Cette semaine, je me retrouve en cours pour un stage de formation sur la création d'entreprise, afin d'affiner mon projet. Je veux démarrer une activité de paysagiste et, par les temps qui courent, il vaut mieux bien asseoir son projet avant de se lancer. Je me retrouve donc avec une quinzaine d'autres apprentis entrepreneurs dans des activités aussi diverses que variées.
Je dois bien avouer que nous sommes dans l'expectative face à nos formatrices, ne sachant pas réellement ce que cette formation peut nous apporter. Les premiers échanges sont positifs, personne ne semble être plus sûr de lui même ou de son projet que les autres. Nous sommes entre personnes conscientes de leurs capacités ou incapacités d'ailleurs, puisque c'est la raison essentielle de notre présence en ces lieux.
Ce qu'il y a d'enrichissant, c'est la diversité des idées, personne n'est dans la même branche et nous n'avons pas de concurrents potentiels face à nous, de fait, l'ambiance n'en est que plus détendue mais concentrée. Nous enfilons les informations très indigestes et destinées à nous confirmer que nos projets sont viables avec une joie et une bonne humeur, sans doute, un peu déconcertante pour certaines formatrices, cela reste cependant très constructif et c'est essentiel.
Il faut bien faire le constat de la difficulté que représente une création d'entreprise en France, l'administratif en est une partie incontournable et, même, essentielle puisque tellement française! Ceux d'entre nous qui ne sont pas trop sûrs de l'envie d'être leurs propres patrons, ne résisteront pas à cette pression organisée par les pouvoirs publics, c'est "fiscalitivore" la France (remarque très sensée de Guillaume, Africain exilé en manque d'action!). C'est une horreur que nous annoncent nos formatrices, il y a des papiers pour tous les goûts, même ceux qui n'éprouvent aucune attirance pour ces paperasseries sans fin.
Mais ce n'est pas grave, nous savons tous que le social à la Française a un coût, ce qui importe ici, c'est l'enseignement qui nous est apporté par ces personnes, nous sommes là pour apprendre et c'est ce qu'elles nous permettent de faire.par leur patience autant que par leur compétence. Alors, comme dans toutes les classes, nous retrouvons les élèves "type", vous savez, rappelez vous, il y a forcément des élèves dont nous nous souvenons tous, ceux qui sortaient du moule, soit par leurs talents à apprendre, soit par leur comportement hors norme ou, tout simplement, par leur gentillesse naturelle.
C'est drôle de retourner en classe en étant un adulte accompli et de se rendre compte que, si la compréhension est facilitée par l'expérience acquise, rien n'a réellement changé. Il y a toujours celui qui connaît toutes les réponses, celle qui ne comprend rien à rien (et qui n'est pas forcément blonde!), celui qui s'exprime en termes tellement choisis que personne ne comprend vraiment ce qu'il veut dire (pas même lui, parfois!) et, pour finir, celui dont les remarques font, systématiquement, rire (non, pas le pitre, je parle de cette personne qui pose des questions naïves avec sincérité, ce qui déclenche l'hilarité, mais je ne fais pas exprès!).
Nous sommes quinze à nous être retrouvés en classe, nos volontés de réussir ont, parfois, été mises à mal, certains abandonnent ou retardent leurs projets, d'autres ne les ont que modifiés, mais tous, nous sommes heureux du savoir acquis. Voilà, nous allons quitter les bancs de l'école pour nous confronter aux dures réalités de la création d'entreprise, beaucoup de travail pour un salaire pas toujours à la hauteur mais une liberté acquise qui, à n'en pas douter, nous donnera des ailes afin de mieux prendre nos envols. Allons amis, nous réussirons seuls mais forts du soutien de nos consoeurs et confrères rencontrés lors de ce , trop bref, retour à l'école.
jeudi 18 octobre 2012
dimanche 7 octobre 2012
Dictature, dictateur, dis qu't'as tort.
Je veux, par ce texte, m'élever contre toute forme de dictature, évidemment, mais, surtout, de la plus pernicieuse de toute, celle qui ne dit pas son nom, la dictature du "bien-pensant", ce que, tous les jours, l'on nous impose d'accepter en nous interdisant de, simplement, dire notre mécontentement. Il ne faut plus être contre, c'est une posture négative, il faut être pour, tout le temps, quel que soit le sujet, avant on disait : "je ne veux voir qu'une seule tête", aujourd'hui, ce serait plus tôt : "je ne veux voir qu'une seule pensée"!
La pensée unique, tous les dictateurs l'ont rêvée, notre société consumériste en a fait un art de vivre. Le système est simple, si un produit est consommé par de nombreuses personnes, c'est que c'est un bon produit, prenons l'exemple, très parlant, de Mac D. (je ne cite pas son nom pour que personne ne le reconnaisse), tout le monde dit que c'est dégueulasse, mais tout le monde en bouffe (oui, on ne peut pas parler de manger dans ce cas précis, il ne faut pas pousser). Les émissions de télévision sont toutes nulles, beaucoup de gens sont d'accord là dessus, mais ce sont les mêmes qui les regardent!
Que dire de nos conditions de travail, elles se dégradent comme si nous étions revenus au début du vingtième siècle, cadences infernales, salaires qui tombent en décrépitude et il faut accepter cela sous peine de licenciement, qui finit par arriver de toute façon, mais tout le monde rentre la tête dans les épaules et se dit que le boulet leur passera au dessus et qu'ils n'en sentiront que le vent. Celui qui se le prend est mis au ban de la société, même ses anciens collègues trouveront de bonnes raisons aux agissements patronaux, prêts à tout pour garder leur travail d'esclave!
Dans le domaine de l'art, il faut reconnaître que les faux artistes sont très forts, la moindre critique négative est traitée comme une incapacité de son auteur a évoluer. Faire pipi sur une toile, chanter une chanson sans paroles sur une musique mainte fois reprise ou copiée, réaliser un film sans acteurs professionnels, bref, faire de l'art qui n'en est pas est devenu une démarche artistique, ils sont forts ces débiles profonds qui arrivent à soutirer des fortunes à des philanthropes qui doivent faire se retourner Molière dans sa tombe!
La science n'est pas épargnée et chacun y va de sa petite analyse qui, elle seule, détient la vérité, surtout si elle va dans le sens des marchands. Chaque expérience entraîne une contre expérience qui prouve que la première est erronée, cela permettant d'apporter un discrédit sur les scientifiques que n'aurait pas reniée notre chère inquisition. Le résultat est que nous ne pouvons plus avoir confiance en personne et chacun se demande quels intérêts défend le chercheur qui dévoile une vérité, sans vouloir simplement savoir si ce qu'il dit est avéré.
Même dans notre vie de tous les jours, que ce soit en famille ou avec des amis, le silence doit se faire quant à une quelconque critique négative sur quelque sujet que ce soit, tout doit être beau et bien. Sauf pour le cas particulier de l'immigration où, bizarrement, chacun a, non seulement le droit, mais le devoir de se lâcher, c'est de la faute des immigrés quelle que soit leur génération, ils concentrent tout le mal être de notre société. Mais, hormis cet exutoire, il faut que tout soit parfait et, si ça ne l'est pas, peu importe, il suffit de faire semblant.
Voilà, alors que dire d'autre que: "tout va bien!"
La pensée unique, tous les dictateurs l'ont rêvée, notre société consumériste en a fait un art de vivre. Le système est simple, si un produit est consommé par de nombreuses personnes, c'est que c'est un bon produit, prenons l'exemple, très parlant, de Mac D. (je ne cite pas son nom pour que personne ne le reconnaisse), tout le monde dit que c'est dégueulasse, mais tout le monde en bouffe (oui, on ne peut pas parler de manger dans ce cas précis, il ne faut pas pousser). Les émissions de télévision sont toutes nulles, beaucoup de gens sont d'accord là dessus, mais ce sont les mêmes qui les regardent!
Que dire de nos conditions de travail, elles se dégradent comme si nous étions revenus au début du vingtième siècle, cadences infernales, salaires qui tombent en décrépitude et il faut accepter cela sous peine de licenciement, qui finit par arriver de toute façon, mais tout le monde rentre la tête dans les épaules et se dit que le boulet leur passera au dessus et qu'ils n'en sentiront que le vent. Celui qui se le prend est mis au ban de la société, même ses anciens collègues trouveront de bonnes raisons aux agissements patronaux, prêts à tout pour garder leur travail d'esclave!
Dans le domaine de l'art, il faut reconnaître que les faux artistes sont très forts, la moindre critique négative est traitée comme une incapacité de son auteur a évoluer. Faire pipi sur une toile, chanter une chanson sans paroles sur une musique mainte fois reprise ou copiée, réaliser un film sans acteurs professionnels, bref, faire de l'art qui n'en est pas est devenu une démarche artistique, ils sont forts ces débiles profonds qui arrivent à soutirer des fortunes à des philanthropes qui doivent faire se retourner Molière dans sa tombe!
La science n'est pas épargnée et chacun y va de sa petite analyse qui, elle seule, détient la vérité, surtout si elle va dans le sens des marchands. Chaque expérience entraîne une contre expérience qui prouve que la première est erronée, cela permettant d'apporter un discrédit sur les scientifiques que n'aurait pas reniée notre chère inquisition. Le résultat est que nous ne pouvons plus avoir confiance en personne et chacun se demande quels intérêts défend le chercheur qui dévoile une vérité, sans vouloir simplement savoir si ce qu'il dit est avéré.
Même dans notre vie de tous les jours, que ce soit en famille ou avec des amis, le silence doit se faire quant à une quelconque critique négative sur quelque sujet que ce soit, tout doit être beau et bien. Sauf pour le cas particulier de l'immigration où, bizarrement, chacun a, non seulement le droit, mais le devoir de se lâcher, c'est de la faute des immigrés quelle que soit leur génération, ils concentrent tout le mal être de notre société. Mais, hormis cet exutoire, il faut que tout soit parfait et, si ça ne l'est pas, peu importe, il suffit de faire semblant.
Voilà, alors que dire d'autre que: "tout va bien!"
samedi 6 octobre 2012
Préparons les mouchoirs.
Je veux, ici, crier mon désarroi face à une véritable catastrophe nationale, c'est la fuite des cerveaux, nos plus grands artistes s'exilent pour des raisons autres que fiscales, enfin c'est ce qu'ils disent! Ainsi, après Johnny Halbidet, qui a essayé de redevenir le belge qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être et qui s'est rabattu sur la Suisse. Il est un autre monument, absolument nécessaire à la culture française qui nous quitte pour des cieux plus cléments, où il n'aura pas besoin de partager les fortunes qu'il gagne, il s'agit de Christian Clavier! (Qui a dit ouf?)
Mais attention à ne pas digresser trop vite, mes amis, il nous quitte pour des raisons autres que financières, ce sont les critiques virulentes dont fait l'objet cet "immense" acteur. Elles sont injustifiées, bien sûr et ne sont dues qu'à ses opinions politiques et son amitié avec l'innommable ancien président, c'est ce qu'il prétend. Il est vrai que ses magnifiques performances dans les navets qu'il hante de sa présence maléfique n'ont rien à voir avec son insuccès, son dernier film était sublime et le public n'a boudé les salles que pour se venger de Sarkozy!
Alors il s'en va, en Angleterre, je ne porte pas les Anglais dans mon coeur mais je ne leur aurai jamais souhaité qu'un tel malheur s'abatte sur eux. Ne nous étonnons pas s'ils nous en veulent après un tel coup, nous leur envoyons ce que nous avons de pire, mais, comme ils ne comprendront pas ce qu'il leur dira, peut-être le trouveront ils drôle!
Maintenant, il ne nous reste plus qu'à souhaiter que d'autres personnalités du spectacle, voire même des hommes politiques mais, surtout, de ces pseudo journalistes s'en aillent eux aussi. Qu'ils n'hésitent pas à nous débarrasser de leurs pesantes présences, ils peuvent s'exiler autant qu'ils le veulent, quitte à se passer de leurs impôts. Je pense, sincèrement, que ce n'est pas un drame pour la France, de toute façon, s'ils s'exilent c'est qu'ils sont tricheurs, radins et mesquins, ils n'ont jamais acquitté le moindre impôt et s'en foutent royalement de leurs concitoyens.
Bon vent à tous ces gagne-petit, sortons nos mouchoirs mais pas pour y pleurer, juste pour y faire un noeud qui nous rappellera de ne jamais regretter ces têtes de noeud!
Mais attention à ne pas digresser trop vite, mes amis, il nous quitte pour des raisons autres que financières, ce sont les critiques virulentes dont fait l'objet cet "immense" acteur. Elles sont injustifiées, bien sûr et ne sont dues qu'à ses opinions politiques et son amitié avec l'innommable ancien président, c'est ce qu'il prétend. Il est vrai que ses magnifiques performances dans les navets qu'il hante de sa présence maléfique n'ont rien à voir avec son insuccès, son dernier film était sublime et le public n'a boudé les salles que pour se venger de Sarkozy!
Alors il s'en va, en Angleterre, je ne porte pas les Anglais dans mon coeur mais je ne leur aurai jamais souhaité qu'un tel malheur s'abatte sur eux. Ne nous étonnons pas s'ils nous en veulent après un tel coup, nous leur envoyons ce que nous avons de pire, mais, comme ils ne comprendront pas ce qu'il leur dira, peut-être le trouveront ils drôle!
Maintenant, il ne nous reste plus qu'à souhaiter que d'autres personnalités du spectacle, voire même des hommes politiques mais, surtout, de ces pseudo journalistes s'en aillent eux aussi. Qu'ils n'hésitent pas à nous débarrasser de leurs pesantes présences, ils peuvent s'exiler autant qu'ils le veulent, quitte à se passer de leurs impôts. Je pense, sincèrement, que ce n'est pas un drame pour la France, de toute façon, s'ils s'exilent c'est qu'ils sont tricheurs, radins et mesquins, ils n'ont jamais acquitté le moindre impôt et s'en foutent royalement de leurs concitoyens.
Bon vent à tous ces gagne-petit, sortons nos mouchoirs mais pas pour y pleurer, juste pour y faire un noeud qui nous rappellera de ne jamais regretter ces têtes de noeud!
mercredi 3 octobre 2012
Je ne veux pas devenir un homme sandwich.
Non, il ne s'agit pas de refuser d'être un casse croûte, même si j'ai parfois l'air d'un jambon, je veux, ici, faire référence à tous ces vêtements siglés de façon ostentatoire par les marques qui les produisent. Nous voyons alors déambuler dans la rue, un grand nombre d'hommes sandwichs, ils ont payé très cher ces vêtements et entendent le faire savoir, sans doute, ils ne se rendent pas même compte de l'exploitation qui est faite de leurs imbues personnalités.
Tous les jeunes adolescents d'aujourd'hui se sentent obligés d'arborer ces signes distinctifs de la qualité présumée de leurs habits, alors même qu'ils sont fabriqués dans les mêmes usines que des vêtements dont les marques n'apparaissent nul part. Mais ils sauvent les apparences, l'habit fait le moine pour ces gens là, tout ce qui compte est de paraître afin d'apparaître. Peu leur importe que les esclaves qui assemblent les pièces de tissus soient européens ou chinois, ils ne font pas la différence, seule compte la marque qui doit être visible, c'est plus important que leur propre nom, ça devient leur identité.
Nous retrouvons ces hommes sandwichs à tous les coins de rue, dans tous les milieux, puisque ce qui est important est la marque, donc le vêtement, ce qu'il y a à l'intérieur n'a plus aucune importance. Cela finit par ressembler aux stigmates de la Passion, à part que ce ne sont que les traces de l'imbécillité humaine qui permet de croire que l'on devient ce que l'on imite. Si je porte les mêmes vêtements que les riches, je deviens moi même un riche, j'en donne l'impression, mais il convient de ne pas me déshabiller, au risque de me voir redevenir le tout petit que, finalement, je n'ai pas cessé d'être.
Si l'on ne s'était contenté que de ce code vestimentaire, je ne me serai certes pas fendu d'un texte. Mais notre société nous pousse bien plus loin et nombre de nos contemporains s'endettent à outrance en vivant bien au dessus de leurs moyens, juste pour avoir la bonne marque, le bon logo, la bonne image de celui qui réussit puisqu'il n'a que des objets de luxe, quand ils devront payer leur vie entière, voire la vie de leurs enfants pour rembourser les dettes ainsi contractées.
Tout ça, finalement, pour se retrouver les promoteurs de marques qui ont pourtant largement les moyens de se payer des campagnes de communication, avec tout l'argent qu'ils volent en vendant des produits pour dix fois leur valeur réelle. Mais l'important n'est il pas d'avoir l'air plutôt que d'être?
Voilà, je vais continuer d'acheter des objets non siglés, quitte à passer pour un pauvre hère, je ne deviendrai pas un homme sandwich qui se laisse dévorer par l'apparence de la richesse, mais je continuerai de me comporter en jambon, juste pour continuer à m'en payer une tranche.
Tous les jeunes adolescents d'aujourd'hui se sentent obligés d'arborer ces signes distinctifs de la qualité présumée de leurs habits, alors même qu'ils sont fabriqués dans les mêmes usines que des vêtements dont les marques n'apparaissent nul part. Mais ils sauvent les apparences, l'habit fait le moine pour ces gens là, tout ce qui compte est de paraître afin d'apparaître. Peu leur importe que les esclaves qui assemblent les pièces de tissus soient européens ou chinois, ils ne font pas la différence, seule compte la marque qui doit être visible, c'est plus important que leur propre nom, ça devient leur identité.
Nous retrouvons ces hommes sandwichs à tous les coins de rue, dans tous les milieux, puisque ce qui est important est la marque, donc le vêtement, ce qu'il y a à l'intérieur n'a plus aucune importance. Cela finit par ressembler aux stigmates de la Passion, à part que ce ne sont que les traces de l'imbécillité humaine qui permet de croire que l'on devient ce que l'on imite. Si je porte les mêmes vêtements que les riches, je deviens moi même un riche, j'en donne l'impression, mais il convient de ne pas me déshabiller, au risque de me voir redevenir le tout petit que, finalement, je n'ai pas cessé d'être.
Si l'on ne s'était contenté que de ce code vestimentaire, je ne me serai certes pas fendu d'un texte. Mais notre société nous pousse bien plus loin et nombre de nos contemporains s'endettent à outrance en vivant bien au dessus de leurs moyens, juste pour avoir la bonne marque, le bon logo, la bonne image de celui qui réussit puisqu'il n'a que des objets de luxe, quand ils devront payer leur vie entière, voire la vie de leurs enfants pour rembourser les dettes ainsi contractées.
Tout ça, finalement, pour se retrouver les promoteurs de marques qui ont pourtant largement les moyens de se payer des campagnes de communication, avec tout l'argent qu'ils volent en vendant des produits pour dix fois leur valeur réelle. Mais l'important n'est il pas d'avoir l'air plutôt que d'être?
Voilà, je vais continuer d'acheter des objets non siglés, quitte à passer pour un pauvre hère, je ne deviendrai pas un homme sandwich qui se laisse dévorer par l'apparence de la richesse, mais je continuerai de me comporter en jambon, juste pour continuer à m'en payer une tranche.
lundi 1 octobre 2012
je suis contraint d'aimer les jardins anglais.
Je vis en plein paradoxe en ce moment, je reprends mon activité de paysagiste et j'ai déjà des chantiers qui arrivent en quantité suffisante pour démarrer sereinement, tout va bien, donc, me direz vous. Il y a, cependant une bizarrerie dans l'afflux soudain de clients, une partie d'entre eux est de nationalité anglaise, vous connaissez sans doute l'aversion que j'éprouve pour ces gens, imaginez le désarroi dans lequel je me trouve!
Le pire, c'est que je tombe sur des Anglaises ( oui, tant que le mari n'est pas mort, il est hors de question qu'un jardinier français mette les pieds dans leurs jardins, ils sont plus racistes que moi, les bougres de rosbeef!), je disais donc, avant que ces connards d'Anglais mâles ne m'interrompent ( impolis en plus, ils ont tous les vices), que j'ai des anglaises fort sympathiques comme clientes, il y en a même une qui sait faire à manger de la vraie nourriture!
Bon, nous avons tout de même un problème de communication, non pas qu'elles ne parlent que leur langue maternelle, mais elles parlent un "anglais botanique", si je puis me permettre ce terme. Il y a une différence notoire dans la conception du paysage entre les Français et les Anglais, pour eux un jardin doit être laissé libre de pousser comme il l'entend, alors que pour nous, les tailles et élagages sont les garants d'un jardin bien entretenu.
Je me retrouve dans une situation doublement ambiguë, il me faut, à la fois, composer avec le fait que ces dames, pour fort aimables qu'elles soient, n'en restent pas moins des Anglaises et avec cette disparité dans la façon d'entretenir leurs forts jolis jardinets, je ne dois rien tailler au risque de commettre un crime de lèse majesté! Il me faut négocier ferme avec ces têtes de mules, parce que c'est plus têtu qu'un Breton ces satanées angliches!
Je vous rassure, je continue néanmoins à travailler à la Française, il faut juste que j'attende qu'elles aient le dos tourné pour faire des coupes sauvages dans leurs massifs. Le plus drôle est qu'elles en sont très heureuses quand elles font le constat du travail fini, mais elles passent, souvent, par toutes les couleurs de l'arc en ciel avant, ce qui n'est, finalement, pas pour me déplaire!
Voilà, je suis, malgré tout, contraint d'aimer les jardins anglais puisqu'ils me sont nourriciers, je mets ma haine sous l'éteignoir et cela me fait, presque, plaisir d'y être contraint, c'est souvent drôle une vieille Anglaise, même si ce n'est pas volontaire de leur part!
Le pire, c'est que je tombe sur des Anglaises ( oui, tant que le mari n'est pas mort, il est hors de question qu'un jardinier français mette les pieds dans leurs jardins, ils sont plus racistes que moi, les bougres de rosbeef!), je disais donc, avant que ces connards d'Anglais mâles ne m'interrompent ( impolis en plus, ils ont tous les vices), que j'ai des anglaises fort sympathiques comme clientes, il y en a même une qui sait faire à manger de la vraie nourriture!
Bon, nous avons tout de même un problème de communication, non pas qu'elles ne parlent que leur langue maternelle, mais elles parlent un "anglais botanique", si je puis me permettre ce terme. Il y a une différence notoire dans la conception du paysage entre les Français et les Anglais, pour eux un jardin doit être laissé libre de pousser comme il l'entend, alors que pour nous, les tailles et élagages sont les garants d'un jardin bien entretenu.
Je me retrouve dans une situation doublement ambiguë, il me faut, à la fois, composer avec le fait que ces dames, pour fort aimables qu'elles soient, n'en restent pas moins des Anglaises et avec cette disparité dans la façon d'entretenir leurs forts jolis jardinets, je ne dois rien tailler au risque de commettre un crime de lèse majesté! Il me faut négocier ferme avec ces têtes de mules, parce que c'est plus têtu qu'un Breton ces satanées angliches!
Je vous rassure, je continue néanmoins à travailler à la Française, il faut juste que j'attende qu'elles aient le dos tourné pour faire des coupes sauvages dans leurs massifs. Le plus drôle est qu'elles en sont très heureuses quand elles font le constat du travail fini, mais elles passent, souvent, par toutes les couleurs de l'arc en ciel avant, ce qui n'est, finalement, pas pour me déplaire!
Voilà, je suis, malgré tout, contraint d'aimer les jardins anglais puisqu'ils me sont nourriciers, je mets ma haine sous l'éteignoir et cela me fait, presque, plaisir d'y être contraint, c'est souvent drôle une vieille Anglaise, même si ce n'est pas volontaire de leur part!
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