Comme il m'est souvent arrivé de le faire, je confie à mes doigts l'écriture de ce texte. Je ne saurais donc vous dire quelle en sera la teneur, le titre est évocateur mais je ne sais s'il saura être la muse de mes mains.
Il y a, en ce moment, de drôles de hasards dans le fil de ma vie. Après une logique phase de spleen, due à une bizarre succession de nouvelles de mon passé, j'ai repris mon traitement contre la dépression.
La pratique immodérée autant qu'incongrue de l'artillerie médiévale!!!
Après avoir été contraint de faire faux-bond à deux animations programmées en juillet, je décidais qu'il me fallait absolument compenser en août! Fort heureusement, "la chance sourit aux audacieux" est un adage qui me sied !
Je commençais mon périple en abusant d'une invitation à venir costumé lors de la fête médiévale de Fort la Latte. C'est lorsque je lui ai expliqué que mon costume ne saurait se passer de mes canons que l'organisateur m'a regardé d'un œil soupçonneux! Sa première réaction fut de me dire qu'il n'avait pas de stocks de poudre noire, hé, hé, hé!!! Je lui répondais que, vu "l'humidité ambiante", je risquais de ne faire que parler d'artillerie sans tirer un coup de canon, ce qui pouvait suffire au public, hé, hé, hé, derechef!!!
Malheureusement, il était dit que je tiendrais parole le mercredi, il n'y eut pas assez de temps entre deux averses pour que je puisse tenter quelque tir que ce soit. Je pus donc revenir le lendemain et être reçu avec le sourire de mon ami Guénolé.
Malheureusement il faisait très beau!!! Je me suis très vite rendu compte que je ne saurais résister bien longtemps aux demandes réitérées et insistantes du public. Je suis un homme raisonnable, vous le savez, mais je suis aussi très sensible et fragile psychologiquement en présence de mes canons!
C'est donc contre mon gré que le premier coup est parti! Le temps d'essayer de comprendre et un deuxième coup partait de manière tout aussi inexplicable! Après, c'est un problème d'addiction, je le crains, plus on consomme de poudre, plus il nous en faut, fut elle noire!!!
Bon, je me suis excusé auprès du dresseur d'oiseaux qui, après avoir songé à me déplumer, était revenu à de meilleures intentions. Les chevaliers, je ne leur exprimé que ma surprise car je n'avais jamais eu de réactions non-maîtrisées de la part des cavaliers précédemment rencontrés.
L'avantage que j'ai tiré de mon énergique animation, est une invitation à une fête un peu particulière. Elle se déroule à La Roche-Derrien, "la vraie fête du faux druide" est son nom, c'est dire si j'étais un peu le "cheveu sur la soupe" du lieu!
Mais le gros avantage de cette liberté d'action, c'est que j'avais pour consigne de : "faire du bruit", hé, hé, hé!
Dans un lieu idéal pour assurer une sécurité optimale au public, tout en lui permettant de ressentir le souffle du canon, Hé, Hé, Hé!!!
Avec des enfants très demandeurs, voire même exigeants, HÉ, HÉ, HÉ!!!
Autant vous dire que ce simple traitement aurait déjà largement suffit pour apaiser mes états d'âme, il y a eu, cependant, une cerise sur ces deux gâteaux. A chacune de ces animations, j'ai eu affaire à des gens curieux qui ne sauraient se contenter d'un gros boum et de quelques acouphènes.
Des questions sensées entraînant autant de débats que de réponses assurées, nous avons conversé du moyen-âge, je ne saurai le dire autrement. Une belle piqûre de rappel de tout ce que la reconstitution m'a permis d'acquérir comme connaissances, une belle reconnaissance!!!
Enfin, jamais deux sans trois, le lieu le plus décalé pour la fin, une soirée concerts privée, des groupes de musiciens se réunissent et font un bœuf. Le thème était le moyen-âge alors ils ont pensé que j'aurais ma place.
La tonalité de mes tirs de canons enfin portée au firmament!!!
Ce fut une magnifique soirée, sauf pour deux artistes un peu distraites qui avaient omis le deuxième tir! La présence de ma dulcinée éclairait une soirée déjà lumineuse!
Voilà, ces quelques mots alignés m'ont fait prendre conscience de la vanité des maux, je sais qu'au fond, ce qui restera, ce ne sont que les mots.
lundi 21 août 2017
vendredi 18 août 2017
Nébulosités
C'est une autre façon de parler des nuages, ils ne sont pas nombreux ce jour. Leurs formes en sont d'autant plus visibles, volutes grises, blanches, voire simples filaments laiteux dans l'azur du ciel.
Il suffit de peu d'imagination pour y voir des formes que nous serons peut-être seuls à détecter! Alors, allongé dans l'herbe, pas si tendre que ça, légèrement humide de l'arrosage des derniers jours, les yeux dans les cieux, laissons défiler les nuages tout autant que l'imagination. Pour rendre l'exercice plus drôle, je décide que les nuages, par leurs hasardeuses formations, allaient être les augures de mon futur.
Là, un premier inspirateur, il a une forme de poulaine! Incroyable, je vais sans doute continuer la reconstitution, bonne nouvelle même si ce n'est pas très surprenant. Mais, que se passe-t-il? Le vent déforme le nuage, il ne ressemble plus qu'à un vestige archéologique de poulaine et voilà que les caprices de l'air font apparaître les os d'un pied dans la chaussure! Incroyable, le plus fou est que ce pied semble remplir la poulaine jusqu'à la pointe! Vais-je devenir l'archéologue qui prouvera que les poulaines avaient des raisons physiques d'exister?
Délaissant mes rêves de gloire, je replonge mon regard sans retard vers l'immensité céleste. Voici déjà un autre nuage à la forme étrange, on dirait un génome, en légère forme de tire-bouchon, tournant sur lui-même. C'est très beau, mais ça ne m'inspire rien jusqu'à ce qu'un vent capricieux le fasse disparaître lentement. Horreur, serait-ce la fin de l'humanité, après tout, il a mis longtemps à se désagréger, il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Surtout, si mon délire s'avérait vérifiable, je ne vois pas ce que je pourrais y changer!!!
Un autre nuage bizarre fit alors son apparition, faisant vaciller ma quiétude, il avait nettement la forme d'un ange qui descendait vers la terre! Plutôt réjouissant comme vision pensais-je, jusqu'à ce que j'aperçoive une petite nébulosité, au-dessus, qui avait, sans la moindre ambiguïté, la forme d'un parachute!!! Avouez que voir un ange "sauter" du Paradis, il y a de quoi inquiéter quelqu'un qui y croit , heureusement que ce n'est pas mon cas!
Je laisse tranquillement errer mon regard, de masse grise en masse grise, il y a beaucoup d'éléphants dans les nuages. Si cela signifie qu'ils vont nous envahir, ne comptez pas sur moi pour intervenir, outre le fait que je ne chasse que ceux qui volent, j'adore les éléphants.
Tiens, un nuage particulier, il fait penser à la pluie lorsqu'elle tombe de travers, poussée par le vent qui s'est levé d'ailleurs. Mais, mais, ce n'est pas une vision, c'est bel et bien la pluie!
Finalement, ne devrait-on pas toujours tenir compte des signes célestes?
Il suffit de peu d'imagination pour y voir des formes que nous serons peut-être seuls à détecter! Alors, allongé dans l'herbe, pas si tendre que ça, légèrement humide de l'arrosage des derniers jours, les yeux dans les cieux, laissons défiler les nuages tout autant que l'imagination. Pour rendre l'exercice plus drôle, je décide que les nuages, par leurs hasardeuses formations, allaient être les augures de mon futur.
Là, un premier inspirateur, il a une forme de poulaine! Incroyable, je vais sans doute continuer la reconstitution, bonne nouvelle même si ce n'est pas très surprenant. Mais, que se passe-t-il? Le vent déforme le nuage, il ne ressemble plus qu'à un vestige archéologique de poulaine et voilà que les caprices de l'air font apparaître les os d'un pied dans la chaussure! Incroyable, le plus fou est que ce pied semble remplir la poulaine jusqu'à la pointe! Vais-je devenir l'archéologue qui prouvera que les poulaines avaient des raisons physiques d'exister?
Délaissant mes rêves de gloire, je replonge mon regard sans retard vers l'immensité céleste. Voici déjà un autre nuage à la forme étrange, on dirait un génome, en légère forme de tire-bouchon, tournant sur lui-même. C'est très beau, mais ça ne m'inspire rien jusqu'à ce qu'un vent capricieux le fasse disparaître lentement. Horreur, serait-ce la fin de l'humanité, après tout, il a mis longtemps à se désagréger, il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Surtout, si mon délire s'avérait vérifiable, je ne vois pas ce que je pourrais y changer!!!
Un autre nuage bizarre fit alors son apparition, faisant vaciller ma quiétude, il avait nettement la forme d'un ange qui descendait vers la terre! Plutôt réjouissant comme vision pensais-je, jusqu'à ce que j'aperçoive une petite nébulosité, au-dessus, qui avait, sans la moindre ambiguïté, la forme d'un parachute!!! Avouez que voir un ange "sauter" du Paradis, il y a de quoi inquiéter quelqu'un qui y croit , heureusement que ce n'est pas mon cas!
Je laisse tranquillement errer mon regard, de masse grise en masse grise, il y a beaucoup d'éléphants dans les nuages. Si cela signifie qu'ils vont nous envahir, ne comptez pas sur moi pour intervenir, outre le fait que je ne chasse que ceux qui volent, j'adore les éléphants.
Tiens, un nuage particulier, il fait penser à la pluie lorsqu'elle tombe de travers, poussée par le vent qui s'est levé d'ailleurs. Mais, mais, ce n'est pas une vision, c'est bel et bien la pluie!
Finalement, ne devrait-on pas toujours tenir compte des signes célestes?
jeudi 17 août 2017
C'est plus simple que ça!
Il y a peu de temps, une question me taraudait l'esprit, savoir si j'aimais à ce point l'instabilité que le nouveau changement de vie imposé par mes défaillances techniques me seyait à ce point. Ce blog me prouve qu'il m'est plus qu'un exutoire, il suffit que je m'y pose une question pour que la réponse se fasse jour! Je pensais que je n'écrivais pas toujours pour vous, mais j'étais loin de penser que j'écrivais à ce point pour moi, ce doit être la raison du peu de commentaires, aveugle que j'étais!
Bref, je sais maintenant le pourquoi, ou simplement son début, de cette instabilité chronique, de cette fuite de toute forme de reconnaissance professionnelle ou sociale. Je ne vous en dirai mot, c'est à moi seul qu'appartient cette quête, ce texte n'existe que pour me servir de psychologue gratuit!
Ce n'est que la simple histoire d'une forme d'abandon, mais il semblerait que l'impact en ait été assez important pour générer l'homme que je suis devenu. Pour l'instant, et c'est la seule raison d'être de ces quelques lignes, je ne veux que digérer l'information, j'apprends déjà à me réjouir de savoir ce que j'ignorais.
Il faudra que je cherche aussi un jour la raison de cet optimisme délirant qui m'habite et m'abrite!!!
Ce que je voudrais réussir à dépeindre, c'est la difficulté que peut avoir certaine information à se frayer un chemin dans les méandres tortueux d'un esprit comme le mien. Je crains que ce texte ne suffise seul à m'aider, mais je ne veux me faire aider que lorsque j'y serai préparé, dès le point final, pourquoi pas?
Se poser ou poser les bonnes questions peut aider quand les réponses se font jour, mais lorsque les réponses ne répondent à aucune question, cela pose des questions! Je préfère me dire que le hasard n'y est pour rien et qu'on ne sait ce qu'on doit savoir que quand on doit le savoir, avant je n'étais pas prêt sans doute.
C'est un nouveau pas vers la sérénité, j'en suis convaincu, mon problème est d'accepter cette information qui tant me bouleverse. Il faut que j'apprenne à faire confiance aux personnes responsables, même si elles peuvent m'apparaître sous un autre jour, mais je n'ai pas les armes pour ça. Même mes chers canons, s'ils m'ont ensoleillé le coeur, n'ont pu me redonner l'âme du combattant, c'est vous dire si c'est grave!
Je dois me résoudre à aller rencontrer l'un de ces psy tant exécrés! Je me demande si ce n'est pas ce qui me pose le plus de problème dans cette histoire! Je ne vois pas d'autre issue si je veux poser un peu mon sac et, pourquoi pas, le transformer en armoire.
Encore faut-il avoir envie de changer, au point d'arrêter de changer.......foutu paradoxe!!!
Bref, je sais maintenant le pourquoi, ou simplement son début, de cette instabilité chronique, de cette fuite de toute forme de reconnaissance professionnelle ou sociale. Je ne vous en dirai mot, c'est à moi seul qu'appartient cette quête, ce texte n'existe que pour me servir de psychologue gratuit!
Ce n'est que la simple histoire d'une forme d'abandon, mais il semblerait que l'impact en ait été assez important pour générer l'homme que je suis devenu. Pour l'instant, et c'est la seule raison d'être de ces quelques lignes, je ne veux que digérer l'information, j'apprends déjà à me réjouir de savoir ce que j'ignorais.
Il faudra que je cherche aussi un jour la raison de cet optimisme délirant qui m'habite et m'abrite!!!
Ce que je voudrais réussir à dépeindre, c'est la difficulté que peut avoir certaine information à se frayer un chemin dans les méandres tortueux d'un esprit comme le mien. Je crains que ce texte ne suffise seul à m'aider, mais je ne veux me faire aider que lorsque j'y serai préparé, dès le point final, pourquoi pas?
Se poser ou poser les bonnes questions peut aider quand les réponses se font jour, mais lorsque les réponses ne répondent à aucune question, cela pose des questions! Je préfère me dire que le hasard n'y est pour rien et qu'on ne sait ce qu'on doit savoir que quand on doit le savoir, avant je n'étais pas prêt sans doute.
C'est un nouveau pas vers la sérénité, j'en suis convaincu, mon problème est d'accepter cette information qui tant me bouleverse. Il faut que j'apprenne à faire confiance aux personnes responsables, même si elles peuvent m'apparaître sous un autre jour, mais je n'ai pas les armes pour ça. Même mes chers canons, s'ils m'ont ensoleillé le coeur, n'ont pu me redonner l'âme du combattant, c'est vous dire si c'est grave!
Je dois me résoudre à aller rencontrer l'un de ces psy tant exécrés! Je me demande si ce n'est pas ce qui me pose le plus de problème dans cette histoire! Je ne vois pas d'autre issue si je veux poser un peu mon sac et, pourquoi pas, le transformer en armoire.
Encore faut-il avoir envie de changer, au point d'arrêter de changer.......foutu paradoxe!!!
mardi 4 juillet 2017
Hasardeux hasards?
Il est des moments de la vie où nous semblons perdre le contrôle des événements, où plus rien ne se déroule comme cela semblait s'annoncer. C'est une de mes spécialités de traverser ces situations,parfois difficiles, mais toujours si "vivantes", c'était, aurai-je dû pouvoir dire. Mais la vie, par un de ses pieds de nez dont elle a le secret, semble avoir réveillé le démon qui, en moi, sommeille.
Une bizarrerie m'a chassé de ce lieu où je prétendais m'installer pour les années à venir, voire plus, mais ce ne fut qu'une rupture au sens "physique" du terme, il n'y a pas de rupture possible de notre immense Amour, juste une saine distance. J'ai eu peur de retrouver des velléités de décollage mais ce n'était pas ça du tout!
Il y eu d'abord cette formation qui m'a permis de sortir du tunnel sombre où était parti s'aventurer mon esprit en pleine dérive. J'étais encore à Dinan, mais je n'y étais déjà plus. J'ai cru que personne ne voulait m'aider à traverser cette nouvelle épreuve, en fait c'est moi qui refusais que l'on m'aide.
Mon départ était une nécessité, mais je ne le savais pas encore. Il me fallut trouver un lieu d'hébergement dans l'urgence, c'est là que la vie m'a offert un de ses pieds de nez dont elle a le secret.
Je me tournais naturellement vers un ami de Saint-Malo, je savais pouvoir compter sur sa solide amitié pour ne pas me laisser dans l'embarras. C'était sans compter sur un destin qui aime à tester notre sens de l'humour.
Je me trouvais devant une porte close et dans l'impossibilité de joindre mon salvateur d'ami, disparu! Heureusement, quelques jours plus tard, j'apprends enfin ce qu'il se passe et j'obtiens les clefs du paradis! Mais je me retrouve tout seul dans son appartement, mon ami a été hospitalisé en psychiatrie! Par chance, le mal dont il souffre peut se soigner de façon efficace.
C'est au moment où j'entame ma formation de veilleur de nuit que ces faits se déroulent, c'est là que la situation devient cocasse. L'apprentissage de ce métier n'est pas aussi simpliste qu'attendu, il y a un côté psychologique important. Si je vais vraiment bien, ou que j'arrive à omettre réellement mes problèmes personnels, alors j'agirais bien avec les personnes dont je devrais m'occuper. Ça me paraît logique...maintenant, mais, sur le coup, ce fut un choc terrible!!!
Je me suis retrouvé à travailler mon sens de l'écoute et, surtout, ma façon de m'exprimer oralement (que ceux qui ne me connaissent pas physiquement ne soient pas surpris, je ne parle pas aussi bien que j'écris!), des qualités essentielles pour mon futur emploi....enfin.....pour la vie de tous les jours aussi, dois-je le dire? Mais plus particulièrement encore dans le cas qui me concerne, au moment que traverse ma vie, l'écoute est devenue essentielle à la sérénité de mes relations sociales.
Au moment où mon ami a le plus besoin d'être entendu, j'apprends à écouter, avouez que c'est de la synchronisation réussie, non?
La cerise sur le gâteau dans cette histoire, c'est que nous avons réussi nos reclassements respectifs. Nous avons changé totalement de milieu professionnel en avançant vers une forme d'inconnu avec la même envie, avec la même réussite et dans une joie de (re)vivre incessante!
C'est pourquoi je me suis hasardé à vous raconter ces heureux hasards afin qu'en les lisant, par hasard, vous appreniez à lire comme j'ai appris à écouter!
Une bizarrerie m'a chassé de ce lieu où je prétendais m'installer pour les années à venir, voire plus, mais ce ne fut qu'une rupture au sens "physique" du terme, il n'y a pas de rupture possible de notre immense Amour, juste une saine distance. J'ai eu peur de retrouver des velléités de décollage mais ce n'était pas ça du tout!
Il y eu d'abord cette formation qui m'a permis de sortir du tunnel sombre où était parti s'aventurer mon esprit en pleine dérive. J'étais encore à Dinan, mais je n'y étais déjà plus. J'ai cru que personne ne voulait m'aider à traverser cette nouvelle épreuve, en fait c'est moi qui refusais que l'on m'aide.
Mon départ était une nécessité, mais je ne le savais pas encore. Il me fallut trouver un lieu d'hébergement dans l'urgence, c'est là que la vie m'a offert un de ses pieds de nez dont elle a le secret.
Je me tournais naturellement vers un ami de Saint-Malo, je savais pouvoir compter sur sa solide amitié pour ne pas me laisser dans l'embarras. C'était sans compter sur un destin qui aime à tester notre sens de l'humour.
Je me trouvais devant une porte close et dans l'impossibilité de joindre mon salvateur d'ami, disparu! Heureusement, quelques jours plus tard, j'apprends enfin ce qu'il se passe et j'obtiens les clefs du paradis! Mais je me retrouve tout seul dans son appartement, mon ami a été hospitalisé en psychiatrie! Par chance, le mal dont il souffre peut se soigner de façon efficace.
C'est au moment où j'entame ma formation de veilleur de nuit que ces faits se déroulent, c'est là que la situation devient cocasse. L'apprentissage de ce métier n'est pas aussi simpliste qu'attendu, il y a un côté psychologique important. Si je vais vraiment bien, ou que j'arrive à omettre réellement mes problèmes personnels, alors j'agirais bien avec les personnes dont je devrais m'occuper. Ça me paraît logique...maintenant, mais, sur le coup, ce fut un choc terrible!!!
Je me suis retrouvé à travailler mon sens de l'écoute et, surtout, ma façon de m'exprimer oralement (que ceux qui ne me connaissent pas physiquement ne soient pas surpris, je ne parle pas aussi bien que j'écris!), des qualités essentielles pour mon futur emploi....enfin.....pour la vie de tous les jours aussi, dois-je le dire? Mais plus particulièrement encore dans le cas qui me concerne, au moment que traverse ma vie, l'écoute est devenue essentielle à la sérénité de mes relations sociales.
Au moment où mon ami a le plus besoin d'être entendu, j'apprends à écouter, avouez que c'est de la synchronisation réussie, non?
La cerise sur le gâteau dans cette histoire, c'est que nous avons réussi nos reclassements respectifs. Nous avons changé totalement de milieu professionnel en avançant vers une forme d'inconnu avec la même envie, avec la même réussite et dans une joie de (re)vivre incessante!
C'est pourquoi je me suis hasardé à vous raconter ces heureux hasards afin qu'en les lisant, par hasard, vous appreniez à lire comme j'ai appris à écouter!
samedi 1 juillet 2017
Héritages
Il y a bien longtemps que je n'ai plus "haï" de sujet, si je n'ai pas osé le mettre dans le titre, c'est que je ne suis pas absolument certain de ne pas aimer les héritages, il en est d'appréciables.
Héritage est un mot qui peut cacher certaines richesses qui n'ont de valeur qu'aux yeux des bénéficiaires.
Trop souvent associé à la mort, nous en oublions que nos gènes sont aussi une forme d'héritage, indéfectiblement lié à la vie. Quelle magnifique contradiction du langage!
Or donc, si je suis totalement opposé à l'idée d'être l'héritier de biens par mes parents acquis, je suis satisfait de mes héritages génétiques....d'où qu'ils viennent!
L'idée même de possession d'un bien terrestre, quel qu'il soit, me hérisse le poil, sans que j'en sache la raison profonde d'ailleurs. De quel héritage ai-je hérité pour être ainsi opposé à tout signe de réussite? C'est comme si, à mes yeux, devenir Le propriétaire de quoi que ce soit était une maladie. Je suis pourtant issu d'une famille qui aime à posséder les biens dans lesquels ils vivent, je me retrouve tout seul dans mon délire de non-possession. C'est en tout cas ce que les apparences pourraient laisser croire!
En remontant le fil de mes ascendances, j'ai pris conscience qu'il était une personne qui avait tenté de fuir ces obligations sociétales de possession, c'est mon grand-père paternel. S'il a fini par céder aux sirènes en construisant de ses propres mains sa demeure, c'est, j'en suis sûr, pour que ma grand-mère puisse couler des jours tranquilles, en aucun cas par désir de possession. D'ailleurs, l'épisode de l'héritage de cette maison est quelque peu épique....comme souvent dans les histoires d'héritage!!!
Je ne sais pas si ce que je viens d'écrire est avéré, mais cela me fait du bien de pouvoir penser que ce sont les plus secrètes et profondes volontés de mon "Papy baba-cool" que j'exécute inconsciemment! Voila un héritage dont je me sens particulièrement fier, connaître le prix de la vraie liberté!
Mais les héritages sont aussi physiques, nous ressemblons tous à un ascendant, qu'on le veuille ou non, le tout est de retrouver cet ascendant. Cela peut sembler de peu d'importance à la plupart d'entre nous mais, à l'adolescence, quand vous ressemblez à votre maman aux dires de tous, c'est bien. Seulement quand vous dépassez vos parents de quinze et trente centimètres, cela peut poser question, surtout que la plaisanterie préférée de mon père était :"maman, c'est sûr, papa, peut-être!
Fort heureusement, un jour que je rentrais du terrain de cultures, un peu sale et les sabots de bois aux pieds, notre voisin d'alors, Pierre, environ soixante-quinze ans, sembla se trouver mal. A mon inquiétude, il répondit ;"j'ai eu l'impression de voir venir ton grand oncle Emile, qui est décédé vers vingt ans, comme quand on revenait de l'école, avec tes sabots, tu lui ressembles beaucoup"! Imaginez ma stupéfaction quand ma grand-mère m'a confirmé qu'il était le seul a être aussi grand que moi et que je lui ressemblais effectivement, quel soulagement dans l'esprit d'un ado!!!
Ce furent mes premiers achoppements avec l'hérédité, mais ce n'était que la partie visible de l'iceberg.
Si j'ai hérité mon physique d'un parent un peu éloigné, il n'en va pas de même pour ce qui est du caractère! Il m'aura fallu avoir ma deuxième fille, Chloë, pour comprendre que j'ai récupéré les mauvais côtés de mes deux parents! A savoir, un cœur en or masqué par un (mauvais) caractère et une réactivité à toutes épreuves masquée par un égocentrisme de parade, c'est en tout cas ainsi que je le ressens. Certes, ce sentiment est fluctuant, mais je crois sincèrement que c'est ainsi que je me suis construit, j'essaie juste de maîtriser les fluctuations!
Ceci étant dit, je dois bien avouer que c'est bel et bien ce qui m'a permit d'avancer dans les moments difficiles. J'arrive, à peu près, à maîtriser ces colères aussi soudaines que virulentes, qui faisaient de moi un interlocuteur insupportable.
J'en demande pardon à ceux que je ne croiserais plus,
les autres constateront....ou pas!
J'apprends à écouter vraiment les autres, à voir vraiment les personnes qui m'entourent et à ne plus courir derrière des chimères, tout en continuant de rêver. Ma joie de vivre actuelle est le seul véritable héritage de mes ascendants, le reste, tout le reste, n'appartient qu'à moi...et peut-être un peu à mes enfants!!!
Héritage est un mot qui peut cacher certaines richesses qui n'ont de valeur qu'aux yeux des bénéficiaires.
Trop souvent associé à la mort, nous en oublions que nos gènes sont aussi une forme d'héritage, indéfectiblement lié à la vie. Quelle magnifique contradiction du langage!
Or donc, si je suis totalement opposé à l'idée d'être l'héritier de biens par mes parents acquis, je suis satisfait de mes héritages génétiques....d'où qu'ils viennent!
L'idée même de possession d'un bien terrestre, quel qu'il soit, me hérisse le poil, sans que j'en sache la raison profonde d'ailleurs. De quel héritage ai-je hérité pour être ainsi opposé à tout signe de réussite? C'est comme si, à mes yeux, devenir Le propriétaire de quoi que ce soit était une maladie. Je suis pourtant issu d'une famille qui aime à posséder les biens dans lesquels ils vivent, je me retrouve tout seul dans mon délire de non-possession. C'est en tout cas ce que les apparences pourraient laisser croire!
En remontant le fil de mes ascendances, j'ai pris conscience qu'il était une personne qui avait tenté de fuir ces obligations sociétales de possession, c'est mon grand-père paternel. S'il a fini par céder aux sirènes en construisant de ses propres mains sa demeure, c'est, j'en suis sûr, pour que ma grand-mère puisse couler des jours tranquilles, en aucun cas par désir de possession. D'ailleurs, l'épisode de l'héritage de cette maison est quelque peu épique....comme souvent dans les histoires d'héritage!!!
Je ne sais pas si ce que je viens d'écrire est avéré, mais cela me fait du bien de pouvoir penser que ce sont les plus secrètes et profondes volontés de mon "Papy baba-cool" que j'exécute inconsciemment! Voila un héritage dont je me sens particulièrement fier, connaître le prix de la vraie liberté!
Mais les héritages sont aussi physiques, nous ressemblons tous à un ascendant, qu'on le veuille ou non, le tout est de retrouver cet ascendant. Cela peut sembler de peu d'importance à la plupart d'entre nous mais, à l'adolescence, quand vous ressemblez à votre maman aux dires de tous, c'est bien. Seulement quand vous dépassez vos parents de quinze et trente centimètres, cela peut poser question, surtout que la plaisanterie préférée de mon père était :"maman, c'est sûr, papa, peut-être!
Fort heureusement, un jour que je rentrais du terrain de cultures, un peu sale et les sabots de bois aux pieds, notre voisin d'alors, Pierre, environ soixante-quinze ans, sembla se trouver mal. A mon inquiétude, il répondit ;"j'ai eu l'impression de voir venir ton grand oncle Emile, qui est décédé vers vingt ans, comme quand on revenait de l'école, avec tes sabots, tu lui ressembles beaucoup"! Imaginez ma stupéfaction quand ma grand-mère m'a confirmé qu'il était le seul a être aussi grand que moi et que je lui ressemblais effectivement, quel soulagement dans l'esprit d'un ado!!!
Ce furent mes premiers achoppements avec l'hérédité, mais ce n'était que la partie visible de l'iceberg.
Si j'ai hérité mon physique d'un parent un peu éloigné, il n'en va pas de même pour ce qui est du caractère! Il m'aura fallu avoir ma deuxième fille, Chloë, pour comprendre que j'ai récupéré les mauvais côtés de mes deux parents! A savoir, un cœur en or masqué par un (mauvais) caractère et une réactivité à toutes épreuves masquée par un égocentrisme de parade, c'est en tout cas ainsi que je le ressens. Certes, ce sentiment est fluctuant, mais je crois sincèrement que c'est ainsi que je me suis construit, j'essaie juste de maîtriser les fluctuations!
Ceci étant dit, je dois bien avouer que c'est bel et bien ce qui m'a permit d'avancer dans les moments difficiles. J'arrive, à peu près, à maîtriser ces colères aussi soudaines que virulentes, qui faisaient de moi un interlocuteur insupportable.
J'en demande pardon à ceux que je ne croiserais plus,
les autres constateront....ou pas!
J'apprends à écouter vraiment les autres, à voir vraiment les personnes qui m'entourent et à ne plus courir derrière des chimères, tout en continuant de rêver. Ma joie de vivre actuelle est le seul véritable héritage de mes ascendants, le reste, tout le reste, n'appartient qu'à moi...et peut-être un peu à mes enfants!!!
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