Suite de mes aventures dans le monde de l'écologie avec, cette fois, des personnes qui semblent conscientes de l'ampleur de la catastrophe à venir si on ne réagit pas immédiatement. Il n'y avait pas pléthore de manifestants, surtout des familles et des personnes de ma génération, quelques lycéens complétaient le tableau, accompagnés de nos chers retraités.
L'ambiance était très festive, très bon enfant devrais-je écrire, car je m'attendais à trouver des combattants d'une écologie vraie, totale et à adopter en urgence. Mais, dès qu'ils nous ont demandé des idées de slogans pour les pancartes, j'ai compris que je m'étais encore trompé de lieu.
Déjà lors de mon arrivée sur le lieu de départ, j'avais été surpris du nombre de voitures à moteurs thermiques et, au vu de leurs tailles démesurées, plus polluantes que les autres. Bon, ils se sont déplacés, c'est déjà bien me suis-je dit, mais lorsque dans les propositions pour faire évoluer les comportements, j'ai dit qu'il serait sage d'arrêter d'autoriser la publicité pour les armes de destruction massive que sont les compagnies d'aviation, les voitures à moteur thermiques, les plats préparés générant tant de déchets plastiques, ce fut une levée générale de boucliers!
Toutes ces personnes veulent faire de l'écologie un art de vivre cependant il ne doit, en aucun cas, nuire à leur petit confort personnel. Il me semble pourtant que le seul moyen d'influer sur les orientations des décideurs, politiques comme économiques, est de changer nos façons de vivre et, par dessus tout, de consommer.
Si une majorité de clients demande des voitures électriques, les constructeurs s'y mettront très vite. Si nous ne prenons plus l'avion que pour des raisons valables, nous diminuerons le nombre d'avions qui polluent nos cieux. Si nous mangeons des produits sains et naturels, les producteurs suivront le mouvement, certains ont déjà commencé.
C'est donc bien à nous qu'appartient la décision, pour ça les gentilles manifestations familiales, pour sympathiques qu'elles soient, ne suffiront pas. Il faut que chacun fasse le plus d'effort possible et que cela serve d'exemple à ceux qui restent sceptiques quand à l'utilité de tels changements.
En attendant, je n'ai entendu aucun des représentants officiels de l'écologie parler du fait que, quoique l'on fasse, nous devrons de toute façon faire face à la montée des eaux et ses nombreuses conséquences, mais, là encore, il semble que l'on me trouve quelque peu excessif!
dimanche 17 mars 2019
vendredi 15 mars 2019
Ecoloclastes.
Encore un mot de mon invention, mais qui s'adapte parfaitement à la situation que nous traversons tant les autorités politiques et financières ont étouffé "l'affaire du siècle". Je vais aller marcher avec les autres demain, mais nous savons pertinemment bien que c'est peu utile pour faire réagir les autorités. Peu importe, les forces vives sont là et ces marches permettent la rencontre de tous types d'écologistes, de personnes qui croient encore en l'avenir de l'humanité, tout simplement.
Car, il faut bien le reconnaître, ce sont les écoloclastes qui ont la main pour l'instant et, à l'instar de notre coûteux, pardon, cher président gesticulant vainement devant un parterre tout acquis à sa cause. Les autres dirigeants se réjouissant que l'un d'entre eux se sacrifie pour mentir à leur place, avec quel panache en plus, sacrés Français, va!
Leurs paroles ne servent qu'à nous enfumer un peu plus, leur entêtement à continuer sur le même modèle est suspect, puisqu'ils savent la vérité sur le réchauffement ils devraient mettre en place des plans d'urgences. Ils préfèrent continuer à faire croire que les éoliennes et l'énergie solaire sont plus polluants que le nucléaire, voire même que le pétrole.
Aucune des rares mesures prises par notre gouvernement ne va dans le sens d'une écologie devenue une absolue et urgente nécessité. Les seules concessions qui sont faites à l'écologie sont celles qui permettent de taxer un peu plus un peuple déjà exsangue. Aucun investissements dans les transports en commun fonctionnant à l'électricité pour permettre à une majorité de citoyens de ne plus prendre leurs voitures.
C'est qu'il ne faudrait pas que les gens n'aient plus deux voitures, sinon les constructeurs automobiles seraient obligés de développer les véhicules électriques…à des prix abordables, évidemment!
Voilà, je fais court pour cette fois, ils ne méritent pas même mes mots, je reviendrais vous raconter ma promenade écolo de demain plus tard.
Car, il faut bien le reconnaître, ce sont les écoloclastes qui ont la main pour l'instant et, à l'instar de notre coûteux, pardon, cher président gesticulant vainement devant un parterre tout acquis à sa cause. Les autres dirigeants se réjouissant que l'un d'entre eux se sacrifie pour mentir à leur place, avec quel panache en plus, sacrés Français, va!
Leurs paroles ne servent qu'à nous enfumer un peu plus, leur entêtement à continuer sur le même modèle est suspect, puisqu'ils savent la vérité sur le réchauffement ils devraient mettre en place des plans d'urgences. Ils préfèrent continuer à faire croire que les éoliennes et l'énergie solaire sont plus polluants que le nucléaire, voire même que le pétrole.
Aucune des rares mesures prises par notre gouvernement ne va dans le sens d'une écologie devenue une absolue et urgente nécessité. Les seules concessions qui sont faites à l'écologie sont celles qui permettent de taxer un peu plus un peuple déjà exsangue. Aucun investissements dans les transports en commun fonctionnant à l'électricité pour permettre à une majorité de citoyens de ne plus prendre leurs voitures.
C'est qu'il ne faudrait pas que les gens n'aient plus deux voitures, sinon les constructeurs automobiles seraient obligés de développer les véhicules électriques…à des prix abordables, évidemment!
Voilà, je fais court pour cette fois, ils ne méritent pas même mes mots, je reviendrais vous raconter ma promenade écolo de demain plus tard.
mardi 12 mars 2019
L'énergumène.
Issu du grec ancien, energoumenos désignait un homme possédé; aujourd'hui, ma copine rouquine dit que ce n'est plus qu'une personne exaltée qui parle et gesticule avec véhémence; excité, forcené! C'est étrange, cette définition me rappelle quelqu'un mais je n'arrive pas à me souvenir qui!
En fait, un énergumène agit tel un éternuement, une expulsion d'air soudaine tant sa réactivité est aussi vive qu'intense. Et, s'il lui arrive de trébucher, toujours il se relève plus fort et plus…véhément, tous se disent alors: "quel énergumène que cet énergumène!".
Il est vrai que je peux me retrouver, à différentes phases de ma vie, dans cette dénomination, j'ai toujours, aussi loin que remontent mes souvenirs, été une personne exaltée, même si je préférais me croire passionné!
Quand à être excité, au point de devenir parfois forcené, ça me ramène plus à une adolescence pour le moins agitée. La découverte de la vie en mode accéléré, je ne saurais autrement résumer cette période, les yeux grands ouverts sur ce monde de liberté qui s'offrait à moi, enfin presque!
Une entrée dans la vie adulte qui s'est faite, elle aussi, en accéléré et même si j'ai le sentiment d'avoir subi ce passage, il m'a ouvert les yeux sur le rapport difficile que j'aurai avec l'autorité, surtout aveugle, et qui ne m'a toujours pas quitté.
C'est ce simple refus de collaborer à la bêtise humaine qui m'a fait si souvent changer d'emploi, faisant de moi un énergumène aux yeux de beaucoup de ceux qui m'ont croisé. J'espère cependant que c'est le côté exalté plutôt que véhément qu'ils auront retenu! Je dois reconnaître pourtant que j'ai longtemps été véhément, exprimant une colère dont je ne pouvais avoir le contrôle puisque je n'en connaissais pas la source.
Peu importe, cette véhémence me fut salutaire en maintes occasions, me donnant cette élocution et ce vocabulaire riche si propres à l'expression d'une colère que je jugeais juste, surtout si elle dénonçait les injustices qui passaient à ma portée. Je devenais utile et efficace mais toujours je restais un énergumène aux yeux de mes interlocuteurs, mais, là encore, cela offre l'avantage d'être mieux entendu.
Il n'y a que cette fuite face à la réussite qui semble avoir jalonné ma vie qui me gène, je me suis toujours arrangé pour fuir au moment de l'aboutissement, comme si l'instabilité m'était vitale.
Là, c'est moi qui me pense un étonnant énergumène!
En fait, un énergumène agit tel un éternuement, une expulsion d'air soudaine tant sa réactivité est aussi vive qu'intense. Et, s'il lui arrive de trébucher, toujours il se relève plus fort et plus…véhément, tous se disent alors: "quel énergumène que cet énergumène!".
Il est vrai que je peux me retrouver, à différentes phases de ma vie, dans cette dénomination, j'ai toujours, aussi loin que remontent mes souvenirs, été une personne exaltée, même si je préférais me croire passionné!
Quand à être excité, au point de devenir parfois forcené, ça me ramène plus à une adolescence pour le moins agitée. La découverte de la vie en mode accéléré, je ne saurais autrement résumer cette période, les yeux grands ouverts sur ce monde de liberté qui s'offrait à moi, enfin presque!
Une entrée dans la vie adulte qui s'est faite, elle aussi, en accéléré et même si j'ai le sentiment d'avoir subi ce passage, il m'a ouvert les yeux sur le rapport difficile que j'aurai avec l'autorité, surtout aveugle, et qui ne m'a toujours pas quitté.
C'est ce simple refus de collaborer à la bêtise humaine qui m'a fait si souvent changer d'emploi, faisant de moi un énergumène aux yeux de beaucoup de ceux qui m'ont croisé. J'espère cependant que c'est le côté exalté plutôt que véhément qu'ils auront retenu! Je dois reconnaître pourtant que j'ai longtemps été véhément, exprimant une colère dont je ne pouvais avoir le contrôle puisque je n'en connaissais pas la source.
Peu importe, cette véhémence me fut salutaire en maintes occasions, me donnant cette élocution et ce vocabulaire riche si propres à l'expression d'une colère que je jugeais juste, surtout si elle dénonçait les injustices qui passaient à ma portée. Je devenais utile et efficace mais toujours je restais un énergumène aux yeux de mes interlocuteurs, mais, là encore, cela offre l'avantage d'être mieux entendu.
Il n'y a que cette fuite face à la réussite qui semble avoir jalonné ma vie qui me gène, je me suis toujours arrangé pour fuir au moment de l'aboutissement, comme si l'instabilité m'était vitale.
Là, c'est moi qui me pense un étonnant énergumène!
vendredi 8 mars 2019
Un murmure au creux de l'oreille.
Il suffit parfois de peu pour changer un point de vue, surtout si celui-ci est médical et plus particulièrement neurologique. Mes acouphènes qui jusqu'ici ne déclenchaient que de respectueux silences de la part de la médecine, semblent enfin être entendues au-delà de mes oreilles internes!
Mes chers neurologues ont consenti à reconnaître la potentielle cause de mes déséquilibres dans la présence de ces sifflements, qui ne m'ont jamais quitté depuis plus d'une trentaine d'années. Comme je suis affaibli par mes problèmes de santé, ce qui était supportable devient un véritable handicap, quand je pense au nombre d'arbres et de toits sur lesquels j'étais en équilibre...ça me déstabilise un peu!
Bref, là n'est pas mon propos, j'avais rendez-vous en oto-rhino-laryngologie plus facilement appelé ORL, on comprend pourquoi! Pour obtenir plus rapidement ma consultation, j'avais accepté d'être confié à une ORL toute neuve, me disant qu'elle se souviendrait mieux de ses cours qu'un vieux et, par-dessus tout, m'entendrait mieux!
Bien m'en pris, outre son physique très avenant, elle était très efficace, me faisant subir une série de tests qui, pour être utiles, n'en étaient pas moins physiques! Bon, le moment où elle m'a demandé de marcher les yeux fermés pour constater mon instabilité, en me tendant les bras et m'assurant qu'elle me retiendrait si je trébuchais, m'a paru plein de charme! En attendant, je ne puis faire le moindre pas dans le noir sans me casser la figure, même la pénombre nuit à mon équilibre, me rappelant mes plus belles années d'alcoolisme!
La bonne nouvelle vient du fait que mes déséquilibres dans l'espace, je conserve quelques folies, pourraient bel et bien être liés à mes acouphènes qu'une machinerie diabolique pourrait atténuer. Un appareil posé sur mon oreille permettrait de diminuer, voire supprimer, ses bruits qui jamais ne me quittent.
Il ne me reste plus qu'à attendrir un marchand d'appareils adaptés, essayer de le convaincre que sa profession en fait un bienfaiteur de l'humanité et que, par conséquent, me laisser acheter l'engin à crédit est une obligation morale! Je me sentais même prêt au sacrifice de mon corps mais là, même s'il était femme, je ne me sens pas encore assez malade pour aller jusqu'à un tel sacrifice!
Alors je vais lui bourdonner dans les oreilles jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus, parce que, moi, aucun appareil ne peut me faire taire!!!
Mes chers neurologues ont consenti à reconnaître la potentielle cause de mes déséquilibres dans la présence de ces sifflements, qui ne m'ont jamais quitté depuis plus d'une trentaine d'années. Comme je suis affaibli par mes problèmes de santé, ce qui était supportable devient un véritable handicap, quand je pense au nombre d'arbres et de toits sur lesquels j'étais en équilibre...ça me déstabilise un peu!
Bref, là n'est pas mon propos, j'avais rendez-vous en oto-rhino-laryngologie plus facilement appelé ORL, on comprend pourquoi! Pour obtenir plus rapidement ma consultation, j'avais accepté d'être confié à une ORL toute neuve, me disant qu'elle se souviendrait mieux de ses cours qu'un vieux et, par-dessus tout, m'entendrait mieux!
Bien m'en pris, outre son physique très avenant, elle était très efficace, me faisant subir une série de tests qui, pour être utiles, n'en étaient pas moins physiques! Bon, le moment où elle m'a demandé de marcher les yeux fermés pour constater mon instabilité, en me tendant les bras et m'assurant qu'elle me retiendrait si je trébuchais, m'a paru plein de charme! En attendant, je ne puis faire le moindre pas dans le noir sans me casser la figure, même la pénombre nuit à mon équilibre, me rappelant mes plus belles années d'alcoolisme!
La bonne nouvelle vient du fait que mes déséquilibres dans l'espace, je conserve quelques folies, pourraient bel et bien être liés à mes acouphènes qu'une machinerie diabolique pourrait atténuer. Un appareil posé sur mon oreille permettrait de diminuer, voire supprimer, ses bruits qui jamais ne me quittent.
Il ne me reste plus qu'à attendrir un marchand d'appareils adaptés, essayer de le convaincre que sa profession en fait un bienfaiteur de l'humanité et que, par conséquent, me laisser acheter l'engin à crédit est une obligation morale! Je me sentais même prêt au sacrifice de mon corps mais là, même s'il était femme, je ne me sens pas encore assez malade pour aller jusqu'à un tel sacrifice!
Alors je vais lui bourdonner dans les oreilles jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus, parce que, moi, aucun appareil ne peut me faire taire!!!
dimanche 3 mars 2019
Faire long-feu.
C'est le drame de tout artilleur médiéval qui se respecte, je n'en ai pas vécu souvent, mais ils furent tous mémorables, n'étant évoqués que dans les rires. Du feu de bengale de Marie-Jeanne aux pets foireux de ma Fanette, je me suis offert une gamme diversifiée d'échecs qui, bizarrement, n'ont fait qu'améliorer mon image d'artilleur fou!
Mais là, trois ans après ma dernière salve, c'est ma vie qui fait long-feu, je voudrais encore être tonitruant quand il me faudrait ne faire que murmurer. Tout ce que j'ai essayé d'entreprendre finit invariablement par buter sur cette barrière épileptique, je n'ai plus le droit de décider seul de mes orientations, de mes envies.
Même s'il m'est arrivé d'accepter des professions pour lesquelles je n'avais aucun attrait, je savais que ce n'était que passager et il m'est arrivé, plusieurs fois, de licencier mes patrons. La grande différence se situe là, ils ne veulent pas même m'essayer alors qu'ils manquent de main-d'œuvre, pourtant je sens bien que c'est à regret mais personne ne veut prendre le risque.
Il aura fallu que mon foutu optimisme guide mes pas jusqu'à un forum pour l'emploi, dans l'espoir de trouver au moins une piste exploitable. Comme je savais que j'aurais peu de chance de trouver un emploi, je m'étais muni d'un CV digne de Fleuriquet, dont le titre, seul, donne la teneur : "recherche d'un emploi, ouvert à toutes propositions…"! Si vous voulez connaître la suite, il vous faudra m'envoyer une offre d'emploi, hé, hé, hé!
Bon, malgré l'assortiment d'employeurs potentiels, je n'ai pas trouvé chaussure à mon pied, à peine me suis-je amusé à traiter d'esclavagistes les marchands de viande avariée, euh, de hamburger. Mais c'était peine perdue, mon handicap ne m'était jamais paru si présent.
Alors, l'idée me venait de chercher une formation de formateur, avec toutes mes expériences, je trouvais une série d'interlocuteurs qui remettait mon optimisme au beau fixe! Maintenant que je dois agir au ralenti, enfin moins vite, je ne devrais pas traumatiser mes élèves tout de suite. D'ailleurs, au fur et à mesure des rencontres, ma confiance revenait, il semblait ne rester que l'écueil du financement, ma situation d'handicapé devant m'aider à le surmonter.
Mais non, là encore, j'ai fait long-feu, de handicapé je deviens pestiféré, je suis reparti la tête basse une fois de plus, je ne peux pas accepter d'être une victime.
Seulement je ne sais plus où est mon écouvillon, pour tasser la poudre, afin de pouvoir à nouveau bruisser, ne serait-ce qu'une dernière fois...pour pouvoir accepter de faire silence.
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