mercredi 19 septembre 2012

J'aime me faire tripoter.

   Je sais bien ce que vous pensez, bande de mauvaises langues que vous êtes, évidemment vous pensez à mal, mais je ne suis pas celui que vous croyez. D'abord, je me suis fait tripoter par un ami, là aussi ne vous fourvoyez pas, c'est un tripoteur professionnel que cet ami et il m'a tripoté de tout son savoir faire afin de soulager mon bas du dos de ses douleurs, vous voyez bien qu'il n'y a rien là que de très innocent!
   Tout d'abord, en bon tripoteur qu'il est, mon ami m'a demandé de me dévêtir, mais rassurez vous mes chers et assidus lecteurs, ce fut en tout bien tout honneur, il tripote mieux si l'on est en slip, que voulez vous, à chacun ses vices et petites manies obsessionnelles. Il a alors commencé à passer lentement ses mains sur mon corps, s'attardant sur certaines parties plus sensibles provoquant des tensions, voire des crispations de mon imposante musculature. Je suis bien trop chatouilleux pour me laisser tripoter sans réagir!
   Il a donc décidé de laisser de côté les gestes tendres et est entré dans le vif du sujet avec des gestes que je ne saurais qualifier de brutaux mais que l'on pourrait décrire comme virils. Il me retourne sur le dos et me fait me remettre sur le ventre, puis, à nouveau, sur le dos, mais sait il seulement ce qu'il veut ce bougre de tripoteur? Maintenant, il me torture, il me pince au niveau de la poitrine, tant qu'il ne malaxe pas, j'arrive à masquer mes inquiétudes, mais je dois avouer que je me sens de moins en moins à l'aise!
   Puis, il m'oblige à prendre une position où mes bras se retrouvent entravés, à tel point que je suis totalement à la merci de mon tripoteur, une sourde angoisse m'envahit tout à coup, mettez vous à ma place! Il prend ma tête à deux mains et se met à me tordre le cou jusqu'à ce qu'un craquement terrible se fasse entendre, je n'ose pas même geindre et moins encore crier mais je suis au bord de la crise d'apoplexie. Je dois cependant avouer qu'un certain bien-être m'envahit, je le mets sur le compte du soulagement d'être encore en vie!
   Après avoir tripoté mes cervicales, il décide de se mettre à tripoter mes lombaires, il me demande de positionner mes jambes comme mes bras tout à l'heure, je ne suis, à nouveau, plus en position de me défendre. Là, il me prend à bras le corps et ne cesse de me répéter: " détends toi, laisse toi faire", comment veut il que je me détende avec tout ce qu'il me fait subir! Il me tord dans un sens, puis dans l'autre avec force craquements de ma colonne vertébrale, puis il m'étend et se met à me tirer sur les pieds, j'aime bien me faire tripoter mais là, j'aimerais surtout qu'il arrête de me tripoter, d'ailleurs c'est pas tripoteur qu'il est, c'est un autre nom, ostéopathe mais psychopathe lui irait mieux.
   En tout cas, soyez sûrs, mes amis, que la prochaine fois, c'est par une femme que j'irais me faire tripoter et par la mienne par dessus le marché, elle aussi me fait craquer mais c'est toujours de plaisir!

dimanche 16 septembre 2012

Laissez mon empreinte carbone tranquille!

   En ces temps d'incertitudes météorologiques, avec ces saisons qui foutent le camp, il est grand temps de s'inquiéter et de réagir. J'ai pris contact avec des organismes écologiques afin de voir si je puis apporter mon modeste écot à la lutte contre le dérèglement climatique. Je ne sais pas pourquoi les médias continuent de focaliser sur les intégristes musulmans, alors que le vrai danger vient d'ailleurs, les intégristes écologistes sont en train, de façon pernicieuse, de prendre le pouvoir et pensent instaurer une dictature du "bien agir pour la planète"!
   Si je veux, vraiment, apporter ma contribution à la lutte contre le dérèglement climatique, il me faut, m'a-t-on dit, contrôler mon empreinte carbone. "Fichtre, qu'est ce donc que cela?" demandais je, un peu pris de cours et même interloqué, n'ayons pas peur des mots. Je me fis expliquer que c'est le calcul qui permet de savoir combien de gaz carbonique je rejette en une année, j'en eus le souffle coupé, ce qui me permit d'économiser quelques grammes de CO2, "c'est toujours ça de pris", me dis-je en mon for intérieur.
   Décidément, ma lutte contre la ruine de notre climat commençait bien, c'est à partir de ce moment, pourtant, que les choses ont dégénéré. Des âmes charitables, passées maîtres dans l'art de ne plus émettre de gaz carbonique, ont entrepris de m'expliquer que chacun de mes gestes entraînait, inévitablement, une émission  de carbone nuisible à la couche d'ozone.
   "Chacun de mes gestes?" m'exclamais-je, à nouveau interloqué, c'est que l'on interloque beaucoup dans le milieu de l'écologie! Il me fallut bien me rendre à l'évidence, arrêter de respirer n'allait pas suffire, j'allais devoir revoir mes façons de vivre. Heureusement, ma motivation restait intacte, ce n'est pas quelques écueils qui allaient nuire à mes bonnes intentions, "je vais prendre le taureau par les cornes" annonçais je à mes nouveaux amis. "Tu ne penses pas si bien dire" me répondirent ces chers écologistes, " les bovins sont les plus grands émetteurs de gaz carbonique et leur consommation provoque une envolée de ton empreinte carbone!".
   Je devrais ne plus manger de viande ou, au moins, diminuer de façon drastique mes envies carnivores! "Enfer et damnation" hurlais-je," mais ces gens là sont des fous dangereux!". Ils voudraient nous transformer en herbivore les bougres de benêts! Là, il fallait que je trouve à argumenter pour me sortir de cette mauvaise farce dans laquelle je m'étais, bien imprudemment, engagé. Je me souvins alors, fort à propos, de ce que m'avait dit l'un de mes anciens co-religionnaire de l'écologie active, " les bovins, par leurs seuls pets, nuisent plus à la couche d'ozone que tous les véhicules réunis!". Mais les bovins sont des herbivores si je ne m'abuse, donc une surconsommation de végétaux pourrait provoquer un phénomène similaire chez les humains! Nous péterions tant que le trou de la couche d'ozone s'ouvrirait de façon exponentielle!
   Voilà, je vais essayer d'affiner mes recherches, mais, en attendant, je crois que je ne vais rien faire de plus que baisser un peu ma consommation électrique et d'énergies fossiles et continuer à manger de la viande, je la mangerai un peu plus crue, ainsi aurai je bonne conscience et mon empreinte carbone ne s'en portera pas plus mal.

mardi 4 septembre 2012

J'aime vieillir.

   C'est un droit inaliénable de l'humain, surtout des hommes, tant les femmes semblent le refuser, voire le réfuter, je veux parler du vieillissement bien sûr. Nous vivons dans une société qui fait la part belle au jeunisme à outrance, même les gens de plus de soixante à soixante-dix ans ne doivent plus être appelés vieux. Nous sommes donc entrés de plein pied dans l'ère de l'éternelle jeunesse, les parents deviennent de plus en plus irresponsables, les mamans s'habillent comme leurs enfants, les papas jouent sur les consoles de jeux vidéos mieux que leur progéniture.
   Comme je suis passé maître dans l'art du contre-pied, forcément, j'ai décidé de vieillir, de me laisser griser ...les cheveux, de me laisser sillonner ...le visage par de magnifiques rides annonçant mon âge, me vieillissant prématurément aux yeux de tous ces quadradégénérescents avides de jeunesse perpétuelle. Jusque dans mes vêtements qui sont ceux d'un homme de mon âge, je refuse que l'on puisse me comparer à l'un de mes enfants, c'est à eux de vivre leur décadence adolescente tous seuls, moi, j'ai déjà donné!
   Me voici donc, vieil ermite, entouré de "jeunes" voisines de plus de quatre vingts ans, conduisant décapotables et exhibant leurs appâts peu ragoutants comme autant de preuves de leurs éternelles jeunesses. De jeunes goujats, aux allures indécentes de vieux décatis, prétendent séduire d'accortes jeunes femmes, de vingt ou trente ans leurs cadettes, peu importe, ils leur feront des enfants ces égoïstes, sachant pertinemment qu'ils seront morts avant que leur progéniture n'ait atteint la majorité. Peu leur importe tant qu'ils se croient jeunes, tout ce qui compte est l'apparence.
   Ensuite, il me faut affronter les gens de ma génération qui sont tellement convaincus d'être jeunes qu'ils arborent les vêtements de leurs adolescents d'enfants. Ils empruntent leurs consoles de jeux vidéos et prétendent participer à leurs fêtes, quand ils n'organisent pas leurs propres "boums". Comme si rester jeune se faisait en adoptant un comportement inconscient, l'important est d'avoir l'air branché, pas de l'être. Ils finissent par se trouver un ou une petite jeune au prétexte que leurs conjoints du même âge qu'eux sont devenus trop vieux.
   Maintenant, il faut se demander pourquoi les jeunes générations, les vraies, semblent vouloir se comporter en adultes mûrs de plus en plus tôt, cela serait-il dû à un effet du hasard? Je ne prétends pas apporter la réponse, mais je vais continuer à me comporter en homme de mon âge, quitte à passer pour un vieux ringard.
   De toute façon, quoique l'on fasse, nous serons toujours le "vieux" de quelque jeune branleur!

mardi 21 août 2012

J'ai bien fait d'arrêter de fumer.

   Cela fait maintenant six mois que je n'ai pas touché la moindre cigarette, je suis très fier de moi et mon souffle retrouvé ainsi que les sens du goût et de l'odorat me réjouissent un peu plus chaque jour. Encore que pour l'odorat, je suis parfois circonspect, toutes les odeurs que je redécouvre ne sont pas, forcément, bonnes à sentir, enfin ce ne sont que de menus inconvénients puisque l'arrêt du tabac a, pour moi, une odeur de sainteté!
   Le problème, puisque c'est bien de cela qu'il s'agit, vient d'ailleurs, ce sont des nouvelles du monde médical qui provoquent mon inquiétude. Figurez vous que j'ai lu un article expliquant que la consommation d'oeufs est plus nuisible que celle du tabac! Enfer et damnation, je me suis trompé d'ennemi, ce n'est point de fumer qu'il eut fallu arrêter, mais, bel et bien, de manger des oeufs! Dire qu'une de mes expressions favorites était: "ne fais pas l'oeuf!", serait ce, qu'inconsciemment, je savais déjà l'incroyable vérité?
   Que faut il faire, je vous le demande, nous ne pouvons rester sans réaction, il faut proposer des solutions aux services sanitaires. Peut-être faudrait il imposer aux producteurs d'oeufs des règles drastiques, comme pour la lutte contre le tabagisme. J'imagine bien les oeufs avec une inscription telle que: "manger des oeufs peut nuire à votre santé", "femmes enceintes, ne mangez pas d'oeufs", "qui vole un oeuf, vole un boeuf", qu'est ce que je raconte moi? Voilà que je me mets à délirer, ce doit être à cause de ma consommation d'oeufs!
   La technologie moderne nous permettra d'apposer des photos de vaisseaux sanguins touchés par un taux de cholestérol trop élevé, l'image d'un coeur entouré de mauvaises graisses, des dents jaunies par l'oeuf assassin, que sais je encore, ils n'ont plus de limites nos scientifiques. Nous sommes entrés dans une époque où tout est dangereux, même l'oeuf, symbole représentatif de la vie jusqu'à ce jour, le voici devenu synonyme de mort!
   Alors je voudrais que ce texte devienne un message adressé à tous ces hurluberlus de scientifiques qui ressemblent de plus en plus à des apprentis sorciers. Mesdames et messieurs les grands chercheurs, après avoir annoncé la fin du monde pour cette année, puis l'avoir démenti en prétendant qu'elle n'était que reportée, après avoir annoncé le réchauffement climatique, puis que nous entrions dans une mini-ère glaciaire à cause d'un soleil moins actif, vous vous en prenez à l'alimentation avec les mêmes convictions, de grâce, rentrez dans vos coquilles et "arrêtez de faire les oeufs!".

samedi 18 août 2012

J'aime l'égalité des sexes.

   Il est des rencontres privilégiées dans la vie, ce soir, j'en ai fait une très surprenante, un professeur d'histoire à la retraite, mais un farfelu comme l'on en rencontre peu dans ce milieu. C'est lors d'une conversation riche et variée qu'il m'a soufflé l'idée de ce texte, il a transformé le mot per en mer, je me suis tout de suite dit, quelle idée perveilleuse d'ainsi changer les mots afin de leur donner une apparente égalité entre les masculins et les féminins, point de merversité, là dedans, ni même de merfidie, juste une idée drôle et originale.
   Il me faudra, cependant, être péritoire si je ne veux point devenir percantile, mais peut on vendre une idée aussi meramptoire? Si cela arrivait, vous pourriez me mettre une maire de claques, d'ailleurs le paire de ma ville de Dinan ne m'en voudra pas, j'en serai fort épouse! Je ne veux pas passer pour un merdreau de l'année, je vais devoir me surpasser un peu et être à l'écoute de mes merceptions afin de ne pas provoquer vos déceptions. Si vous mercevez la moindre merdition dans mes écrits de ce jour, je vous prierai de ne pas m'en tenir rigueur, je suis un peu merplexe quant à l'écriture de ce texte.
   Je dois mersister, écrire en merpendiculaire pour ne pas prendre la tangente, je ne voudrais pas passer pour un percenaire de l'écriture, je pourrais avoir l'air d'un perlan frit! Il me faut mérenniser mes textes, je dois donc atteindre la merfection si je ne veux pas merdre mes lecteurs, je vous tends la merche avant que d'être merclus de fatigue. Si mon méricarde me lâche il faudra me mettre sous merfusion, je serai en grand méril, si je m'en sors je dirai perci!
   Bon, je ne vais pas vous torturer plus longtemps, je mériclite, j'en merds mon latin, alors mermettez moi de me retirer afin d'assurer la merpétuation de mes écrits.