Je ne puis empêcher un sourire narquois de fleurir quand je songe que tout un pays sensé être laïc ne travaille pas pour rendre hommage à la montée de Jésus auprès de "papa"!
C'est de l'un des extraits où l'évangile ressemble le plus à ce qu'elle est, à savoir un récit de science-fiction, que provient l'idée de ne pas travailler ce jour, un peu comme si le jour du décollage de la fusée de " de la terre à la lune" de Jules Verne devenait jour de fête nationale!
Bref, ne boudons pas notre plaisir, pour une fois qu'un ascensionniste n'est pas un conquérant de l'inutile, bien qu'il soit vain, il a montré l'exemple.
Mais je ne suis pas absolument certain que son message ait été bien compris par ses disciples, je ne suis pas certain que s'entourer d'illettrés un peu idiots fut la meilleure idée de Jésus! Surtout que son dernier message était : "je vous laisse seuls avec l'Esprit Saint", s'ils ont compris "sain", ça expliquerait que l'ascension ne soit plus que liée à l'enrichissement financier et non plus spirituel!
Nous étions conviés à une élévation, nous pratiquons la surévaluation, tout ça parce que douze crétins ont mal compris...ou interprété le message! Comme en plus il parlait par paraboles, c'est à se demander s'il ne l'a pas fait exprès!
Donc, nous fêtons le départ d'un homme vers un lieu de délices, selon son propre aveu, après qu'il ait semé la confusion et le désordre afin de créer un monde meilleur, pas de doute c'est une réussite, ça vaut bien une fête!
Bon, en attendant d'avoir atteint des sommets, je vais entreprendre l'ascension de mon lit, il n'y a que celle-ci de fiable!
jeudi 10 mai 2018
mardi 8 mai 2018
Médaille de bronze.
C'est de saison, les premiers rayons solaires réchauffent à peine l'air que c'est la ruée vers la plage et ce ne sont pas les jeunes qui gagnent! Après avoir mangé des carottes tout l'hiver, ils se ruent sous le premier rayon de soleil, peu importe le coût, dents et oreilles qui poussent l'hiver, bronchites au printemps, l'important est de ne jamais être blancs, bande de racistes!
Ayant délaissé les grandes plages populaires, je longeais une partie de côte plus escarpée et irrégulière, parsemée de petites plages séparées par de grosses masses rocheuses, un endroit dédié à la randonnée et au plaisir des yeux...pour sa partie paysagère. Car, pour la part humaine, je ne suis pas absolument certain de pouvoir parler de plaisir des yeux!
Déjà, il y avait tant de monde que chaque centimètre carré de sable était recouvert, ce n'était plus des plages mais des barbecues recouverts de saucisses, comme la moyenne d'âge devait avoisiner les soixante-dix ans, je n'exagère qu'à peine le trait! Pour le coup, c'est moi qui me suis transformé en saucisse entourée de regards affamés jusqu'à la concupiscence.
J'ai fui devant tant d'expérience étalée, n'est pas Macron qui veut!
Continuant ma déambulation, je pris conscience que c'était une journée consacrée au bronzage plus qu'à la randonnée, je ne croisais que des gens en recherche d'un carré de sable mais toujours souriants. Le soleil radieux poussait à la bonne humeur et donnait un air estival au lieu, un petit vent soutenu me poussait cependant à ne point trop me dévêtir.
Malgré cet anachronisme apparent, les personnes étalées au soleil continuaient de me saluer avec force amabilité, comme si j'étais l'un des leurs! C'est alors que je me suis rappelé que je prenais très vite des couleurs et que mon visage devait leur confirmer mon appartenance au groupe.
J'arrivais au seul endroit où il n'est pas possible d'éviter la plage, il faut la traverser sur une centaine de mètres, afin d'éviter tout risque je décidais d'utiliser une méthode efficace pour détourner les attentions. Je me mettais torse nu, vu qu'il n'a pas encore été exposé, le contraste entre lui et mon visage devait me faire ressembler à un cycliste du tour de France!
C'est d'une efficacité redoutable, pas un sourire, pas un bonjour, pas même un regard, victime de ce rejet du blanc cité au début!
J'ai pu traverser cet étalage de chair humaine dans la plus totale impunité, regardant sans la moindre gêne, si ce n'est esthétique, ces cachets d'aspirine se préparant à passer du blanc au rouge en une demi-journée. Ils pourront soigner leurs coups de soleil en même temps que le rhume qu'ils n'auront pas manqué d'attraper, ah, le joli mois de mai...oui mais!
Ayant délaissé les grandes plages populaires, je longeais une partie de côte plus escarpée et irrégulière, parsemée de petites plages séparées par de grosses masses rocheuses, un endroit dédié à la randonnée et au plaisir des yeux...pour sa partie paysagère. Car, pour la part humaine, je ne suis pas absolument certain de pouvoir parler de plaisir des yeux!
Déjà, il y avait tant de monde que chaque centimètre carré de sable était recouvert, ce n'était plus des plages mais des barbecues recouverts de saucisses, comme la moyenne d'âge devait avoisiner les soixante-dix ans, je n'exagère qu'à peine le trait! Pour le coup, c'est moi qui me suis transformé en saucisse entourée de regards affamés jusqu'à la concupiscence.
J'ai fui devant tant d'expérience étalée, n'est pas Macron qui veut!
Continuant ma déambulation, je pris conscience que c'était une journée consacrée au bronzage plus qu'à la randonnée, je ne croisais que des gens en recherche d'un carré de sable mais toujours souriants. Le soleil radieux poussait à la bonne humeur et donnait un air estival au lieu, un petit vent soutenu me poussait cependant à ne point trop me dévêtir.
Malgré cet anachronisme apparent, les personnes étalées au soleil continuaient de me saluer avec force amabilité, comme si j'étais l'un des leurs! C'est alors que je me suis rappelé que je prenais très vite des couleurs et que mon visage devait leur confirmer mon appartenance au groupe.
J'arrivais au seul endroit où il n'est pas possible d'éviter la plage, il faut la traverser sur une centaine de mètres, afin d'éviter tout risque je décidais d'utiliser une méthode efficace pour détourner les attentions. Je me mettais torse nu, vu qu'il n'a pas encore été exposé, le contraste entre lui et mon visage devait me faire ressembler à un cycliste du tour de France!
C'est d'une efficacité redoutable, pas un sourire, pas un bonjour, pas même un regard, victime de ce rejet du blanc cité au début!
J'ai pu traverser cet étalage de chair humaine dans la plus totale impunité, regardant sans la moindre gêne, si ce n'est esthétique, ces cachets d'aspirine se préparant à passer du blanc au rouge en une demi-journée. Ils pourront soigner leurs coups de soleil en même temps que le rhume qu'ils n'auront pas manqué d'attraper, ah, le joli mois de mai...oui mais!
lundi 7 mai 2018
Observateur.
C'est un mot à double sens puisqu'il s'agit à la fois de celui qui obéit à une règle et de celui qui regarde tout d'un oeil curieux. Autant le premier peut aussi être curieux, si c'est la règle qu'il suit, autant le deuxième peut difficilement devenir obéissant puisqu'on ne saurait imposer de règles à un observateur passionné.
Ainsi en est-il de la promenade de ce jour qui devait m'aider à changer mon regard. Déambulant dans les parties les plus nanties de Saint-Malo, au milieu de ce qu'il est convenu d'appeler une exhibition de différences sociales, j'essayais d'observer une certaine neutralité dans mes regards.
Je marchais donc au long de ces plages qui, pour jolies qu'elles soient, ne sont fréquentables que pour la promenade. Entre leur exposition plein nord et la mer qui reflue à des centaines de mètres, c'est le bonheur du petit baigneur!
Mais c'est le haut lieu du lieu, les familles pauvres viennent se faire bronzer en se pelant le jonc sous les yeux des riches bien abrités derrière leurs baies vitrées face à la mer. Comme j'ai décidé de changer mon regard, l'idée m'est venue d'observer le côté jardin plutôt que le côté mer.
Déjà, puisque je parle jardin, leur situation exposée à tous les vents en fait des déserts, seules quelques plantes grasses tentent de faire illusion, mais le spectacle de la mer compense cet inconvénient. Pour les vents, ils ont tous des terrasses protégées par des vérandas, ils sont sous verre!
En lieu et place du spectacle de la mer, j'ai eu droit aux humains en aquarium, rien que des gros poissons à en juger par leur lieu de vie!
A première vue, ils n'aiment pas être regardés, bizarre pour des gens qui se mettent en vitrine mais, au vu de leurs regards réprobateurs, j'ai fait semblant de ne rien voir en regardant autrement. Je faisais semblant d'observer les plantes de leurs jardins avec un air docte, ça a marché au-delà de mes espérances puisque l'un d'entre eux a engagé la conversation afin de prendre quelques conseils.
Les conseils gratuits sont aussi bien perçus par les riches que par les pauvres, cela nous fait un point d'égalité! Pendant que nous conversions près de l'entrée de sa maison, j'ai pris conscience que cet homme prenait une forme de plaisir à être observé ainsi, loin de le déranger, les regards paraissaient le valoriser!
Ce n'est plus une promenade au milieu d'aquariums, c'est un zapping sur la télé-réalité! Des pauvres grelottant sur des plages inadaptées regardant les riches qui, depuis leurs remparts de verre les regardent en retour, c'est beau la vie quand c'est simple!
J'ai préféré m'éloigner de ce lieu en écoutant le chant des oiseaux, regardant les plantes et leurs façons de se montrer, tout en beautés, sans mesquinerie, c'est si beau la vie, quand c'est simple!
Ainsi en est-il de la promenade de ce jour qui devait m'aider à changer mon regard. Déambulant dans les parties les plus nanties de Saint-Malo, au milieu de ce qu'il est convenu d'appeler une exhibition de différences sociales, j'essayais d'observer une certaine neutralité dans mes regards.
Je marchais donc au long de ces plages qui, pour jolies qu'elles soient, ne sont fréquentables que pour la promenade. Entre leur exposition plein nord et la mer qui reflue à des centaines de mètres, c'est le bonheur du petit baigneur!
Mais c'est le haut lieu du lieu, les familles pauvres viennent se faire bronzer en se pelant le jonc sous les yeux des riches bien abrités derrière leurs baies vitrées face à la mer. Comme j'ai décidé de changer mon regard, l'idée m'est venue d'observer le côté jardin plutôt que le côté mer.
Déjà, puisque je parle jardin, leur situation exposée à tous les vents en fait des déserts, seules quelques plantes grasses tentent de faire illusion, mais le spectacle de la mer compense cet inconvénient. Pour les vents, ils ont tous des terrasses protégées par des vérandas, ils sont sous verre!
En lieu et place du spectacle de la mer, j'ai eu droit aux humains en aquarium, rien que des gros poissons à en juger par leur lieu de vie!
A première vue, ils n'aiment pas être regardés, bizarre pour des gens qui se mettent en vitrine mais, au vu de leurs regards réprobateurs, j'ai fait semblant de ne rien voir en regardant autrement. Je faisais semblant d'observer les plantes de leurs jardins avec un air docte, ça a marché au-delà de mes espérances puisque l'un d'entre eux a engagé la conversation afin de prendre quelques conseils.
Les conseils gratuits sont aussi bien perçus par les riches que par les pauvres, cela nous fait un point d'égalité! Pendant que nous conversions près de l'entrée de sa maison, j'ai pris conscience que cet homme prenait une forme de plaisir à être observé ainsi, loin de le déranger, les regards paraissaient le valoriser!
Ce n'est plus une promenade au milieu d'aquariums, c'est un zapping sur la télé-réalité! Des pauvres grelottant sur des plages inadaptées regardant les riches qui, depuis leurs remparts de verre les regardent en retour, c'est beau la vie quand c'est simple!
J'ai préféré m'éloigner de ce lieu en écoutant le chant des oiseaux, regardant les plantes et leurs façons de se montrer, tout en beautés, sans mesquinerie, c'est si beau la vie, quand c'est simple!
samedi 5 mai 2018
Changer le regard.
Puisque les plantes montrent l'exemple, j'ai décidé d'ouvrir les yeux mais en essayant d'adopter un autre regard. Le corps médical m'aide beaucoup, le mois d'avril a beau être passé, il continue à pratiquer l'humour, enfin j'espère que c'est de l'humour!
J'ai toujours pensé que si l'on ne trouvait pas la réponse à une question, c'est que l'on ne se pose pas la bonne question. Les médecins semblent penser le contraire puisqu'ils se posent la même question depuis le début, malgré l'absence évidente de réponse, avouez que ça pose des questions!
Cet achoppement pourrait paraître sans gravité mais ma santé continue de se dégrader, alors je n'ai plus le choix, il faut que j'adopte un autre comportement et ça commence par le regard.
Je vais me livrer à une déambulation au rythme imposé par mes jambes, sans tenir compte des velléités guerrières de mon cerveau, plus lent donc plus propice à l'observation sous un angle nouveau.
Déjà, j'ai une impression de folie environnante, tout le monde semble courir, je n'y avais jamais prêté attention. Le regard fixe afin de n'en point croiser d'autres, surtout ne pas perdre de temps, même les personnes âgées!
Hier encore, j'avais ce regard aveugle où le point de vue est la cécité!
Alors, à l'instar des plantes, j'ouvre les yeux sur un regard neuf, encore un peu chiffonné mais qui va aller s'éclaircissant pour illuminer ma vision nouvelle.
Je décide de tenter de croiser les regards avec les passants, prêt à les toiser au besoin. Mais ce n'est pas nécessaire, une simple oeillade, voire un coup d'oeil suffisent à déclencher des regards expressifs, même s'ils ne sont pas toujours parlants!
Le plus incroyable est qu'il suffit d'y ajouter un sourire pour déclencher un salut, un petit bonjour rend le jour bon! En fait les gens attendent d'être regardés pour montrer leurs regards, qu'ils soient fuyants, absents, neutres, interrogateurs ou inquisiteurs, ils sont regardants!
Il faut décrocher son regard pour accrocher celui des autres, là, qu'ils soient clairs, humides, exorbités ou même vitreux, ce sont des regards croisés donc exprimés, c'est un droit de regard qui devrait être un devoir.
Changer de regard est un nouveau départ, il faut juste éviter qu'il ne s'égare, enfin pas complètement!
J'ai toujours pensé que si l'on ne trouvait pas la réponse à une question, c'est que l'on ne se pose pas la bonne question. Les médecins semblent penser le contraire puisqu'ils se posent la même question depuis le début, malgré l'absence évidente de réponse, avouez que ça pose des questions!
Cet achoppement pourrait paraître sans gravité mais ma santé continue de se dégrader, alors je n'ai plus le choix, il faut que j'adopte un autre comportement et ça commence par le regard.
Je vais me livrer à une déambulation au rythme imposé par mes jambes, sans tenir compte des velléités guerrières de mon cerveau, plus lent donc plus propice à l'observation sous un angle nouveau.
Déjà, j'ai une impression de folie environnante, tout le monde semble courir, je n'y avais jamais prêté attention. Le regard fixe afin de n'en point croiser d'autres, surtout ne pas perdre de temps, même les personnes âgées!
Hier encore, j'avais ce regard aveugle où le point de vue est la cécité!
Alors, à l'instar des plantes, j'ouvre les yeux sur un regard neuf, encore un peu chiffonné mais qui va aller s'éclaircissant pour illuminer ma vision nouvelle.
Je décide de tenter de croiser les regards avec les passants, prêt à les toiser au besoin. Mais ce n'est pas nécessaire, une simple oeillade, voire un coup d'oeil suffisent à déclencher des regards expressifs, même s'ils ne sont pas toujours parlants!
Le plus incroyable est qu'il suffit d'y ajouter un sourire pour déclencher un salut, un petit bonjour rend le jour bon! En fait les gens attendent d'être regardés pour montrer leurs regards, qu'ils soient fuyants, absents, neutres, interrogateurs ou inquisiteurs, ils sont regardants!
Il faut décrocher son regard pour accrocher celui des autres, là, qu'ils soient clairs, humides, exorbités ou même vitreux, ce sont des regards croisés donc exprimés, c'est un droit de regard qui devrait être un devoir.
Changer de regard est un nouveau départ, il faut juste éviter qu'il ne s'égare, enfin pas complètement!
jeudi 3 mai 2018
Et l'oeil s'est ouvert.
Le soleil brille dès son lever ce matin, ses premiers rayons ne sont que légèrement filtrés par quelques nuages égarés.
Je déambule déjà, le nez en l'air inspirant les odeurs parfumées exhalées par les premières inflorescences de ces arbustes et arbres qui, plus tôt que d'autres, ouvrent déjà les yeux.
Sortant de leur sommeil hivernal, leurs branches semblent s'étirer vers les cieux, si l'on prête l'oreille on entend même la sève apportant la vie.
Là, regardant dans leurs yeux à peine ouverts, nous voyons les apparences multicolores d'une vie renaissante.
Laissant les fleurs à leurs exubérantes exhibitions, ce sont les bourgeons déployant leurs premières feuilles encore chiffonnées de sommeil qui attirent le regard.
Ce sont elles qui, dans leur discret déploiement, font apparaître les teintes les plus variées, toute la palette des tons pastels est ainsi offerte à l'oeil attentif.
Alors, les yeux dans les yeux, laissez la nature vous faire un clin d'oeil!
Je déambule déjà, le nez en l'air inspirant les odeurs parfumées exhalées par les premières inflorescences de ces arbustes et arbres qui, plus tôt que d'autres, ouvrent déjà les yeux.
Sortant de leur sommeil hivernal, leurs branches semblent s'étirer vers les cieux, si l'on prête l'oreille on entend même la sève apportant la vie.
Là, regardant dans leurs yeux à peine ouverts, nous voyons les apparences multicolores d'une vie renaissante.
Laissant les fleurs à leurs exubérantes exhibitions, ce sont les bourgeons déployant leurs premières feuilles encore chiffonnées de sommeil qui attirent le regard.
Ce sont elles qui, dans leur discret déploiement, font apparaître les teintes les plus variées, toute la palette des tons pastels est ainsi offerte à l'oeil attentif.
Alors, les yeux dans les yeux, laissez la nature vous faire un clin d'oeil!
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