Dans notre monde, il n'est pas de plus grande qualité requise, il faut savoir faire preuve de polyvalence, avoir plusieurs cordes à son arc est devenu un impératif. Il est nécessaire d'être un "homme à tout faire" aux yeux des employeurs et de l'état puisqu'il prétend obliger les chômeurs à accepter des emplois qui ne leur conviennent pas, pour lesquels ils n'ont pas été formés, ou formatés d'ailleurs.
La diversification est le mot à la mode dans le milieu de l'emploi, il faut être capable d'exercer plusieurs métiers pour en trouver un, voire les exercer tous en même temps, vu que partout les employeurs ne proposent plus que le salaire minimum, au sacro-saint nom de la compétitivité mondiale. Pour gagner un salaire qui permette de vivre décemment, il faut donc exercer deux emplois au moins, tant que le salaire minimum existe en tout cas, après nous consacrerons notre vie au travail, plus de loisirs, plus de vie, mais ça c'est pour plus tard, enfin je crois, enfin je l'espère!
En attendant, il faut savoir diversifier ses activités et c'est un expert qui vous le dit, avec un curriculum vitae qui ressemble à un catalogue de vente par correspondance, la polyvalence est devenu un art de vivre chez moi, je n'ai que des raisons de m'en réjouir en ces temps de disette d'emplois, cela me permet de rebondir. Car, loin d'effrayer de potentiels employeurs, mon passé les interpelle, ils sont impressionnés par les capacités d'adaptation d'un candidat, mais refusent de reconnaître une qualification comme acquise. Ma polyvalence fait de moi un débutant perpétuel, c'est là son moindre défaut, mais il permet à tous ces vils avares de ne me proposer qu'une rémunération de misère, je deviens une simple valeur ajoutée!
Les divers métiers que j'ai pratiqués me servent pourtant quel que soit l'emploi visé, les employeurs qui abusent de ma générosité actuellement le savent, mais ils font semblant de n'en rien voir, ils omettent que la polyvalence permet de développer d'autres dons, celui de clairvoyance par exemple! On apprend vite à connaître sa vraie valeur lorsque l'on prétend se vendre plus facilement, il faut être apte au rebond si l'on veut pouvoir rebondir dignement. Il faut devenir une balle de tennis frappée par Roger Federer et pas une de ces balles en caoutchouc qui partent dans tous les sens, il faut savoir jusqu'où on peut aller si on veut pouvoir aller n'importe où!
Être polyvalent, c'est posséder des aptitudes, des capacités variées, pouvoir aller n'importe où, n'importe quand, faire n'importe quoi mais pas n'importe comment! Il faut savoir observer les plus expérimentés pour mieux apprendre les gestes ou les postures à adopter face à une nouvelle activité, le développement de la curiosité est un des atouts essentiels pour un polyvalent, c'est la plus grande qualité de la polyvalence, il faut être attentif tout le temps et à tout. Il faut apprendre vite et ne pas reproduire le comportement des autres mais créer le sien propre afin de ne pas avoir à souffrir la comparaison et même devenir plus efficace que ces gens enfermés dans leurs habitudes. C'est un challenge permanent, une espèce de course à l'échalote où, aussitôt une étape franchie, il faut se préparer à la suivante. C'est, parfois, fatigant, mais c'est toujours exaltant de se sentir en vie!
Voilà, vous pouvez éteindre ces faux vecteurs de la polyvalence que sont vos ordinateurs, car ils ne permettent que de se disperser, là où il faudrait être concentré.
mercredi 5 octobre 2011
mardi 4 octobre 2011
J'aime la vertu.
Mais non, ne vous réjouissez pas trop vite, votre Fleuriquet n'est pas devenu vertueux, encore moins chaste, ni même pudique. Je veux parler de la vertu comme d'une qualité qui pousse à faire le bien afin de mieux éluder le mal, comme d'une probité sans faille, comme d'une capacité à être honnête.
Il faut beaucoup de courage pour faire preuve de vertu dans notre société qui préfère glorifier les désordres de l'immoralité, il faut être d'une grande intégrité si l'on veut vivre décemment sa vie vertueuse et ne pas se laisser aller à la facilité, c'est une forme d'héroïsme que d'avoir de l'honneur. Faire preuve de charité, avoir du coeur sont des vertus que chacun de nous devrait développer, ce sont des valeurs propres à l'humanité, nous avons tous la faculté de le faire, mais nous refusons de plus en plus de l'admettre, comme si c'était un signe de faiblesse et non plus une forme d'intelligente sagesse.
Au moyen-âge, il a été inventé des ceintures de chasteté pour que les femmes préservent leur vertu en attendant le retour de leur mari, peut être devrions nous créer des ceintures de chasteté morale pour nos dirigeants et tous les faibles qui suivent leur voie par lâcheté. Ainsi, ils seraient contraints de faire preuve de vertus telles que la justice et l'honnêteté, ils retrouveraient leur honneur, pour notre plus grand bonheur.
Car, la vertu n'est rien d'autre qu'une qualité qui nous rend propres à faire le bien, c'est un pouvoir, une propriété de l'humain, cela devrait être notre priorité. C'est en vertu de cela que nous devrions agir avec la prudence de la pudeur, agir avec pureté nous rendrait notre virginité, nous confinerions alors à la sainteté des anges qui, étant asexués, peuvent préserver leur chasteté. Nous pourrions nous contenter de tempérance, nous ne sommes que des humains et l'on peut développer des vertus sans devenir chastes, ni faire preuve de trop de continence.
D'ailleurs, je vais, incontinent, vous le prouver, si un ange a bien la capacité à la charité et à la chasteté, ce n'est pas qu'il soit plus vertueux que nous, c'est juste qu'il ne peut faire autrement! Nous, humains, avons la possibilité de choisir, c'est une vertu dont ne disposent pas les anges, vous voyez qu'ils ont leurs défauts eux aussi! En vertu de quelle justice devrions nous faire preuve de pureté, ayons l'honnêteté de reconnaître notre capacité à la faiblesse, alors, vertueusement, nous ferions amende honorable, ce serait la preuve de notre pudeur à admettre nos vertus.
Voilà, ma haute moralité me donne la vertu de vous avouer que la vertu est difficile à aimer autant qu'à pratiquer, aussi aurai je la pudeur de vous demander avec une certaine retenue d'éteindre votre ordinateur et, comme moi, d'aller vous coucher parce que là, je suis vraiment fatigué. (qui a dit ça se voit?)
Il faut beaucoup de courage pour faire preuve de vertu dans notre société qui préfère glorifier les désordres de l'immoralité, il faut être d'une grande intégrité si l'on veut vivre décemment sa vie vertueuse et ne pas se laisser aller à la facilité, c'est une forme d'héroïsme que d'avoir de l'honneur. Faire preuve de charité, avoir du coeur sont des vertus que chacun de nous devrait développer, ce sont des valeurs propres à l'humanité, nous avons tous la faculté de le faire, mais nous refusons de plus en plus de l'admettre, comme si c'était un signe de faiblesse et non plus une forme d'intelligente sagesse.
Au moyen-âge, il a été inventé des ceintures de chasteté pour que les femmes préservent leur vertu en attendant le retour de leur mari, peut être devrions nous créer des ceintures de chasteté morale pour nos dirigeants et tous les faibles qui suivent leur voie par lâcheté. Ainsi, ils seraient contraints de faire preuve de vertus telles que la justice et l'honnêteté, ils retrouveraient leur honneur, pour notre plus grand bonheur.
Car, la vertu n'est rien d'autre qu'une qualité qui nous rend propres à faire le bien, c'est un pouvoir, une propriété de l'humain, cela devrait être notre priorité. C'est en vertu de cela que nous devrions agir avec la prudence de la pudeur, agir avec pureté nous rendrait notre virginité, nous confinerions alors à la sainteté des anges qui, étant asexués, peuvent préserver leur chasteté. Nous pourrions nous contenter de tempérance, nous ne sommes que des humains et l'on peut développer des vertus sans devenir chastes, ni faire preuve de trop de continence.
D'ailleurs, je vais, incontinent, vous le prouver, si un ange a bien la capacité à la charité et à la chasteté, ce n'est pas qu'il soit plus vertueux que nous, c'est juste qu'il ne peut faire autrement! Nous, humains, avons la possibilité de choisir, c'est une vertu dont ne disposent pas les anges, vous voyez qu'ils ont leurs défauts eux aussi! En vertu de quelle justice devrions nous faire preuve de pureté, ayons l'honnêteté de reconnaître notre capacité à la faiblesse, alors, vertueusement, nous ferions amende honorable, ce serait la preuve de notre pudeur à admettre nos vertus.
Voilà, ma haute moralité me donne la vertu de vous avouer que la vertu est difficile à aimer autant qu'à pratiquer, aussi aurai je la pudeur de vous demander avec une certaine retenue d'éteindre votre ordinateur et, comme moi, d'aller vous coucher parce que là, je suis vraiment fatigué. (qui a dit ça se voit?)
lundi 3 octobre 2011
J'aime le dérèglement climatique.
En ce début d'automne, nous vivons des journées particulièrement chaudes et ensoleillées, vu l'été dont nous avons été gratifiés, nous devrions nous en réjouir. Mais non, l'humain est ainsi fait que rien, jamais, ne le satisfait.
"Il fait trop chaud." "On va payer ça cet hiver." "on ne sait plus comment s'habiller." "la météo est devenue folle." Ce ne sont que quelques unes des remarques que l'oreille attentive peut glaner à gauche ou à droite, il semble y avoir une certaine crainte de ces dérèglements climatiques de la part d'une majorité de personnes. Quand on pense aux trésors d'inventivité dont ont fait preuve les écologistes pour faire craindre le réchauffement des températures, pour n'obtenir que peu de réactions, il devient drôle de voir l'effet d'une semaine de chaleur intense début octobre!
Ce n'est pas la première fois que ce phénomène se produit pourtant, mais là, il déclenche des inquiétudes surprenantes. Dans l'horticulture, nous voyons des plantes entamer leur fleurissement de façon désordonnée, je mange encore de nombreuses framboises au long de mes journées de travail, c'est surprenant mais plutôt réjouissant. Tout comme ce sursis de chaleur, ce midi j'ai mangé au milieu de ma pépinière, en plein soleil et j'ai eu le sentiment d'être un peu en vacances, je ne vais pas m'en plaindre!
C'est une année faste que celle que nous vivons, un hiver enneigé et froid, auquel a succédé un printemps précoce et très chaud, un été où nous n'avons pas eu à souffrir de la chaleur et, maintenant, un "été indien" pour débuter l'automne. Avouons que cela pourrait être pire, je ne vois donc que des raisons de se réjouir de tous ces changements, surtout que je n'ai pas eu de véritables vacances cette année! Cela fait maintenant plusieurs années que l'été n'est pas à la hauteur des espérances des estivants, mais, au lieu de se plaindre, ils n'ont qu'à changer les dates des vacances, ainsi ils profiteront du beau temps quand il est là!
En fait, il suffit de bouleverser nos habitudes de la même manière que les changements de climat, c'est l'adaptabilité qui nous permettra de mieux résister à ces évolutions de la météo, puisque rien de ce que nous pourrions faire ne changera quoi que ce soit à ces phénomènes. Il nous faudra emplir nos sacs à dos de vêtements divers et variés, allant du gros pull au maillot de bain, en passant par les bottes et les sandales, le tube de crème solaire voisinant avec celui pour les gerçures, le parapluie et le parasol deviendront inséparables.
Voilà, c'est pour ça que j'aime les dérèglements climatiques, ils apportent le changement et un peu de nouveauté dans nos rapports avec la nature, cela vaut tous les discours de nos démagogues écologistes. Du coup, on pourrait même penser que la fin du monde de l'année prochaine n'est qu'un simple changement de style de vie, un renouveau plutôt qu'une fin, c'est réjouissant plus qu'inquiétant!
Allez éteignez votre ordinateur et allez enfiler votre maillot de bain, mais pensez à emporter vos moufles, ne sait on jamais!
"Il fait trop chaud." "On va payer ça cet hiver." "on ne sait plus comment s'habiller." "la météo est devenue folle." Ce ne sont que quelques unes des remarques que l'oreille attentive peut glaner à gauche ou à droite, il semble y avoir une certaine crainte de ces dérèglements climatiques de la part d'une majorité de personnes. Quand on pense aux trésors d'inventivité dont ont fait preuve les écologistes pour faire craindre le réchauffement des températures, pour n'obtenir que peu de réactions, il devient drôle de voir l'effet d'une semaine de chaleur intense début octobre!
Ce n'est pas la première fois que ce phénomène se produit pourtant, mais là, il déclenche des inquiétudes surprenantes. Dans l'horticulture, nous voyons des plantes entamer leur fleurissement de façon désordonnée, je mange encore de nombreuses framboises au long de mes journées de travail, c'est surprenant mais plutôt réjouissant. Tout comme ce sursis de chaleur, ce midi j'ai mangé au milieu de ma pépinière, en plein soleil et j'ai eu le sentiment d'être un peu en vacances, je ne vais pas m'en plaindre!
C'est une année faste que celle que nous vivons, un hiver enneigé et froid, auquel a succédé un printemps précoce et très chaud, un été où nous n'avons pas eu à souffrir de la chaleur et, maintenant, un "été indien" pour débuter l'automne. Avouons que cela pourrait être pire, je ne vois donc que des raisons de se réjouir de tous ces changements, surtout que je n'ai pas eu de véritables vacances cette année! Cela fait maintenant plusieurs années que l'été n'est pas à la hauteur des espérances des estivants, mais, au lieu de se plaindre, ils n'ont qu'à changer les dates des vacances, ainsi ils profiteront du beau temps quand il est là!
En fait, il suffit de bouleverser nos habitudes de la même manière que les changements de climat, c'est l'adaptabilité qui nous permettra de mieux résister à ces évolutions de la météo, puisque rien de ce que nous pourrions faire ne changera quoi que ce soit à ces phénomènes. Il nous faudra emplir nos sacs à dos de vêtements divers et variés, allant du gros pull au maillot de bain, en passant par les bottes et les sandales, le tube de crème solaire voisinant avec celui pour les gerçures, le parapluie et le parasol deviendront inséparables.
Voilà, c'est pour ça que j'aime les dérèglements climatiques, ils apportent le changement et un peu de nouveauté dans nos rapports avec la nature, cela vaut tous les discours de nos démagogues écologistes. Du coup, on pourrait même penser que la fin du monde de l'année prochaine n'est qu'un simple changement de style de vie, un renouveau plutôt qu'une fin, c'est réjouissant plus qu'inquiétant!
Allez éteignez votre ordinateur et allez enfiler votre maillot de bain, mais pensez à emporter vos moufles, ne sait on jamais!
dimanche 2 octobre 2011
Puis je aimer la plage?
C'est une drôle de question, tant je suis sûr de ne pas aimer rester vautré sur le sable comme un lézard fatigué, mais ici, dans les Côtes d'Armor, on ne peut avoir cette vision restrictive de la plage. La côte est parsemée de petites criques et il y a autant de plaisir à y accéder, par des chemins parfois escarpés mais toujours pleins de charmes, qu'à s'y arrêter pour profiter un peu du sable et de l'eau qui est largement accessible au bain en cette fin de saison.
C'est tout le paradoxe de cette étrange année, je me serai baigné deux fois, la première en avril, à Pléneuf Val André, mais je dois bien avouer que j'en tremble encore tant l'eau était glacée! Le deuxième bain a eu lieu aujourd'hui, le 2 octobre! Mais là, je me suis baigné plusieurs fois tellement c'était agréable et nécessaire vu qu'il faisait trente degrés sur le sable! Dinan a déjà exercé sa magie sur moi, si la côte environnante s'y met aussi, je ne suis pas près de quitter ce lieu où j'ai décidé de m'installer.
Cette côte déchirée, où les nombreux rochers affleurants créent comme des remparts, faisant de chaque crique un endroit protégé, est peine d'attraits, une fois sorti de l'eau, il y a plein de découvertes à faire, ne serait ce que les nombreux châteaux, en ruines ou encore debout, qui émaillent les lieux témoignant d'un passé riche que les habitants ont su conserver. Je vis des moments de jubilation intenses et je me sens vraiment chez moi en ces lieux que, pourtant, je découvre.
Alors, je le dis haut et fort, oui je peux aimer la plage, quand elle n'oblige pas à parcourir des centaines de mètres de sable sans rien d'autre à y découvrir que des cadavres allongés, quand elle offre un tel panel de choix que l'on peut s'organiser une randonnée pleine d’intérêts divers et variés, quand elle permet d'être actif, tout simplement.
Rien ne me semble étranger en ce lieu, quel que soit l'endroit où je me trouve, j'ai ce sentiment étrange d'y être déjà passé. Je ne crois pas en la réincarnation, mais là, il y a quelque chose d'étrange qui se passe, comme si ma boucle était enfin bouclée, je suis là où je dois être. Je me suis toujours demandé pourquoi je n'étais jamais venu à Dinan pour les fêtes médiévales, maintenant je le sais, cette ville du moyen-âge n'est pas faite pour que j'y vive ma passion pour l'histoire mais, bel et bien, l'histoire de ma passion Amoureuse.
Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et aller faire bronzette à la plage, nous sommes en octobre et l'hiver ne tardera plus à reprendre ses droits.
C'est tout le paradoxe de cette étrange année, je me serai baigné deux fois, la première en avril, à Pléneuf Val André, mais je dois bien avouer que j'en tremble encore tant l'eau était glacée! Le deuxième bain a eu lieu aujourd'hui, le 2 octobre! Mais là, je me suis baigné plusieurs fois tellement c'était agréable et nécessaire vu qu'il faisait trente degrés sur le sable! Dinan a déjà exercé sa magie sur moi, si la côte environnante s'y met aussi, je ne suis pas près de quitter ce lieu où j'ai décidé de m'installer.
Cette côte déchirée, où les nombreux rochers affleurants créent comme des remparts, faisant de chaque crique un endroit protégé, est peine d'attraits, une fois sorti de l'eau, il y a plein de découvertes à faire, ne serait ce que les nombreux châteaux, en ruines ou encore debout, qui émaillent les lieux témoignant d'un passé riche que les habitants ont su conserver. Je vis des moments de jubilation intenses et je me sens vraiment chez moi en ces lieux que, pourtant, je découvre.
Alors, je le dis haut et fort, oui je peux aimer la plage, quand elle n'oblige pas à parcourir des centaines de mètres de sable sans rien d'autre à y découvrir que des cadavres allongés, quand elle offre un tel panel de choix que l'on peut s'organiser une randonnée pleine d’intérêts divers et variés, quand elle permet d'être actif, tout simplement.
Rien ne me semble étranger en ce lieu, quel que soit l'endroit où je me trouve, j'ai ce sentiment étrange d'y être déjà passé. Je ne crois pas en la réincarnation, mais là, il y a quelque chose d'étrange qui se passe, comme si ma boucle était enfin bouclée, je suis là où je dois être. Je me suis toujours demandé pourquoi je n'étais jamais venu à Dinan pour les fêtes médiévales, maintenant je le sais, cette ville du moyen-âge n'est pas faite pour que j'y vive ma passion pour l'histoire mais, bel et bien, l'histoire de ma passion Amoureuse.
Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et aller faire bronzette à la plage, nous sommes en octobre et l'hiver ne tardera plus à reprendre ses droits.
J'aime les coffres forts.
En arrivant à Dinan, mon Amoureuse a ramené avec elle de nombreux meubles, mais aussi des objets anciens dont un sublime coffre fort du XVIIIe (siècle pas arrondissement, bande de trucs!). Un engin de fou, blindé de partout, avec un système de serrure à trois pênes et une sécurité supplémentaire avant l'ouverture, il est tellement solide que même Fleuriquette aurait du mal à en venir à bout! Son poids est à la hauteur de sa solidité et nombre de brigands ont dû renoncer à l'emporter, vu que les tracto-pelles n'existaient pas à l'époque.
Et, là, ma Cathy bien Aimée me dit que ce coffre est mien, c'est son cadeau de retrouvailles, imaginez la joie provoquée par cette merveilleuse annonce, un coffre-fort pour moi! Ce fut un grand moment d'extase Amoureuse, ma Chérie me connaît si bien qu'elle a su, dès le début, comment me faire plaisir, confirmant cette entente qui règne entre nous. Me voici donc en possession d'une "malle au trésor", imaginez mon émerveillement devant cette oeuvre d'art lorsque Cathy m'en a montré l'ouverture, la magie éprouvée face à cette grande clef, entendre le cliquetis des serrures qui cèdent l'une après l'autre et ce petit déclic final qui permet d'accéder enfin au saint du saint.
Ce n'est plus un coffre, c'est un sanctuaire inviolable, même aujourd'hui, il faudrait de nombreux outils et une grande dextérité pour pénétrer les secrets de l'ouverture de ce coffre, je vais pouvoir y ranger mes plus précieuses reliques me dis je. C'est là, à ce moment précis que je prends conscience que je n'ai aucun objet dont la valeur justifierai de l'enfermer en un tel secret, je ne vois que mon nécessaire d'artillerie qui, au vu de la passion explosive dont font la preuve le fils de Cathy et le mien, sera hors de leur portée en mon absence, mais c'est un grand coffre et il peut contenir bien plus que ma maigre sacoche.
Je me mets à réfléchir, que puis je en ce lieu si sûr déposer, afin de le soustraire au monde environnant, afin que seul j'y puisse accéder? Je n'ai que peu de secrets pour mon entourage, je n'en ai aucun pour ma bien Aimée, je ne vais pas m'en servir de classeur pour mes papiers, ce serait par trop grotesque, mettre les bouteilles d'alcool pour impressionner les invités confinerait au ridicule, quand à y enfermer la télévision pour bien en montrer mon dégoût, ce serait donner trop de valeur à cet objet maudit!
Je pourrai y déposer mon Amour, puisque c'est mon bien le plus précieux, mais il ne supporte pas l'enfermement. Mon coeur, peut être, mais il est déjà entre les mains de ma Cathy et c'est l'asile le plus sûr qui puisse exister. Que me reste-t-il qui justifie un tel isolement?
Puis, tout à coup, la lumière a surgi, j'ai trouvé ce qu'il me faut déposer en ce lieu inviolable, ma mauvaise humeur, mon irascible caractère et mon reste de colère, tous ces sentiments qui refusent de me quitter totalement. Mon regard, parfois encore assassin, en témoigne, il me reste de vieux démons dont j'ai du mal à me défaire, en quel lieu les rendrai je inaccessibles mieux qu'en ce coffre à double tour fermé, ensuite je n'aurai qu'à donner la clef à une personne de confiance, à quelqu'une qui sera heureuse de nous savoir débarrassés de ces sempiternelles et imprévisibles sautes d'humeur.
Voilà, ce sera, finalement, ma boîte de Pandore, Mon Aimée sera la gardienne de la clef et je peux lui faire confiance pour n'avoir, jamais plus, envie de voir ce coffre s'ouvrir.
Allez, éteignez votre ordinateur avant que je ne l'enferme dans mon coffre-fort, vous ne pourriez plus me lire et, avouez le, cela vous rendrai bien tristes, non? Bon, tant pis, j'aurai essayé!
Et, là, ma Cathy bien Aimée me dit que ce coffre est mien, c'est son cadeau de retrouvailles, imaginez la joie provoquée par cette merveilleuse annonce, un coffre-fort pour moi! Ce fut un grand moment d'extase Amoureuse, ma Chérie me connaît si bien qu'elle a su, dès le début, comment me faire plaisir, confirmant cette entente qui règne entre nous. Me voici donc en possession d'une "malle au trésor", imaginez mon émerveillement devant cette oeuvre d'art lorsque Cathy m'en a montré l'ouverture, la magie éprouvée face à cette grande clef, entendre le cliquetis des serrures qui cèdent l'une après l'autre et ce petit déclic final qui permet d'accéder enfin au saint du saint.
Ce n'est plus un coffre, c'est un sanctuaire inviolable, même aujourd'hui, il faudrait de nombreux outils et une grande dextérité pour pénétrer les secrets de l'ouverture de ce coffre, je vais pouvoir y ranger mes plus précieuses reliques me dis je. C'est là, à ce moment précis que je prends conscience que je n'ai aucun objet dont la valeur justifierai de l'enfermer en un tel secret, je ne vois que mon nécessaire d'artillerie qui, au vu de la passion explosive dont font la preuve le fils de Cathy et le mien, sera hors de leur portée en mon absence, mais c'est un grand coffre et il peut contenir bien plus que ma maigre sacoche.
Je me mets à réfléchir, que puis je en ce lieu si sûr déposer, afin de le soustraire au monde environnant, afin que seul j'y puisse accéder? Je n'ai que peu de secrets pour mon entourage, je n'en ai aucun pour ma bien Aimée, je ne vais pas m'en servir de classeur pour mes papiers, ce serait par trop grotesque, mettre les bouteilles d'alcool pour impressionner les invités confinerait au ridicule, quand à y enfermer la télévision pour bien en montrer mon dégoût, ce serait donner trop de valeur à cet objet maudit!
Je pourrai y déposer mon Amour, puisque c'est mon bien le plus précieux, mais il ne supporte pas l'enfermement. Mon coeur, peut être, mais il est déjà entre les mains de ma Cathy et c'est l'asile le plus sûr qui puisse exister. Que me reste-t-il qui justifie un tel isolement?
Puis, tout à coup, la lumière a surgi, j'ai trouvé ce qu'il me faut déposer en ce lieu inviolable, ma mauvaise humeur, mon irascible caractère et mon reste de colère, tous ces sentiments qui refusent de me quitter totalement. Mon regard, parfois encore assassin, en témoigne, il me reste de vieux démons dont j'ai du mal à me défaire, en quel lieu les rendrai je inaccessibles mieux qu'en ce coffre à double tour fermé, ensuite je n'aurai qu'à donner la clef à une personne de confiance, à quelqu'une qui sera heureuse de nous savoir débarrassés de ces sempiternelles et imprévisibles sautes d'humeur.
Voilà, ce sera, finalement, ma boîte de Pandore, Mon Aimée sera la gardienne de la clef et je peux lui faire confiance pour n'avoir, jamais plus, envie de voir ce coffre s'ouvrir.
Allez, éteignez votre ordinateur avant que je ne l'enferme dans mon coffre-fort, vous ne pourriez plus me lire et, avouez le, cela vous rendrai bien tristes, non? Bon, tant pis, j'aurai essayé!
Inscription à :
Articles (Atom)