devoir être une complainte à l'Amour défaillant, il est en fait un remerciement à l'Amour qui permet de déployer ses ailes pour un envol sans frein, sans fin et sans retour.
Comment conclure autrement qu'en reconnaissant que "l'amour rend libre"!!!
mardi 7 mai 2019
vendredi 3 mai 2019
Le défaut de la cuirasse.
Nous vivons une étrange époque, alors que nous devrions devenir de plus en plus solidaires, au vu de l'accélération de la dégradation du climat, une majorité d'entre nous préfère se retrancher derrière une carapace. Il est vrai qu'elle donne un sentiment de sécurité, mais c'est au prix d'un isolement toujours plus grand, enclenchant une peur irrationnelle des autres, de tous les "autres", même voisins, ils deviennent étrangers!
C'est bien là que réside ce fameux défaut de la cuirasse, au lieu de protection, il n'apporte qu'isolement et quelqu'un qui veut se cacher ne fait qu'attirer l'attention. La curiosité nous pousse toujours à voir ce qui ne veut pas se montrer!
Des voitures déguisées en tanks sortent de maisons aux apparences de château-forts pour aller déposer les enfants aux seuils des écoles, il ne faudrait surtout pas qu'ils marchent dans la rue, avec le danger que représente la présence des autres élèves...ceux du petit peuple qui viennent en bus sans doute!
Les armures, si elles sont passées de mode pour l'instant, ont été remplacées par des tenues d'apparat qui permettent de jauger du premier coup d'œil son interlocuteur. La carapace est remplacée par un caparaçon qui isole les personnes dans un système de jugements dignes du moyen-âge. Nous nous renfermons sur nous-même mais, afin de ne pas passer pour racistes nos amis ont des couleurs diverses, même s'ils sont du même milieu social et ont exactement les mêmes modes de vie et de pensée, c'est la nouvelle tolérance!
Le problème essentiel de cet isolement est le manque de communication que cela provoque, plus personne n'entend, même les spécialistes de l'écoute n'écoutent plus qu'eux même. Nos gouvernants sont devenus sourds à tout ce qui n'émane pas de leur autorité, les services d'entraide sont devenus malentendants à cause des restrictions, l'écologie elle-même n'arrive pas à se faire entendre malgré toutes les gesticulations qu'elle provoque.
Cette surdité est la cause essentielle de la frustration des peuples, un simple, mais sincère, "je vous ai compris." aurait pu suffire, l'histoire le prouve. Mais nos autoritaires gouvernants ont choisi l'affrontement, ils ont mis en première ligne un mal rasé aussi irrespectueux du peuple que de son apparence et sont surpris des réactions. Un ministre de l'intérieur pas très intelligent, à l'allure de mafieux, qui donne des leçons de morale en insultant ses concitoyens, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure façon de prouver que l'on est sensible aux récriminations des plaignants.
Enfin, comme ils nous ont assourdi avec leur propagande, peut-être n'entendrons nous pas le cynisme de leurs déclarations à venir, sinon il nous faudra enfiler nos armures mais pour se battre!
C'est bien là que réside ce fameux défaut de la cuirasse, au lieu de protection, il n'apporte qu'isolement et quelqu'un qui veut se cacher ne fait qu'attirer l'attention. La curiosité nous pousse toujours à voir ce qui ne veut pas se montrer!
Des voitures déguisées en tanks sortent de maisons aux apparences de château-forts pour aller déposer les enfants aux seuils des écoles, il ne faudrait surtout pas qu'ils marchent dans la rue, avec le danger que représente la présence des autres élèves...ceux du petit peuple qui viennent en bus sans doute!
Les armures, si elles sont passées de mode pour l'instant, ont été remplacées par des tenues d'apparat qui permettent de jauger du premier coup d'œil son interlocuteur. La carapace est remplacée par un caparaçon qui isole les personnes dans un système de jugements dignes du moyen-âge. Nous nous renfermons sur nous-même mais, afin de ne pas passer pour racistes nos amis ont des couleurs diverses, même s'ils sont du même milieu social et ont exactement les mêmes modes de vie et de pensée, c'est la nouvelle tolérance!
Le problème essentiel de cet isolement est le manque de communication que cela provoque, plus personne n'entend, même les spécialistes de l'écoute n'écoutent plus qu'eux même. Nos gouvernants sont devenus sourds à tout ce qui n'émane pas de leur autorité, les services d'entraide sont devenus malentendants à cause des restrictions, l'écologie elle-même n'arrive pas à se faire entendre malgré toutes les gesticulations qu'elle provoque.
Cette surdité est la cause essentielle de la frustration des peuples, un simple, mais sincère, "je vous ai compris." aurait pu suffire, l'histoire le prouve. Mais nos autoritaires gouvernants ont choisi l'affrontement, ils ont mis en première ligne un mal rasé aussi irrespectueux du peuple que de son apparence et sont surpris des réactions. Un ministre de l'intérieur pas très intelligent, à l'allure de mafieux, qui donne des leçons de morale en insultant ses concitoyens, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure façon de prouver que l'on est sensible aux récriminations des plaignants.
Enfin, comme ils nous ont assourdi avec leur propagande, peut-être n'entendrons nous pas le cynisme de leurs déclarations à venir, sinon il nous faudra enfiler nos armures mais pour se battre!
vendredi 26 avril 2019
Apprenti malade.
Peut-être est-ce le passage obligé, apprendre à être malade et accepter cette imitation de soi que l'on est devenu. Effrayant pour les autres, puisque leur rappelant la fragilité de la vie, je le sais pour l'avoir vécu, fermer les yeux est le meilleur moyen de ne pas voir.
Cette forme d'abandon n'est pas condamnable, la maladie seule est responsable, c'est donc en l'acceptant le premier que je pourrais servir d'exemple, afin que mes proches le redeviennent vraiment. Cet isolement est de mon fait, même inconsciemment, je refuse de me montrer si faible, après m'être cru invincible.
Contraint à la solitude il est difficile de ne pas en vouloir à quelqu'un...ou à quelqu'une, alors c'est à la maladie que je dois m'en prendre. Elle qui devient si présente qu'elle se montre même à ceux qui n'en avaient pas connaissance, qui m'empêche d'être, simplement d'être.
J'ai voulu me remettre en phase avec cette société qui ne respecte plus que les travailleurs, encore faut-il qu'ils ne se plaignent jamais. Je pense avoir gagné en sagesse, encore relative, mais cela devait suffire pour redevenir un esclave salarié, et même retourner à l'école affronter des professeurs.
Mais cette traitresse, qui s'était faite discrète, a décidé que je n'avais pas encore franchi assez d'obstacles pour accepter sa présence et, par dessus tout, ses contraintes. Elle sait se faire entendre même du sourd, elle sait se faire visible même pour l'aveugle, elle sait démoraliser le plus optimiste, elle est la maîtresse de chaque acte, seule me reste la volonté d'avancer malgré elle.
Après tout, traîner un boulet devrait être naturel pour un artilleur, il ne me reste plus qu'à trouver le canon qui me permettrait de m'en débarrasser!
Je dois composer avec elle, mais je ne suis pas musicien et moins encore compositeur.
Ce texte n'est donc qu'un appel à d'éventuelles idées me permettant de devenir vraiment malade, mais si quelqu'un veut me sortir de cette solitude, il ou elle est bienvenue!
Cette forme d'abandon n'est pas condamnable, la maladie seule est responsable, c'est donc en l'acceptant le premier que je pourrais servir d'exemple, afin que mes proches le redeviennent vraiment. Cet isolement est de mon fait, même inconsciemment, je refuse de me montrer si faible, après m'être cru invincible.
Contraint à la solitude il est difficile de ne pas en vouloir à quelqu'un...ou à quelqu'une, alors c'est à la maladie que je dois m'en prendre. Elle qui devient si présente qu'elle se montre même à ceux qui n'en avaient pas connaissance, qui m'empêche d'être, simplement d'être.
J'ai voulu me remettre en phase avec cette société qui ne respecte plus que les travailleurs, encore faut-il qu'ils ne se plaignent jamais. Je pense avoir gagné en sagesse, encore relative, mais cela devait suffire pour redevenir un esclave salarié, et même retourner à l'école affronter des professeurs.
Mais cette traitresse, qui s'était faite discrète, a décidé que je n'avais pas encore franchi assez d'obstacles pour accepter sa présence et, par dessus tout, ses contraintes. Elle sait se faire entendre même du sourd, elle sait se faire visible même pour l'aveugle, elle sait démoraliser le plus optimiste, elle est la maîtresse de chaque acte, seule me reste la volonté d'avancer malgré elle.
Après tout, traîner un boulet devrait être naturel pour un artilleur, il ne me reste plus qu'à trouver le canon qui me permettrait de m'en débarrasser!
Je dois composer avec elle, mais je ne suis pas musicien et moins encore compositeur.
Ce texte n'est donc qu'un appel à d'éventuelles idées me permettant de devenir vraiment malade, mais si quelqu'un veut me sortir de cette solitude, il ou elle est bienvenue!
mercredi 24 avril 2019
Utopie durable.
Comment nommer autrement tout ce qui touche à la préservation du patrimoine naturel et, par voie de conséquence, de notre environnement. Plein de cette si grande naïveté due à mon incorrigible optimisme, j'ai décidé de m'orienter vers un métier d'avenir, je n'avais cependant aucune conscience que c'est d'un avenir aussi lointain qu'il s'agissait!
Après avoir pris quelques contacts avec des organismes en charge du développement de la protection de l'environnement, le constat est sévère. Les crédits alloués par l'état à l'écologie sont non seulement dérisoires mais tendent à être encore diminués, il vaut mieux se préoccuper d'un tas de cailloux ne concernant qu'une poignée de catholiques. Dans un état républicain, quoi de plus logique que de préserver un patrimoine religieux qui ne manquera pas de s'effondrer avec le reste lors des catastrophes climatiques qui nous attendent.
Mieux vaut se préoccuper d'un passé "glorieux" que d'un avenir déjà condamné.
Chacune de mes reconversions professionnelles me fait toujours plus ressembler à un Don Quichotte de l'emploi, alors je veux me révolter à nouveau contre tous ces obstacles. L'écologie me tient suffisamment à cœur pour trouver la motivation nécessaire à faire vraiment bouger les idées de nos ineptes décideurs.
Nous avons tous plus ou moins conscience que rien n'est véritablement entrepris pour atténuer nos effets néfastes sur la nature, à part les quelques gentils manifestants et leurs slogans qui ne sauraient toucher à leur petit confort. Il est temps de réagir de façon véritablement efficace, tant que de simples gestes tels que démarrer sa voiture, mettre une machine à laver en route, éteindre une lampe inutile ne seront pas considérés comme des actes nuisibles, rien ne pourra changer.
Que dire des nouvelles vacances qui s'offrent à tout un chacun, nous pouvons prendre un avion pas cher pour aller polluer les endroits les plus reculés de la planète. Tout ça dans l'indifférence la plus totale, nous sommes déjà pauvres, nous n'allons pas, en plus, nous priver de vacances de "riches"!
Parlons-en de ces fabuleux détenteurs de la fortune mondiale, plutôt que de donner de l'argent à des causes utiles à leurs seules images, ils devraient s'inquiéter de l'avenir en investissant en masse dans l'écologie. Ils préfèrent se construire des havres de paix où ils pensent qu'ils seront à l'abri, des arches de Noë en quelque sorte, comme s'il existait des endroits de notre terre qui seraient épargnés par la catastrophe imminente. Ce qui est le plus inquiétant dans cette histoire, c'est de se rendre compte que des crétins patentés aient pu devenir aussi riches, c'est au moment où cela a débuté qu'il fallait réagir.
Aujourd'hui, même nos dirigeants politiques sont des imbéciles qui semblent n'avoir aucune conscience de ce qui se passe autour d'eux, savent-ils simplement que nous existons?
Alors, malgré mes problèmes de santé qui me poussent vers une forme de sagesse, il me faut retrouver ma colère, la vraie, afin d'entraîner le plus de monde possible vers une révolution verte. Nous la nommerons "révolte des fleurs" et nous en offrirons aux policiers pour qu'ils deviennent nos alliés! Les gilets verts remplaceront les jaunes, pour qu'à l'instar d'un monsieur Gandhi, la non-violence devienne notre force et que le respect de la nature passe par le respect de nous-même!
Après avoir pris quelques contacts avec des organismes en charge du développement de la protection de l'environnement, le constat est sévère. Les crédits alloués par l'état à l'écologie sont non seulement dérisoires mais tendent à être encore diminués, il vaut mieux se préoccuper d'un tas de cailloux ne concernant qu'une poignée de catholiques. Dans un état républicain, quoi de plus logique que de préserver un patrimoine religieux qui ne manquera pas de s'effondrer avec le reste lors des catastrophes climatiques qui nous attendent.
Mieux vaut se préoccuper d'un passé "glorieux" que d'un avenir déjà condamné.
Chacune de mes reconversions professionnelles me fait toujours plus ressembler à un Don Quichotte de l'emploi, alors je veux me révolter à nouveau contre tous ces obstacles. L'écologie me tient suffisamment à cœur pour trouver la motivation nécessaire à faire vraiment bouger les idées de nos ineptes décideurs.
Nous avons tous plus ou moins conscience que rien n'est véritablement entrepris pour atténuer nos effets néfastes sur la nature, à part les quelques gentils manifestants et leurs slogans qui ne sauraient toucher à leur petit confort. Il est temps de réagir de façon véritablement efficace, tant que de simples gestes tels que démarrer sa voiture, mettre une machine à laver en route, éteindre une lampe inutile ne seront pas considérés comme des actes nuisibles, rien ne pourra changer.
Que dire des nouvelles vacances qui s'offrent à tout un chacun, nous pouvons prendre un avion pas cher pour aller polluer les endroits les plus reculés de la planète. Tout ça dans l'indifférence la plus totale, nous sommes déjà pauvres, nous n'allons pas, en plus, nous priver de vacances de "riches"!
Parlons-en de ces fabuleux détenteurs de la fortune mondiale, plutôt que de donner de l'argent à des causes utiles à leurs seules images, ils devraient s'inquiéter de l'avenir en investissant en masse dans l'écologie. Ils préfèrent se construire des havres de paix où ils pensent qu'ils seront à l'abri, des arches de Noë en quelque sorte, comme s'il existait des endroits de notre terre qui seraient épargnés par la catastrophe imminente. Ce qui est le plus inquiétant dans cette histoire, c'est de se rendre compte que des crétins patentés aient pu devenir aussi riches, c'est au moment où cela a débuté qu'il fallait réagir.
Aujourd'hui, même nos dirigeants politiques sont des imbéciles qui semblent n'avoir aucune conscience de ce qui se passe autour d'eux, savent-ils simplement que nous existons?
Alors, malgré mes problèmes de santé qui me poussent vers une forme de sagesse, il me faut retrouver ma colère, la vraie, afin d'entraîner le plus de monde possible vers une révolution verte. Nous la nommerons "révolte des fleurs" et nous en offrirons aux policiers pour qu'ils deviennent nos alliés! Les gilets verts remplaceront les jaunes, pour qu'à l'instar d'un monsieur Gandhi, la non-violence devienne notre force et que le respect de la nature passe par le respect de nous-même!
lundi 8 avril 2019
Environnementalement.
Et voilà, à force de chercher une voie je l'ai trouvée, pas où je l'attendais mais c'était attendu, ce n'est donc pas une surprise puisqu'il s'agit d'apprendre à protéger l'environnement de façon durable. Je n'aurais pas même dû avoir recours à des logiciels pour penser à une telle orientation, faire dans l'écologie, la vraie, à savoir l'étude de la nature, comme son nom l'indique.
Je devais avoir seize ou dix-sept ans, dans le train qui me conduisait vers le savoir, mais je ne le savais pas encore, d'où un certain rejet de la scolarité traditionnelle. Il y avait, dans le compartiment où je m'installais, un vieux monsieur très digne, inspirant naturellement le respect. Après nous être mutuellement salués, il m'interrogeait sur la raison de ma présence en ce lieu.
Dès que j'eus fait mention du côté horticole de mes laborieuses études, il m'expliqua qu'il en avait fait son métier en devenant écologiste, c'est en voyant mon sourire qu'il me répliqua, "mais un vrai, qui étudie la nature, eco-logos, ce n'est que du latin mais il a un sens profond!". Et là, pendant les deux heures passées avec lui, cet homme de grand savoir a su me captiver et inspirer mon grand respect envers la nature et...sa vraie nature! C'était l'une de ces rencontres décisives dont nous ne prenons conscience qu'à notre rythme ou celui, plus fluctuant, de nos souvenirs.
Je connais le sujet, l'écologie fait partie de mes centres d'intérêts, mais j'ai bien conscience que ce ne sont pas les gesticulations de quelques citoyens qui changeront quoi que ce soit. Déjà, les personnes qui m'entouraient lors de mes recherches remettaient en question l'idée même de toucher à leur petit confort personnel. Comme une majorité d'entre nous, ils attendent de n'avoir plus le choix pour changer leurs modes de vie.
L'écologie d'accord, mais mon confort d'abord!
Je vais donc essayer d'intégrer le groupe de ceux qui agissent et peuvent, peut-être, influer sur les décisions de nos gouvernants, aussi peu enclins que les électeurs à sacrifier leurs envies de possession. Il va falloir décider des décideurs indécis, ce seul challenge pourrait suffire à me motiver, mais je veux surtout que mes enfants sachent que je me préoccupe de leur avenir en essayant de limiter le chaos inéluctable qui s'annonce.
Voilà, j'ai retrouvé l'envie de vivre et de me battre à nouveau, la colère froide qui m'habite saura chasser les dernières velléités de mon corps. De toute façon, je n'arrive pas plus à être malade qu'à vieillir alors autant continuer à vivre la fin de mon adolescence sereinement. Et quel meilleur moyen que de retourner à l'école finir ce que j'ai commencé il y a trente-huit ans environ, n'est-ce pas, Papa?
Je devais avoir seize ou dix-sept ans, dans le train qui me conduisait vers le savoir, mais je ne le savais pas encore, d'où un certain rejet de la scolarité traditionnelle. Il y avait, dans le compartiment où je m'installais, un vieux monsieur très digne, inspirant naturellement le respect. Après nous être mutuellement salués, il m'interrogeait sur la raison de ma présence en ce lieu.
Dès que j'eus fait mention du côté horticole de mes laborieuses études, il m'expliqua qu'il en avait fait son métier en devenant écologiste, c'est en voyant mon sourire qu'il me répliqua, "mais un vrai, qui étudie la nature, eco-logos, ce n'est que du latin mais il a un sens profond!". Et là, pendant les deux heures passées avec lui, cet homme de grand savoir a su me captiver et inspirer mon grand respect envers la nature et...sa vraie nature! C'était l'une de ces rencontres décisives dont nous ne prenons conscience qu'à notre rythme ou celui, plus fluctuant, de nos souvenirs.
Je connais le sujet, l'écologie fait partie de mes centres d'intérêts, mais j'ai bien conscience que ce ne sont pas les gesticulations de quelques citoyens qui changeront quoi que ce soit. Déjà, les personnes qui m'entouraient lors de mes recherches remettaient en question l'idée même de toucher à leur petit confort personnel. Comme une majorité d'entre nous, ils attendent de n'avoir plus le choix pour changer leurs modes de vie.
L'écologie d'accord, mais mon confort d'abord!
Je vais donc essayer d'intégrer le groupe de ceux qui agissent et peuvent, peut-être, influer sur les décisions de nos gouvernants, aussi peu enclins que les électeurs à sacrifier leurs envies de possession. Il va falloir décider des décideurs indécis, ce seul challenge pourrait suffire à me motiver, mais je veux surtout que mes enfants sachent que je me préoccupe de leur avenir en essayant de limiter le chaos inéluctable qui s'annonce.
Voilà, j'ai retrouvé l'envie de vivre et de me battre à nouveau, la colère froide qui m'habite saura chasser les dernières velléités de mon corps. De toute façon, je n'arrive pas plus à être malade qu'à vieillir alors autant continuer à vivre la fin de mon adolescence sereinement. Et quel meilleur moyen que de retourner à l'école finir ce que j'ai commencé il y a trente-huit ans environ, n'est-ce pas, Papa?
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