lundi 21 avril 2014

Drogue....douce.

   J'ai découvert une nouvelle drogue, bien plus puissante que toutes celles connues et pourtant moins nocive, voire bénéfique. Plus vous en consommez et plus votre esprit se dégage des contraintes et nuisances de la vie. De plus, elle n'a aucun effet secondaire de mauvais aloi, elle ne provoque qu'un enivrement perpétuel et il n'y a pas de moments de répit dans ses effets.
   Alors, j'ai craqué, je suis devenu complètement "accro" à cette éternelle joie, à ce sentiment de puissance qu'elle me procure en chaque instant de ma vie. Je vais continuer d'en abuser encore et encore, mais peut on abuser d'une immense source de bonheur pur?
   Tous les matins, à peine éveillé, j'en prends une dose et c'est toute ma journée qui est ensoleillée, me faisant baigner dans une béate torpeur qui, cependant ne m'empêche pas d'avancer, d'être hyperactif. Je suis positif dans mes jugements, plus de vaines colères, rien que de la compréhension, plus de jugements de valeur, rien que de l'acceptation, mais sans soumission car cette drogue me rend plus fort, plus serein, je suis moi, sans négation.
   J'ai appris à me servir de mes défauts afin qu'ils deviennent des qualités, j'ai relégué mes peurs au plus profond de mon cerveau, elles ne restent là que pour me rappeler que l'homme est faillible et que rien ne reste acquis sans efforts.Je retrouve mes convictions et sais les défendre avec passion, cette puissante drogue développe et aiguise les sens. Ma vue ne passe plus par mes yeux, mon ouïe ne passe plus par mes oreilles, mon odorat ne passe plus par mon nez, mon toucher ne passe plus par mes mains, mon goût, bon lui il passe toujours par ma bouche, que voulez vous, je reste un incorrigible gourmand!
   Tous mes sens se sont concentrés en mon cœur depuis que je consomme cette drogue, cela augmente mes perceptions de ce qui m'entoure, cela me réjouit en chaque instant, à chacun de mes gestes, à chacune de mes découvertes. Cette drogue a un nom, il faut que je vous le dévoile, je ne saurais garder un tel secret pour moi seul puisque c'est à deux qu'elle se crée.
   L'Amour, le seul, l'Unique, est la source de tout, depuis que je l'ai retrouvé, il ne cesse de m'emmener toujours plus loin, toujours plus haut, le paradis existe et c'est en nous qu'il faut le rechercher.

dimanche 20 avril 2014

Questions existentielles.

   Il est des questions que chacun se pose, mais que personne n'ose poser, alors je vais me sacrifier sur l'autel de la connaissance même si je n'y apporterai aucune réponse!
   Les boulangers doivent-ils être roulés dans la farine?
   Les agriculteurs sont-ils terre à terre?
   Les coiffeurs doivent-ils couper les cheveux en quatre?
   Les paysagistes volent-ils au ras des pâquerettes?
   Les pilotes d'avion sont-ils tête en l'air?
   Les astronautes sont-ils dans la lune?
   Est-ce que la moutarde monte au nez des épiciers?
   Les Esquimaux passent-ils leur temps à se mirer dans la glace?
   Les routiers sont-ils maquillés comme des camions volés?
   Les maraîchers naissent-ils dans les choux ou ont-ils la patate?
   Mais, alors, les fleuristes naissent-ils dans les roses ou utilisent-ils un langage fleuri?
   Les ophtalmologistes ont-ils le regard perçant?
   Les oculistes voient-ils plus loin que le bout de leur nez?
   Les plombiers ont-ils du plomb dans l'aile?
   Les couvreurs sont-ils en haut de l'échelle?
   Les charcutiers sont-ils des cochons?
   Les bouchers sont-ils mal embouchés?
   Les pompiers sont-ils gonflés?
   Est-ce que les pâtissiers compatissent?
   Les secrétaires sont-ils tous dans le secret?
   Les patrons sont-ils tous de la bonne taille?
   Les curés sont-ils propres?
   Les organistes ont-ils un bel organe?
   Les trompétistes sont-ils toujours dans l'erreur?
   Les flûtistes peuvent-ils dire zut?
   Voilà, il s'agit, évidemment, d'une liste non-exhaustive, si vous avez les réponses, mettez les en commentaire, je les publierai toutes puisque je n'en ai aucune!

dimanche 13 avril 2014

Le parti d'en rire.

   Les récentes élections municipales ont fait germer, dans la fertile imagination du groupe d'amis que nous formons avec certains de nos voisins, l'idée de créer notre propre liste pour les prochaines élections. Comme le dit La Fontaine :"rien ne sert de courir, il faut partir à point", six années ne seront pas de trop pour établir notre programme apolitiquement incorrect, évidemment!
   Mais ce n'est pas de cela dont je veux vous parler maintenant, c'est une inspiration que je veux y puiser. J'ai particulièrement observé les différentes façons d'agir de nos prétendants à la place de maire et les découvertes que j'ai faites ne lassent pas de m'impressionner. Je suis passionné par le moyen-âge, le vrai, pas celui des livres ou alors ceux de monsieur Le Goff et de ses compagnons de recherches. Paix à son âme avec tout le respect que nous lui devons, au revoir Jacques.
   Au temps lointain du moyen-âge, point d'élections, si ce n'est d'essence divine, du moins a-t-on voulu le faire croire, mais sur la longue période que représente cette époque, les revers électoraux n'étaient pas moins nombreux qu'en ce jour. Il serait grand temps que nos apprentis sorciers de politiciens apprennent à lire les livres d'histoires (non, monsieur Sarkozy, pas "Blanche-Neige et les sept nains!), la féodalité à laquelle nous pouvons comparer notre société actuelle s'est auto-détruite, tous les biens pour une minorité de personnes, cela ne fonctionne pas, messieurs-dames du pouvoir. D'ailleurs même la NASA le dit dans un surprenant rapport, avouons que ça donne du crédit!
   Nous voici donc revenus aux temps anciens, un médiéviste passionné devrait s'en réjouir, mais cela m'attriste au plus haut point car, si j'entends redorer la vision sombre que les professeurs d'histoire nous en ont donné, il n'est pas question pour moi de régresser. C'est pourtant bien ce qui se passe, sous des dehors d'humanité hypocrite.
   Ce n'est pas un Bill Gates qui, tel une douairière, distribue quelques pièces d'or qui me fera changer d'avis, car que sont quelques petites sommes par rapport à sa fortune, en faisant un don de vingt euros je me déleste plus que lui en donnant un million!
   Il nous faut nous adapter à ces circonstances exceptionnelles et créer un parti politique dont toute politique sera exempte! C'est le seul moyen de lutter efficacement contre tous ces tenants de pouvoirs, qu'ils soient obtenus par une élection ou par la possession d'argent. Il nous faudra prendre des mesures radicales. Pour commencer, demandons à l'église de vendre à nouveau ces fabuleuses indulgences qui permettaient aux riches de racheter leurs âmes dépravées!
   Comme cela ne suffira pas à les appauvrir, taxons chacun de leurs mouvements, en mettant des horodateurs jusqu'à l'entrée de leurs toilettes! Un droit à respirer notre air ne serait pas du luxe, la nuisance que nous cause leur seule vue mériterait aussi une compensation.Volons les voleurs, c'est ce que nous pourrions faire de plus juste.
   Bon, en attendant la prochaine élection présidentielle et notre prise de pouvoir, il ne nous reste plus qu'à subir leurs abus comme nous l'avons toujours fait, en prenant le parti d'en rire...jusqu'aux larmes!!!

dimanche 16 mars 2014

Ecrans...de fumée.

   Je fais un constat surprenant, depuis quelques temps je me rends compte que les générations futures nous préparent les désastres de demain. Avant les catastrophes écologiques, précédent les grands changements climatiques, il apparaît une nouvelle forme de danger, elle n'a pas encore de nom, ce pourrait être internetophagie, "la folie des écrans" ou d'autres encore qui me viendront peut-être avant la fin de ce texte.
   Le péril est en la demeure, c'est le cas de le dire, puisque c'est de chez eux, enfermés entre quatre murs, les yeux rivés sur plusieurs écrans à la fois, que les malfaisants de demain agissent. D'aucuns le pressentent, mais personne ne veut ou n'ose encore le dénoncer, de peur d'être taxé traité de ringard ou d'homme de cro-magnon. Je prends donc ce risque tant cela commence à me poser de problèmes sur le manque d'avenir de notre jeunesse, ils ne se sentent plus concernés par leur environnement, n'ayant plus besoin de bouger pour obtenir, ou en tout cas penser obtenir, tout ce qu'ils désirent. Nous ne regardons plus la télévision, clament ils à qui veut l'entendre, normal, nous n'avons que deux yeux, il fallait sacrifier un écran!
   La vraie nuisance est qu'ils passent par internet pour réaliser leurs rêves et le manque d'imagination des jeunes générations actuelles est directement lié à cette surconsommation. Tout leur est dicté, mâché, voire même digéré par quelques personnes qui ont su imposer des besoins consuméristes sans cesse croissants en vidant les esprits de toute forme d'intelligence, leur laissant croire qu'ils sont doués puisqu'ils peuvent tout faire sur un écran.
   Alors ils ne quittent plus ces icônes du nouveau dieu des yeux, à chaque instant il leur faut trouver une raison de prendre leur téléphone ou d'allumer leur ordinateur. Les règles les plus élémentaires de la bienséance sont foulées aux pieds par ces fanatiques de l'écran. Pendant les repas, en compagnie (?) de mes compagnons de travail, je me retrouve seul face à des têtes baissées et des yeux exorbités rivés sur l'écran d'un téléphone sensé les informer, les renseigner sur le climat ou d'autres motifs plus futiles encore. Moi, je regarde le ciel et, s'il est gris, je me dis que, peut-être, il pleuvra, s'il est bleu je suis sûr qu'il fait beau. C'est aussi efficace qu'un écran, avec les oiseaux en plus!
   Que dire de l'évolution technique de plus en plus performante de ces écrans, lorsque j'entends un jeune parler à son téléphone, cela m'attriste et m'inquiète. Mais, quand je le vois lui donner ses empreintes, cela m'effraie, surtout quand la justification en est la sécurité que cela est sensé lui apporter! Bientôt le prélèvement d'ADN?
   Bon, il est facile de jouer le "père la morale" en écrivant un texte sur l'un des écrans susnommés, mais c'est pour mieux atteindre ma cible, puisqu'ils me liront plus facilement qu'ils ne m'écouteront! Il y a longtemps que je n'ai plus utilisé la formule, mais, là, je ne peux que dire :"éteignez moi ces satanés écrans et venez discuter entre humains!

dimanche 9 février 2014

L'odeur de la poudre.

   J'aime ce moment délicieux, juste après avoir tiré au canon, où se répand l'odeur de la poudre, au milieu d'un nuage de fumée au doux fumet de soufre. C'est au petit matin que les narines seront le plus sensibles à cette affriolante senteur, quand le soleil commence tout juste à darder ses premiers rayons. L'aubade du canon est, ne vous en déplaise,  un véritable hommage à la poésie romantique.
   L'aube, ce passage de la journée si propice au calme, lorsque la nature ne fait que s'étirer après une nuit de sommeil, où les âmes belliqueuses des faiseurs de paix sont encore ensommeillées. Le vent n'est encore qu'un frémissement, aucun bruit parasite ne se fait entendre, c'est là, en cette heure magnifique, que le chant du canon va prendre toute sa valeur, déchirant le silence de son chant langoureux, faisant vibrer l'air de son puissant souffle, la fumée restant en un nuage lourd, puis se répandant par volutes dans l'air léger du petit matin. Quel bonheur, quelle sérénité apaisante engourdissent, alors, jusqu'au cœur de l'artilleur le plus endurcit.
   Il est des âmes chagrines pour se plaindre du bruit d'un coup de canon, cela rappelle la guerre, disent certains, alors même qu'ils n'en ont connu aucune, si ce n'est par l'entremise des informations télévisées! L'esprit poétique de l'artilleur n'y verra qu'un rappel de ces magnifiques feux d'artifices, en noir et blanc bien évidemment, mais l'effet de souffle et cette suave odeur de la poudre compensent largement le manque de chatoiements irisés d'un artifice qui, faut il le rappeler, était utilisé comme arme par ses inventeurs Chinois. Les mauvaises langues en sont pour leurs frais et devront bien arrêter de chinoiser!
   Les armes à poudre ayant aussi une âme, nul ne peut nier qu'elles aient aussi une grande sensibilité, de là à admettre que les artilleurs sont des gens pleins de délicatesse et d'attentions énamourées envers leurs obscurs objet du désir, il n'y a qu'un pas que je franchirais allègrement! Des armes avec lesquelles on tire un coup, ramènent forcément à l'amour, mal exprimé, sans doute, mais de l'amour malgré tout.
   Il conviendrait donc de "rendre à César, ce qui est à César" et de reconnaître aux artilleurs le droit de tirer quand ils l'entendent et ce au nom de l'égalité. Nous étions excommuniés par l'église, au même titre que les homosexuels, mais les pouvoirs publics ont autorisé ces derniers à se marier quand ils prétendent nous empêcher de simplement tirer un coup! Il y a là une injustice qui confine au racisme, peut-être nous faudra-t-il aller plaider notre cause devant la cour européenne des droits de l'homme!
   Voilà, c'est tout pour cette fois, mais méfiez-vous, je pourrais bien laisser exploser ma colère si les autorités et les oreilles sensibles continuent de nous mettre des bâtons dans les roues de nos chers canons. L'odeur de la poudre n'est pas prête de retomber!